Dis comme ça, cette phrase peut susciter l'incompréhension. Comment se fait-il qu'une institution aussi sérieuse que la banque centrale, peuplée des meilleurs économistes et statisticiens d'Europe, puisse faire semblant comme un enfant qui fait semblant d'être malade pour ne pas aller à l'école ?

Pourtant, selon beaucoup d'économistes, c'est la stricte vérité. Si Christine Lagarde, la présidente de la banque centrale européenne a tenu des propos plus durs et n'exclut plus une éventuelle hausse des taux d'intérêt, c'est bien entendu pour lutter contre l'inflation. La hausse des taux d'intérêt est en principe utilisée pour casser la fièvre inflationniste. En Belgique, cette inflation fait mal aux ménages et ce n'est pas l'indexation automatique des salaires qui compensera toutes ces hausses qu'on voit un peu partout en ce moment et qui viennent rogner notre pouvoir d'achat. Mais si Christine Lagarde fait semblant de vouloir augmenter les taux, ce n'est pas pour faire plaisir aux Belges, mais aux Allemands. En effet, la population allemande est inquiète de cette inflation à laquelle elle n'est pas habituée et, en plus, comme la population est vieillissante, donc constituée de beaucoup de retraités, ces personnes sont plus fragiles face à l'inflation, car elle érode encore plus leur pouvoir d'achat. Et comme l'Allemagne est le poids lourd de la zone euro, on fait semblant de lui donner des gages de rigueur. En réalité, la banque centrale européenne pense encore aujourd'hui que cette inflation est provisoire et qu'elle diminuera d'ici quelques mois. Ensuite, regardez autour de vous, l'inflation vient de la hausse du prix du gaz, de l'électricité, des matières premières et des pénuries de produits comme des biens d'ameublement de nos maisons. Dans ce dernier cas, ce n'est pas tellement qu'il n'y a pas assez de bateaux à conteneurs pour nous amener ces abris de jardin ou ces cuisines. C'est surtout parce que ces bateaux doivent parfois attendre un mois avant d'être déchargés notamment parce qu'il manque des chauffeurs de camion un peu partout dans le monde. Et donc, en quoi une hausse des taux d'intérêt pourrait résoudre ces problèmes de logistique ? En aucune façon. Autrement dit, la hausse des taux serait inutile.

De plus, vu la hauteur de nos dettes publiques en zone euro, et vu que l'Italie, la troisième économie de la zone euro ne peut pas se permettre des taux d'intérêt réels supérieurs à 2%, la banque centrale européenne sait qu'elle n'a aucune marge de manoeuvre. Et comme en plus, cette même banque centrale européenne veut réussir la transition énergétique, cette même transition nécessite des taux d'intérêt très bas, sans quoi tous ces projets de verdissement de notre économie ne seraient plus rentables.

Donc, oui, la hausse des taux dont parlent les médias est en partie bidon, car les taux d'intérêt réels c'est-à-dire les taux d'intérêt défalqués de l'inflation vont rester négatifs encore quelque temps.

Je ne suis pas sûr que ce soit un bon sujet pour votre diner de Saint-Valentin. Quoique. Après tout, la Saint Valentin, c'est aussi un peu d'inflation verbale, de l'inflation des sentiments.

Dis comme ça, cette phrase peut susciter l'incompréhension. Comment se fait-il qu'une institution aussi sérieuse que la banque centrale, peuplée des meilleurs économistes et statisticiens d'Europe, puisse faire semblant comme un enfant qui fait semblant d'être malade pour ne pas aller à l'école ? Pourtant, selon beaucoup d'économistes, c'est la stricte vérité. Si Christine Lagarde, la présidente de la banque centrale européenne a tenu des propos plus durs et n'exclut plus une éventuelle hausse des taux d'intérêt, c'est bien entendu pour lutter contre l'inflation. La hausse des taux d'intérêt est en principe utilisée pour casser la fièvre inflationniste. En Belgique, cette inflation fait mal aux ménages et ce n'est pas l'indexation automatique des salaires qui compensera toutes ces hausses qu'on voit un peu partout en ce moment et qui viennent rogner notre pouvoir d'achat. Mais si Christine Lagarde fait semblant de vouloir augmenter les taux, ce n'est pas pour faire plaisir aux Belges, mais aux Allemands. En effet, la population allemande est inquiète de cette inflation à laquelle elle n'est pas habituée et, en plus, comme la population est vieillissante, donc constituée de beaucoup de retraités, ces personnes sont plus fragiles face à l'inflation, car elle érode encore plus leur pouvoir d'achat. Et comme l'Allemagne est le poids lourd de la zone euro, on fait semblant de lui donner des gages de rigueur. En réalité, la banque centrale européenne pense encore aujourd'hui que cette inflation est provisoire et qu'elle diminuera d'ici quelques mois. Ensuite, regardez autour de vous, l'inflation vient de la hausse du prix du gaz, de l'électricité, des matières premières et des pénuries de produits comme des biens d'ameublement de nos maisons. Dans ce dernier cas, ce n'est pas tellement qu'il n'y a pas assez de bateaux à conteneurs pour nous amener ces abris de jardin ou ces cuisines. C'est surtout parce que ces bateaux doivent parfois attendre un mois avant d'être déchargés notamment parce qu'il manque des chauffeurs de camion un peu partout dans le monde. Et donc, en quoi une hausse des taux d'intérêt pourrait résoudre ces problèmes de logistique ? En aucune façon. Autrement dit, la hausse des taux serait inutile.De plus, vu la hauteur de nos dettes publiques en zone euro, et vu que l'Italie, la troisième économie de la zone euro ne peut pas se permettre des taux d'intérêt réels supérieurs à 2%, la banque centrale européenne sait qu'elle n'a aucune marge de manoeuvre. Et comme en plus, cette même banque centrale européenne veut réussir la transition énergétique, cette même transition nécessite des taux d'intérêt très bas, sans quoi tous ces projets de verdissement de notre économie ne seraient plus rentables.Donc, oui, la hausse des taux dont parlent les médias est en partie bidon, car les taux d'intérêt réels c'est-à-dire les taux d'intérêt défalqués de l'inflation vont rester négatifs encore quelque temps.Je ne suis pas sûr que ce soit un bon sujet pour votre diner de Saint-Valentin. Quoique. Après tout, la Saint Valentin, c'est aussi un peu d'inflation verbale, de l'inflation des sentiments.