Introduite le 1er janvier 2018, la prime bénéficiaire permet aux employeurs d'attribuer une partie ou la totalité du bénéfice de la société aux travailleurs. L'employeur ne doit payer aucune cotisation ONSS sur ce bonus, par ailleurs taxé avantageusement. Les obligations administratives restent également simples.

Selon Acerta, qui a analysé plus de 30.000 entreprises, une prime bénéficiaire a déjà été accordée par deux fois plus d'employeurs lors des 9 premiers mois de 2019, en comparaison avec l'ensemble de l'année 2018. Malgré cette évolution positive, le succès de la mesure reste mitigé car cela ne représente encore que 8 entreprises sur 1.000 en Belgique.

"La prime bénéficiaire peut être un montant fixe ou un pourcentage du salaire, mais l'un ou l'autre pour tous les travailleurs. Voilà une des raisons du succès encore relatif", analyse Acerta. "L'employeur décide certes indépendamment de l'octroi, mais il doit en principe traiter tous ses travailleurs de la même manière."

Les petites entreprises comptant moins de 20 travailleurs optent particulièrement pour la prime bénéficiaire: elles représentent 77% du total, devant les moyennes entreprises (19%) et les grandes (4%). Le montant moyen octroyé en 2019 atteint par ailleurs 1.585 euros par travailleur, similaire à celui versé en 2018.

La prime bénéficiaire est versée après la clôture annuelle, le plus souvent entre mars et juillet.

L'année dernière, elle avait été accordée par 738 entreprises à quelque 50.000 salariés, pour un montant total de 92,5 millions d'euros, avait annoncé le ministre des Finances Alexander De Croo.