"Ma conviction est que l'accord de majorité est clair, nous avons confirmé la fermeture du nucléaire moyennant la sécurité d'approvisionnement", a indiqué Zakia Khattabi dimanche, interrogée à ce sujet sur RTL-TVI. "Et de ce qu'on entend, les offres qui sont sur la table semblent répondre à ce critère-là." "Le débat sera clos quand le gouvernement aura pris la décision sur base du rapport que la ministre (de l'Énergie) Tinne Van der Straeten (Groen) va mettre sur la table."

Zakia Khattabi a indiqué vouloir travailler "en mettant sur la table des faits objectifs". Tout d'abord, "oui, c'est vrai, les centrales à gaz (destinées à assurer la transition entre le nucléaire et le renouvelable, ndlr) sont plus polluantes", a-t-elle admis. "Mais, deuxièmement, la comptabilité des émissions en matière de production énergétique se fait à une autre échelle que celle de la Belgique", a-t-elle ajouté. "C'est un calcul qui est fait à l'échelle européenne, dans le cadre d'un marché plafonné, et qui s'inscrit dans l'objectif de la décarbonation à l'horizon 2050. Le CRM (Mécanisme de Rémunération de Capacité) a été salué par l'Europe parce que Tinne Van der Straeten a fait inscrire cet objectif de décarbonation de ces centrales (au gaz). Tout cela est bien cadré. Donc, dire que la fermeture des centrales va faire exploser les émissions belges, ce n'est pas vrai."

La ministre a également été invitée à réagir aux propos tenus samedi dans La libre par François Hollande. L'ancien président français y déclarait que "Paul Magnette sera bien content que ses amis français continuent de défendre le nucléaire!". "Ce que M. Hollande ne dit pas, c'est que le rapport de la France au nucléaire est très différent", a répondu Zakia Khattabi, ajoutant ne pas vouloir s'immiscer dans un débat interne à la famille socialiste. "L'acteur gouvernemental français est un acteur en tant que tel dans la production d'énergie. Le positionnement géopolitique de la France est très différent et va au-delà de la question énergétique. La question du nucléaire c'est un vrai choix de société. Et la Belgique a fait le choix en 2003 de sortir du nucléaire; Et ceux qui plaident pour la prolongation n'ont rien fait toutes ces années où nous (Ecolo) n'étions pas là..."

Sur Twitter, le président du MR Georges-Louis Bouchez a contesté les propos tenus par Mme Khattabi. "Il manque juste 3,9 GW sur les 6,6 qu'Elia (gestionnaire du réseau, ndlr) devait trouver. C'est fou comme on peut raconter des choses inexactes et contraire à la vérité en politique"

Sur VTM, le Premier ministre Alexander De Croo s'est montré prudent, ne voulant pas encore préjuger de la discussion. "Nous prendrons la bonne décision au sein du gouvernement en toute tranquillité et avec tous les faits", a-t-il déclaré. "Mais jusqu'à ce que tous les faits soient sur la table, vous pouvez dire peu de choses significatives à ce sujet. Le rapport est maintenant en cours de finalisation, et la ministre de l'Énergie le fait de manière très réfléchie. Beaucoup de choses peuvent être dites en dehors du gouvernement. Mais ce qui compte le plus, c'est le travail avec les ministres autour de la table", a-t-il ajouté, en référence aux propos tenus par les présidents de partis. "Parfois, il y a des tensions, mais c'est mon rôle de trouver une solution. J'ai pu le faire ces dernières semaines, je suppose que cela fonctionnera également dans les semaines à venir."

"Ma conviction est que l'accord de majorité est clair, nous avons confirmé la fermeture du nucléaire moyennant la sécurité d'approvisionnement", a indiqué Zakia Khattabi dimanche, interrogée à ce sujet sur RTL-TVI. "Et de ce qu'on entend, les offres qui sont sur la table semblent répondre à ce critère-là." "Le débat sera clos quand le gouvernement aura pris la décision sur base du rapport que la ministre (de l'Énergie) Tinne Van der Straeten (Groen) va mettre sur la table."Zakia Khattabi a indiqué vouloir travailler "en mettant sur la table des faits objectifs". Tout d'abord, "oui, c'est vrai, les centrales à gaz (destinées à assurer la transition entre le nucléaire et le renouvelable, ndlr) sont plus polluantes", a-t-elle admis. "Mais, deuxièmement, la comptabilité des émissions en matière de production énergétique se fait à une autre échelle que celle de la Belgique", a-t-elle ajouté. "C'est un calcul qui est fait à l'échelle européenne, dans le cadre d'un marché plafonné, et qui s'inscrit dans l'objectif de la décarbonation à l'horizon 2050. Le CRM (Mécanisme de Rémunération de Capacité) a été salué par l'Europe parce que Tinne Van der Straeten a fait inscrire cet objectif de décarbonation de ces centrales (au gaz). Tout cela est bien cadré. Donc, dire que la fermeture des centrales va faire exploser les émissions belges, ce n'est pas vrai."La ministre a également été invitée à réagir aux propos tenus samedi dans La libre par François Hollande. L'ancien président français y déclarait que "Paul Magnette sera bien content que ses amis français continuent de défendre le nucléaire!". "Ce que M. Hollande ne dit pas, c'est que le rapport de la France au nucléaire est très différent", a répondu Zakia Khattabi, ajoutant ne pas vouloir s'immiscer dans un débat interne à la famille socialiste. "L'acteur gouvernemental français est un acteur en tant que tel dans la production d'énergie. Le positionnement géopolitique de la France est très différent et va au-delà de la question énergétique. La question du nucléaire c'est un vrai choix de société. Et la Belgique a fait le choix en 2003 de sortir du nucléaire; Et ceux qui plaident pour la prolongation n'ont rien fait toutes ces années où nous (Ecolo) n'étions pas là..."Sur Twitter, le président du MR Georges-Louis Bouchez a contesté les propos tenus par Mme Khattabi. "Il manque juste 3,9 GW sur les 6,6 qu'Elia (gestionnaire du réseau, ndlr) devait trouver. C'est fou comme on peut raconter des choses inexactes et contraire à la vérité en politique"Sur VTM, le Premier ministre Alexander De Croo s'est montré prudent, ne voulant pas encore préjuger de la discussion. "Nous prendrons la bonne décision au sein du gouvernement en toute tranquillité et avec tous les faits", a-t-il déclaré. "Mais jusqu'à ce que tous les faits soient sur la table, vous pouvez dire peu de choses significatives à ce sujet. Le rapport est maintenant en cours de finalisation, et la ministre de l'Énergie le fait de manière très réfléchie. Beaucoup de choses peuvent être dites en dehors du gouvernement. Mais ce qui compte le plus, c'est le travail avec les ministres autour de la table", a-t-il ajouté, en référence aux propos tenus par les présidents de partis. "Parfois, il y a des tensions, mais c'est mon rôle de trouver une solution. J'ai pu le faire ces dernières semaines, je suppose que cela fonctionnera également dans les semaines à venir."