"Aujourd'hui ce qu'il faut peser, c'est bien sûr toutes les raisons morales, politiques, qui pousseraient vers de nouvelles sanctions vis-à-vis de la Russie et puis l'impact massif qu'aurait sur l'économie européenne un arrêt des importations de gaz russe", a-t-il dit sur Radio Classique. "Si les importations de gaz russe cessaient, nous serions probablement capables d'en remplacer à peu près la moitié mais le reste, à très court terme, devrait être réalisé, obtenu, compensé par une réduction des consommations et particulièrement dans les secteurs industriels", a indiqué le président du géant français de l'énergie.

"L'impact sur l'économie européenne, pas dans les prochains mois mais lors de l'hiver prochain, serait très significatif", a insisté M. Clamadieu.

L'Union européenne examine un cinquième ensemble de sanctions qui, pour la première fois, comporte des mesures dans le secteur de l'énergie avec un embargo sur les achats de charbon à la Russie. La gaz n'est toutefois à ce stade pas concerné. L'Allemagne en particulier, très dépendante de ses importations venues de Russie, s'y oppose fermement.

L'enjeu est de pouvoir reconstituer les stocks de gaz - remplis à environ 20% actuellement en France - pour l'hiver prochain. "Je pense que d'ici probablement à la semaine prochaine, nous serons de manière durable dans une situation dans laquelle nous préparons le prochain hiver en faisant entrer du gaz dans nos stockages", en fonction de la météo, a précisé M. Clamadieu. "Au mois d'avril nous aurons des arrivées record de bateaux en Europe" transportant du gaz naturel liquéfié (GNL), a-t-il prédit.

Moscou a par ailleurs menacé de couper l'approvisionnement en gaz aux pays "inamicaux" qui refuseraient de payer en roubles. "Pour l'instant nous continuons à mettre des euros sur les comptes de Gazprombank et nous continuons à recevoir du gaz russe, donc c'est un sujet qui est plus technique que ce qu'on a pu penser après les déclarations de tel ou tel", a assuré M. Clamadieu.

"Aujourd'hui ce qu'il faut peser, c'est bien sûr toutes les raisons morales, politiques, qui pousseraient vers de nouvelles sanctions vis-à-vis de la Russie et puis l'impact massif qu'aurait sur l'économie européenne un arrêt des importations de gaz russe", a-t-il dit sur Radio Classique. "Si les importations de gaz russe cessaient, nous serions probablement capables d'en remplacer à peu près la moitié mais le reste, à très court terme, devrait être réalisé, obtenu, compensé par une réduction des consommations et particulièrement dans les secteurs industriels", a indiqué le président du géant français de l'énergie."L'impact sur l'économie européenne, pas dans les prochains mois mais lors de l'hiver prochain, serait très significatif", a insisté M. Clamadieu.L'Union européenne examine un cinquième ensemble de sanctions qui, pour la première fois, comporte des mesures dans le secteur de l'énergie avec un embargo sur les achats de charbon à la Russie. La gaz n'est toutefois à ce stade pas concerné. L'Allemagne en particulier, très dépendante de ses importations venues de Russie, s'y oppose fermement.L'enjeu est de pouvoir reconstituer les stocks de gaz - remplis à environ 20% actuellement en France - pour l'hiver prochain. "Je pense que d'ici probablement à la semaine prochaine, nous serons de manière durable dans une situation dans laquelle nous préparons le prochain hiver en faisant entrer du gaz dans nos stockages", en fonction de la météo, a précisé M. Clamadieu. "Au mois d'avril nous aurons des arrivées record de bateaux en Europe" transportant du gaz naturel liquéfié (GNL), a-t-il prédit.Moscou a par ailleurs menacé de couper l'approvisionnement en gaz aux pays "inamicaux" qui refuseraient de payer en roubles. "Pour l'instant nous continuons à mettre des euros sur les comptes de Gazprombank et nous continuons à recevoir du gaz russe, donc c'est un sujet qui est plus technique que ce qu'on a pu penser après les déclarations de tel ou tel", a assuré M. Clamadieu.