Manque de personnel, augmentation du stress, formation insuffisante, problèmes informatiques... la situation n'est guère idyllique au SPF Finances, comme le pointait encore un sondage réalisé par le syndicat UNSP-Secteur Finances, qui n'hésitait pas à parler d'un "profond malaise" dans cette administration.

Le front commun syndical avait sollicité fin 2018 une entrevue avec le nouveau ministre des Finances, Alexander De Croo. La première réunion s'était tenue le 8 janvier. Si elle avait été qualifiée de "constructive" par les syndicats, le retour du ministre - qu'il avait promis endéans le mois et demi - se faisait trop attendre à leurs yeux. M. De Croo a dès lors été réinterpellé début avril. "Entre-temps, de nouveaux problèmes sont apparus", souligne le front commun.

Une nouvelle réunion a été organisée le 30 avril entre le ministre, le président du comité de direction et les représentants du personnel. "Il ressort de cette rencontre que le gouvernement a décidé... de ne rien décider et refile la patate chaude au président du comité de direction du SPF Finances", rapporte le front commun.

Mais entre-temps, "la pénurie de personnel s'intensifie", "la demande d'un recrutement exceptionnel pour résorber le retard conséquent n'est pas rencontrée" et "le ministre ne se prononce pas au sujet des importantes réorganisations structurelles à la douane et à la logistique", dénoncent les syndicats.

La nouvelle réunion, en l'absence du ministre donc, se tiendra ce mardi. "Le front commun syndical exige des actes et non plus des promesses" ainsi qu'un moratoire sur les réformes actuelles "tant que celle-ci n'auront pas montré toutes leurs utilités". A défaut, le front commun prévient qu'il "ne pourra garantir la paix sociale au sein du SPF Finances".