"Il n'y a pas que le remplacement des F-16. On parle ici de trois programmes d'achats militaires en suspens depuis des mois", a-t-il ajouté en affirmant que "la décision du gouvernement fédéral rassure plusieurs secteurs importants de notre économie et de notre industrie (aérospatial, force terrestre, génie mécanique, ...)" Plusieurs voix s'étaient pourtant faites entendre, récemment, pour s'inquiéter des conséquences du choix fédéral en Wallonie.

"Nous ne savons rien des retours industriels mais nous savons que ce sera en tout cas nettement moins qu'avec le F-16, et probablement nettement moins qu'avec l'Eurofighter et le Rafale", avait ainsi souligné le député fédéral George Dallemagne (cdH), évoquant une "catastrophe pour la souveraineté stratégique de l'Union européenne et pour l'industrie de la Défense européenne et wallonne".

"Au niveau wallon, nous allons continuer à être attentifs et à travailler avec le fédéral pour que notre tissu industriel puisse bénéficier de l'effet levier d'un tel contrat, que ce soit en termes d'investissement, de création d'emplois ou encore de recherche et développement", a pour sa part rassuré Pierre-Yves Jeholet.