Rappelons que la Chine a un très faible taux de vaccination et que les vaccins chinois ne sont pas très efficaces. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder le nombre de décès et d'hospitalisations et de comparer ces chiffres avec ceux obtenus dans les pays qui disposent des vaccins occidentaux. Pourtant, malgré des preuves criantes, le gouvernement chinois, par chauvinisme économique, ne les autorise toujours pas en Chine. Selon Le Financial Times, une firme américaine comme Moderna a tout simplement renoncé à vendre son vaccin en Chine parce que les autorités locales lui imposaient de céder son savoir-faire technologique à un industriel local. Mais en quoi ce patriotisme économique chinois vous concerne-t-il ? Il se trouve que, comme le rappelle Marc Fiorentino dans son excellente lettre d'information, le président chinois est aujourd'hui face à un dilemme. Et la manière dont le président chinois va le résoudre va avoir un impact direct et quasi immédiat sur le niveau de notre propre inflation.

Jusqu'ici le président chinois s'est montré inflexible avec sa politique de zéro-covid. Soit, dès qu'il y avait un cas de covid, il bouclait des villes entières pendant des semaines ou des mois. Pas anodin lorsqu'on sait qu'une ville en Chine, c'est tout de suite la taille de notre petite Belgique. Cette politique zéro-covid a fortement nourri notre inflation. Elle a entraîné le bouclage de zones économiques entières et provoqué des pénuries et des ruptures de stock, ici, en Europe. Si votre nouvel iPhone arrive en retard pour les fêtes de fin d'année, c'est à cause de ça et de rien d'autre.

Voilà pour l'aspect négatif. Il y a, en revanche, aussi un aspect positif à cette politique de zéro-covid. L'inflation serait aujourd'hui encore plus haute si la machine économique chinoise avait tourné à plein régime en 2022. Depuis qu'il a été réélu en octobre dernier, le président chinois a cependant assoupli sa politique de zéro-covid. Si cela a fait grimpé la Bourse, cela a aussi apporté quelques questionnements. Il n'aura ainsi pas fallu longtemps pour avoir le premier mort du covid depuis 6 mois. D'autres ont suivi et bien d'autres suivront encore. C'est, hélas, inéluctable et, comme le précise Marc Fiorentino, le système hospitalier chinois risque d'être totalement débordé. Est-ce que cela va pousser le président réélu à revenir à son ancienne politique de zéro-covid ou, on contraire, ces morts seront-ils le prix à payer pour relancer la machine économique de son pays ?

De façon cynique, on doit reconnaitre que l'économie mondiale a besoin que la croissance chinoise prenne le relais des économies occidentales qui, elles, sont en récession ou vont bientôt l'être. L'intérêt des Européens et des Américains serait donc que le président chinois laisse le virus se propager et laisse tomber les confinements. Cela permettrait d'éviter un nouveau chaos sur les circuits d'approvisionnement et un nouveau ralentissement économique. Il s'agit là d'un point de vue purement économique et donc horriblement cynique. Il va de soi que je ne le partage pas et ne le partagerai jamais, mais il amène tout de même à se poser une autre question: est-ce l'économie ou la politique qui est cynique ?

Prenons l'exemple de la guerre en Ukraine. N'est-ce pas d'abord en raison de la folie des grandeurs de Poutine ? Si votre réponse est oui, c'est la politique qui est cynique. Si la Chine risque aujourd'hui d'avoir beaucoup de morts du covid, n'est-ce pas aussi en raison du chauvinisme politique de son gouvernement qui refuse les vaccins occidentaux ? La encore, si votre réponse est oui, il s'agit aussi et d'abord de politique. Ce qui m'amène à une dernière question: est-ce l'économie qui tue le plus ou est-ce la politique ?

Rappelons que la Chine a un très faible taux de vaccination et que les vaccins chinois ne sont pas très efficaces. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder le nombre de décès et d'hospitalisations et de comparer ces chiffres avec ceux obtenus dans les pays qui disposent des vaccins occidentaux. Pourtant, malgré des preuves criantes, le gouvernement chinois, par chauvinisme économique, ne les autorise toujours pas en Chine. Selon Le Financial Times, une firme américaine comme Moderna a tout simplement renoncé à vendre son vaccin en Chine parce que les autorités locales lui imposaient de céder son savoir-faire technologique à un industriel local. Mais en quoi ce patriotisme économique chinois vous concerne-t-il ? Il se trouve que, comme le rappelle Marc Fiorentino dans son excellente lettre d'information, le président chinois est aujourd'hui face à un dilemme. Et la manière dont le président chinois va le résoudre va avoir un impact direct et quasi immédiat sur le niveau de notre propre inflation. Jusqu'ici le président chinois s'est montré inflexible avec sa politique de zéro-covid. Soit, dès qu'il y avait un cas de covid, il bouclait des villes entières pendant des semaines ou des mois. Pas anodin lorsqu'on sait qu'une ville en Chine, c'est tout de suite la taille de notre petite Belgique. Cette politique zéro-covid a fortement nourri notre inflation. Elle a entraîné le bouclage de zones économiques entières et provoqué des pénuries et des ruptures de stock, ici, en Europe. Si votre nouvel iPhone arrive en retard pour les fêtes de fin d'année, c'est à cause de ça et de rien d'autre. Voilà pour l'aspect négatif. Il y a, en revanche, aussi un aspect positif à cette politique de zéro-covid. L'inflation serait aujourd'hui encore plus haute si la machine économique chinoise avait tourné à plein régime en 2022. Depuis qu'il a été réélu en octobre dernier, le président chinois a cependant assoupli sa politique de zéro-covid. Si cela a fait grimpé la Bourse, cela a aussi apporté quelques questionnements. Il n'aura ainsi pas fallu longtemps pour avoir le premier mort du covid depuis 6 mois. D'autres ont suivi et bien d'autres suivront encore. C'est, hélas, inéluctable et, comme le précise Marc Fiorentino, le système hospitalier chinois risque d'être totalement débordé. Est-ce que cela va pousser le président réélu à revenir à son ancienne politique de zéro-covid ou, on contraire, ces morts seront-ils le prix à payer pour relancer la machine économique de son pays ? De façon cynique, on doit reconnaitre que l'économie mondiale a besoin que la croissance chinoise prenne le relais des économies occidentales qui, elles, sont en récession ou vont bientôt l'être. L'intérêt des Européens et des Américains serait donc que le président chinois laisse le virus se propager et laisse tomber les confinements. Cela permettrait d'éviter un nouveau chaos sur les circuits d'approvisionnement et un nouveau ralentissement économique. Il s'agit là d'un point de vue purement économique et donc horriblement cynique. Il va de soi que je ne le partage pas et ne le partagerai jamais, mais il amène tout de même à se poser une autre question: est-ce l'économie ou la politique qui est cynique ? Prenons l'exemple de la guerre en Ukraine. N'est-ce pas d'abord en raison de la folie des grandeurs de Poutine ? Si votre réponse est oui, c'est la politique qui est cynique. Si la Chine risque aujourd'hui d'avoir beaucoup de morts du covid, n'est-ce pas aussi en raison du chauvinisme politique de son gouvernement qui refuse les vaccins occidentaux ? La encore, si votre réponse est oui, il s'agit aussi et d'abord de politique. Ce qui m'amène à une dernière question: est-ce l'économie qui tue le plus ou est-ce la politique ?