Les chefs des gouvernements tchèque, hongrois, polonais et slovaque se sont retrouvés dans un château à Lednice, dans le sud-est de la République tchèque, pour la première rencontre physique à ce niveau depuis le début de la pandémie.

Ils portaient des gants pour se serrer les mains et se sont exprimés avec des masques de protection au cours de la conférence de presse finale mais ont eu du mal à respecter à tout moment les deux mètres de distance entre eux.

Le Conseil européen doit organiser le 19 juin, cette fois en visio-conférence, une réunion sur ce fonds de relance, le plus important de l'histoire de l'UE.

"Nous voulons ensemble faire savoir que nous estimons que le partage de ce fonds devra être équitable", a déclaré le Premier ministre slovaque Igor Matovic.

"Nous devons éviter une situation dans laquelle un pays avec à peu près la même population et à peu près le même PIB par habitant situé dans le sud de l'Europe profitera beaucoup plus de ce plan qu'un pays d'Europe centrale", a-t-il lancé.

Le chef du gouvernement hongrois Viktor Orban, très critique envers l'Union européenne, a pour sa part déclaré que le fonds de relance était "philosophiquement bien éloigné de ce que les Hongrois pensent du monde (...) Les Hongrois estiment qu'il faut d'abord gagner de l'argent, pour pouvoir le dépenser".

Il a toutefois admis que l'UE avait besoin de "solutions exceptionnelles, dans une situation exceptionnelle (...) Nous sommes prêts à l'accepter, nous avons une attitude positive envers cette initiative, mais il faut encore travailler dessus", a-t-il dit.

La Pologne a récemment connu une augmentation du nombre des cas de Covid-19, mais les trois autres pays ont réussi à contenir le virus.

- Pas de quotas de migrants -

Le fonds de relance proposé par la Commission européenne, qui serait financé par des emprunts émis par l'exécutif européen au nom de l'UE, serait une grande première, mais les négociations s'annoncent difficiles.

Le Premier ministre tchèque Andrej Babis, dont le pays assume la présidence tournante du V4, a émis des réserves sur ce plan, considérant qu'il favorisait les pays membres enclins à accumuler une dette publique excessive, comme l'Italie et l'Espagne.

"Les critères de ce fonds de relance sont cousus sur mesure pour les pays qui n'ont pas été très responsables sur le plan de la dette, de la discipline budgétaire ou du chômage", a déclaré M. Babis à la presse, à l'issue des entretiens avec son homologue slovaque Igor Matovic, plus conciliant, la semaine dernière.

Seront aussi discutés le budget de l'UE pour 2021-2027, l'ouverture des frontières et le tourisme, ainsi que les migrations.

La semaine dernière, les ministres de l'Intérieur du V4 ainsi que leurs homologues d'Estonie, de Lettonie et de Slovénie ont envoyé une lettre commune à Bruxelles dans laquelle ils rejettent l'idée des quotas obligatoires pour la relocalisation des migrants.

"Nous avons clairement dit que nous offrions toute sorte d'aide pour protéger les frontières extérieures de l'UE, mais nous rejetons fondamentalement les relocalisations obligatoires", a déclaré le ministre tchèque de l'Intérieur, Jan Hamacek.

Selon lui, l'Autriche et le Danemark ont également rejoint l'initiative, envoyant des lettres séparées à Bruxelles, au moment où la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, travaille sur une nouvelle politique sur le droit d'asile et les migrations pour l'UE.

"Je suis heureux qu'après l'expérience du précédent débat sur les quotas, nous ayons constitué une forte coalition de pays qui les rejettent", a ajouté M. Hamacek.

Les chefs des gouvernements tchèque, hongrois, polonais et slovaque se sont retrouvés dans un château à Lednice, dans le sud-est de la République tchèque, pour la première rencontre physique à ce niveau depuis le début de la pandémie.Ils portaient des gants pour se serrer les mains et se sont exprimés avec des masques de protection au cours de la conférence de presse finale mais ont eu du mal à respecter à tout moment les deux mètres de distance entre eux. Le Conseil européen doit organiser le 19 juin, cette fois en visio-conférence, une réunion sur ce fonds de relance, le plus important de l'histoire de l'UE. "Nous voulons ensemble faire savoir que nous estimons que le partage de ce fonds devra être équitable", a déclaré le Premier ministre slovaque Igor Matovic. "Nous devons éviter une situation dans laquelle un pays avec à peu près la même population et à peu près le même PIB par habitant situé dans le sud de l'Europe profitera beaucoup plus de ce plan qu'un pays d'Europe centrale", a-t-il lancé. Le chef du gouvernement hongrois Viktor Orban, très critique envers l'Union européenne, a pour sa part déclaré que le fonds de relance était "philosophiquement bien éloigné de ce que les Hongrois pensent du monde (...) Les Hongrois estiment qu'il faut d'abord gagner de l'argent, pour pouvoir le dépenser". Il a toutefois admis que l'UE avait besoin de "solutions exceptionnelles, dans une situation exceptionnelle (...) Nous sommes prêts à l'accepter, nous avons une attitude positive envers cette initiative, mais il faut encore travailler dessus", a-t-il dit. La Pologne a récemment connu une augmentation du nombre des cas de Covid-19, mais les trois autres pays ont réussi à contenir le virus.- Pas de quotas de migrants -Le fonds de relance proposé par la Commission européenne, qui serait financé par des emprunts émis par l'exécutif européen au nom de l'UE, serait une grande première, mais les négociations s'annoncent difficiles.Le Premier ministre tchèque Andrej Babis, dont le pays assume la présidence tournante du V4, a émis des réserves sur ce plan, considérant qu'il favorisait les pays membres enclins à accumuler une dette publique excessive, comme l'Italie et l'Espagne."Les critères de ce fonds de relance sont cousus sur mesure pour les pays qui n'ont pas été très responsables sur le plan de la dette, de la discipline budgétaire ou du chômage", a déclaré M. Babis à la presse, à l'issue des entretiens avec son homologue slovaque Igor Matovic, plus conciliant, la semaine dernière.Seront aussi discutés le budget de l'UE pour 2021-2027, l'ouverture des frontières et le tourisme, ainsi que les migrations. La semaine dernière, les ministres de l'Intérieur du V4 ainsi que leurs homologues d'Estonie, de Lettonie et de Slovénie ont envoyé une lettre commune à Bruxelles dans laquelle ils rejettent l'idée des quotas obligatoires pour la relocalisation des migrants."Nous avons clairement dit que nous offrions toute sorte d'aide pour protéger les frontières extérieures de l'UE, mais nous rejetons fondamentalement les relocalisations obligatoires", a déclaré le ministre tchèque de l'Intérieur, Jan Hamacek.Selon lui, l'Autriche et le Danemark ont également rejoint l'initiative, envoyant des lettres séparées à Bruxelles, au moment où la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, travaille sur une nouvelle politique sur le droit d'asile et les migrations pour l'UE."Je suis heureux qu'après l'expérience du précédent débat sur les quotas, nous ayons constitué une forte coalition de pays qui les rejettent", a ajouté M. Hamacek.