Dans son bureau avec vue sur le port de Trieste, Zeno D'Agostino prend le temps de contempler l'un des plus gros yachts du monde glissant vers le large. Puis, poliment mais fermement, il s'emploie très vite à tordre le cou à quelques idées reçues. Non, les Chinois n'ont pas sorti le carnet de chèques ici. Non, l'accord-cadre signé par son gouvernement avec la Chine n'est pas le prélude à une prise de contrôle de Pékin dans la région. Non, le terminal qui est en train de sortir de terre n'est pas inondé de liquidités chinoises. Le président de l'autorité portuaire de la ville, qui supervise une stratégie de relance, est visiblement rodé : " En ce moment, tout le monde nous parle de la Chine... "
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