C'est une piste qu'a justement avancée Alexander De Croo jeudi, évoquant à la Chambre des plafonnements sur le marché de gros du gaz naturel, pour empêcher les transactions au-delà d'une certaine limite.

On sait que selon le principe du "merit order" des unités de production d'énergie, le coût de l'électricité en Europe est étroitement lié aux prix du gaz et du charbon quand la demande nécessite de multiplier les unités de production (au-delà du renouvelable et du nucléaire). C'est pour cela que la France avait appelé l'année dernière à "découpler" les prix du gaz et de l'électricité, face au boom de la demande liée à la reprise économique après les confinements. Le conflit en Ukraine n'a fait que rajouter de l'inquiétude quant à l'approvisionnement en gaz naturel, pour lequel l'UE dépend à environ 40% de la Russie (38,1% en 2020).

"À court terme, nous devons gérer les prix élevés de l'énergie et préparer l'hiver prochain", indique Ursula von der Leyen. Dans une série de schémas, l'Allemande évoque pour les prix de l'électricité la possibilité pour les États de fixer temporairement des prix de détail pour les ménages et les petites entreprises, et de taxer les bénéfices exceptionnels des producteurs. La Commission va aussi mettre sur la table un cadre temporaire "de crise", permettant plus largement les aides d'État à l'industrie pour faire face aux coûts de l'énergie et aux conséquences de la guerre en Ukraine. Un projet en ce sens a été envoyé jeudi aux États membres, pour consultation.

La Commission avait déjà indiqué cette semaine qu'elle proposerait avant avril une politique européenne de stockage de gaz, imposant d'avoir les réserves souterraines remplies à au moins 90% pour le 1er octobre de chaque année. Elle a aussi mis sur la table, sous le titre "REPOwerEU", un ensemble de mesures qui permettraient selon elle de réduire la demande européenne en gaz russe de deux tiers d'ici à la fin de cette année. Cela comprend une diversification des fournisseurs de gaz, ce que la Commission a déjà commencé à faire en misant sur le GNL. Mais cela passera essentiellement par une réduction drastique de l'utilisation de combustibles fossiles.

"Pour une fois, climat et géopolitique vont main dans la main", avait commenté Josep Borrell à son arrivée à Versailles jeudi.

C'est une piste qu'a justement avancée Alexander De Croo jeudi, évoquant à la Chambre des plafonnements sur le marché de gros du gaz naturel, pour empêcher les transactions au-delà d'une certaine limite. On sait que selon le principe du "merit order" des unités de production d'énergie, le coût de l'électricité en Europe est étroitement lié aux prix du gaz et du charbon quand la demande nécessite de multiplier les unités de production (au-delà du renouvelable et du nucléaire). C'est pour cela que la France avait appelé l'année dernière à "découpler" les prix du gaz et de l'électricité, face au boom de la demande liée à la reprise économique après les confinements. Le conflit en Ukraine n'a fait que rajouter de l'inquiétude quant à l'approvisionnement en gaz naturel, pour lequel l'UE dépend à environ 40% de la Russie (38,1% en 2020). "À court terme, nous devons gérer les prix élevés de l'énergie et préparer l'hiver prochain", indique Ursula von der Leyen. Dans une série de schémas, l'Allemande évoque pour les prix de l'électricité la possibilité pour les États de fixer temporairement des prix de détail pour les ménages et les petites entreprises, et de taxer les bénéfices exceptionnels des producteurs. La Commission va aussi mettre sur la table un cadre temporaire "de crise", permettant plus largement les aides d'État à l'industrie pour faire face aux coûts de l'énergie et aux conséquences de la guerre en Ukraine. Un projet en ce sens a été envoyé jeudi aux États membres, pour consultation. La Commission avait déjà indiqué cette semaine qu'elle proposerait avant avril une politique européenne de stockage de gaz, imposant d'avoir les réserves souterraines remplies à au moins 90% pour le 1er octobre de chaque année. Elle a aussi mis sur la table, sous le titre "REPOwerEU", un ensemble de mesures qui permettraient selon elle de réduire la demande européenne en gaz russe de deux tiers d'ici à la fin de cette année. Cela comprend une diversification des fournisseurs de gaz, ce que la Commission a déjà commencé à faire en misant sur le GNL. Mais cela passera essentiellement par une réduction drastique de l'utilisation de combustibles fossiles. "Pour une fois, climat et géopolitique vont main dans la main", avait commenté Josep Borrell à son arrivée à Versailles jeudi.