Si vous écoutez cette modeste chronique économique de chez vous ou au bureau, c'est que vous n'êtes pas à Davos, cette fameuse station suisse de ski où se réunissent aujourd'hui les femmes et les hommes les plus puissants du monde. Rassurez-vous, vous n'avez rien perdu à ne pas faire partie du gratin mondial ! D'abord, parce que la vraie élégance, c'est celle de l'esprit, ensuite, parce que tout ce qui se passe au Forum de Davos est largement relaté par les médias. Bref, s'il y une info intéressante à glaner, elle sera immédiatement connue.

Je pense en toute sincérité que nous n'avons rien raté en n'allant pas à ce rendez-vous de l'élite mondiale. La meilleure preuve est que le Forum de Davos a décrété que les inégalités de revenus sont résolues ; c'est fini, ce n'est plus un problème. Etonnant mais c'est comme cela... Comme chaque année, on demande aux participants de ce Forum quels sont d'après eux les principaux risques menaçant le monde. Le résultat est que, si les inégalités de revenus faisaient partie de la liste, c'était même la menace numéro 1, aujourd'hui cette menace a disparu de la liste des 30 risques mondiaux. L'élite mondiale a donc décidé, comme par enchantement, que les inégalités de revenus n'étaient plus un problème. C'est formidable, quelle préscience, quelle analyse remarquable !

En revanche, depuis que ce rapport existe (c'est-à-dire depuis 14 ans), le risque climatique occupe les 5 premières places des menaces les plus dangereuses. On pourra se consoler, surtout Greta Thunberg, de voir qu'enfin les risques environnementaux sont pris au sérieux par le gratin mondial. J'utilise cette expression à dessein, car l'agence financière Bloomberg a calculé qu'à Davos, on dénombre 119 milliardaires sur les 2.500 participants en ce moment. Or, ce qui est intéressant de noter, c'est qu'une étude universitaire vient de démontrer que les citoyens les plus riches ont 15 fois plus d'influence sur les politiques menées par un pays qu'un citoyen normal (c'est-à-dire comme nous autres simples mortels).

A priori, on pourrait se dire que grâce à Davos, le climat va enfin être pris au sérieux par les politiques ; cela serait l'idéal, mais c'est un rêve. Pourquoi ? Parce que l'élite de Davos a deux défauts : elle s'est toujours plantée, les participants au Forum de Davos n'ont pas vu arriver l'élection de Donald Trump, ou la crise de 2008, ni d'ailleurs la crise de l'Asie. En terme de prévision, c'est 119 milliardaires mais avec une note de 0 sur 20. Et puis, toutes les grandes résolutions prises dans ce Forum de Davos n'ont jamais été suivies d'effet...

Bref, au final, c'est un barnum médiatique pour les puissants de ce monde dont la seule utilité est de leur permettre de faire du réseautage. En clair, de rencontrer en un seul endroit leurs clients, leurs banquiers, leurs fournisseurs, leurs actionnaires, leurs rivaux et les dirigeants politiques des pays dans lesquels ils sont implantés. Autrement dit, à Davos, on rencontre tout le monde, on apprend plein de choses, sauf la vérité...

Si vous écoutez cette modeste chronique économique de chez vous ou au bureau, c'est que vous n'êtes pas à Davos, cette fameuse station suisse de ski où se réunissent aujourd'hui les femmes et les hommes les plus puissants du monde. Rassurez-vous, vous n'avez rien perdu à ne pas faire partie du gratin mondial ! D'abord, parce que la vraie élégance, c'est celle de l'esprit, ensuite, parce que tout ce qui se passe au Forum de Davos est largement relaté par les médias. Bref, s'il y une info intéressante à glaner, elle sera immédiatement connue.Je pense en toute sincérité que nous n'avons rien raté en n'allant pas à ce rendez-vous de l'élite mondiale. La meilleure preuve est que le Forum de Davos a décrété que les inégalités de revenus sont résolues ; c'est fini, ce n'est plus un problème. Etonnant mais c'est comme cela... Comme chaque année, on demande aux participants de ce Forum quels sont d'après eux les principaux risques menaçant le monde. Le résultat est que, si les inégalités de revenus faisaient partie de la liste, c'était même la menace numéro 1, aujourd'hui cette menace a disparu de la liste des 30 risques mondiaux. L'élite mondiale a donc décidé, comme par enchantement, que les inégalités de revenus n'étaient plus un problème. C'est formidable, quelle préscience, quelle analyse remarquable !En revanche, depuis que ce rapport existe (c'est-à-dire depuis 14 ans), le risque climatique occupe les 5 premières places des menaces les plus dangereuses. On pourra se consoler, surtout Greta Thunberg, de voir qu'enfin les risques environnementaux sont pris au sérieux par le gratin mondial. J'utilise cette expression à dessein, car l'agence financière Bloomberg a calculé qu'à Davos, on dénombre 119 milliardaires sur les 2.500 participants en ce moment. Or, ce qui est intéressant de noter, c'est qu'une étude universitaire vient de démontrer que les citoyens les plus riches ont 15 fois plus d'influence sur les politiques menées par un pays qu'un citoyen normal (c'est-à-dire comme nous autres simples mortels).A priori, on pourrait se dire que grâce à Davos, le climat va enfin être pris au sérieux par les politiques ; cela serait l'idéal, mais c'est un rêve. Pourquoi ? Parce que l'élite de Davos a deux défauts : elle s'est toujours plantée, les participants au Forum de Davos n'ont pas vu arriver l'élection de Donald Trump, ou la crise de 2008, ni d'ailleurs la crise de l'Asie. En terme de prévision, c'est 119 milliardaires mais avec une note de 0 sur 20. Et puis, toutes les grandes résolutions prises dans ce Forum de Davos n'ont jamais été suivies d'effet...Bref, au final, c'est un barnum médiatique pour les puissants de ce monde dont la seule utilité est de leur permettre de faire du réseautage. En clair, de rencontrer en un seul endroit leurs clients, leurs banquiers, leurs fournisseurs, leurs actionnaires, leurs rivaux et les dirigeants politiques des pays dans lesquels ils sont implantés. Autrement dit, à Davos, on rencontre tout le monde, on apprend plein de choses, sauf la vérité...