Selon leur analyse, le pouvoir d'achat des pensionnés et des chômeurs n'a que peu profité des mesures prises par le gouvernement sortant, voire en a souffert pour les personnes à faible retraite. "Cette étude va totalement à l'encontre de toutes les analyses et de tous les chiffres dont nous disposons", clame également Daniel Bacquelaine, ministre des Pensions, criant à la "désinformation".

D'après le ministre De Croo, l'étude est donc erronée en ce qui concerne le pouvoir d'achat des pensionnés. L'analyse ne tiendrait, selon lui, pas compte de la dernière répartition de l'enveloppe bien-être (2019-2020). Dans leur analyse, les économistes ne se concentreraient pas non plus sur les mesures ciblant les petites retraites, contrairement au gouvernement. Il en résulte donc un biais, affirme M. De Croo.

"Les chiffres démontrent que les pensions ont augmenté"

"Dans l'enveloppe bien-être 2015-2020, un focus particulier avait été fait sur les pensions les plus basses, qui ont donc connu une hausse de 4%. La pension minimum pour un travailleur doté d'une carrière complète a en moyenne augmenté de 130 euros par mois, celle des indépendants de 190 euros mensuels."

"Il faut cesser de raconter n'importe quoi", estime M. Bacquelaine. "La réalité des chiffres démontre à suffisance que les pensions ont augmenté considérablement sous cette législature et, en particulier, les pensions les plus faibles." Le ministre MR affirme que les pensions minimums ont été augmentées à six reprises sous le gouvernement Michel.

Les autres pans de l'étude sous par contre appréciés par la ministre du Budget, Sophie Wilmès. "Cette étude confirme que c'est bien l'ensemble des travailleurs qui ont bénéficié des effets de la politique du gouvernement fédéral. (...) C'est ça aussi, encourager le travail."