Un an après avoir accueilli M. Poutine en Inde et lui avoir apporté un soutien économique et diplomatique en pleine crise ukrainienne, Narendra Modi a qualifié ses discussions avec le président russe de "formidables" et "très productives".

"Lorsque je regarde le futur, je vois en la Russie un partenaire important pour la transformation économique de l'Inde et pour la création d'un monde équilibré, stable et multipolaire", a-t-il déclaré, à l'issue de deux jours de visite.

Il a assuré que ces entretiens avaient donné une "nouvelle direction" et une "impulsion supplémentaire" au partenariat stratégique privilégié entre les deux pays, considérés comme des alliés proches depuis les années 1950 et qui collaborent déjà au sein des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) et de plusieurs autres organisations régionales.

Au moment où s'esquisse un rapprochement entre la Russie et les Occidentaux concernant la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique en Syrie, Moscou et New Delhi "sont convaincus qu'il est dans l'intérêt de la communauté internationale de former une large coalition" contre le terrorisme, a martelé M. Poutine.

Sur le plan économique, les deux pays cherchent à renforcer leurs échanges commerciaux qui ont reculé ces derniers mois, ce que M. Poutine a mis sur le compte de la baisse des prix de l'énergie et de la conjoncture mondiale.

Au total, a indiqué le président russe, les deux pays se sont mis d'accord sur des investissements communs représentant un milliard de dollars. Il est cependant davantage question de poursuivre les projets engagés que d'en dévoiler de nouveaux.

Dans le nucléaire, l'Inde, très dépendante de l'étranger pour son approvisionnement énergétique, avait annoncé l'année dernière sa volonté de construire dix nouveaux réacteurs nucléaires sur son sol en coopération avec la Russie.

Alors que la construction de quatre réacteurs a été déjà décidée (dont un fonctionne déjà), M. Poutine a indiqué qu'un deuxième site pour accueillir une centrale de conception russe avait été désigné.

Dans le pétrole, le géant public Rosneft prévoit de livrer 10 millions de tonnes d'or noir par an pendant dix ans à l'Inde, a souligné le président russe.

Sur le plan militaire, le président russe a souligné la "coopération technologique étroite" entre les deux pays. La Russie a longtemps été le premier fournisseur d'équipement militaire de l'Inde, elle-même premier importateur mondial d'armement conventionnel. L'Inde cherche à développer ses propres capacités de production d'armement.

Mais les deux chefs d'Etat n'ont pas prononcé un mot devant la presse sur une contrat éminemment stratégique: celui de la vente des système antiaériens russes dernier cri S-400.

Une telle acquisition, sur laquelle spéculait la presse russe et indienne, ferait de l'Inde le deuxième pays étranger doté de tels missiles après la Chine.

La holding indienne Reliance, notamment présente dans l'industrie militaire, avait pourtant rapporté que le ministère de la Défense indien avait donné son feu vert théorique pour l'acquisition des systèmes antiaériens russes, "créant des opportunités commerciales de près de 6 milliards de dollars".

Un an après avoir accueilli M. Poutine en Inde et lui avoir apporté un soutien économique et diplomatique en pleine crise ukrainienne, Narendra Modi a qualifié ses discussions avec le président russe de "formidables" et "très productives"."Lorsque je regarde le futur, je vois en la Russie un partenaire important pour la transformation économique de l'Inde et pour la création d'un monde équilibré, stable et multipolaire", a-t-il déclaré, à l'issue de deux jours de visite.Il a assuré que ces entretiens avaient donné une "nouvelle direction" et une "impulsion supplémentaire" au partenariat stratégique privilégié entre les deux pays, considérés comme des alliés proches depuis les années 1950 et qui collaborent déjà au sein des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) et de plusieurs autres organisations régionales.Au moment où s'esquisse un rapprochement entre la Russie et les Occidentaux concernant la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique en Syrie, Moscou et New Delhi "sont convaincus qu'il est dans l'intérêt de la communauté internationale de former une large coalition" contre le terrorisme, a martelé M. Poutine.Sur le plan économique, les deux pays cherchent à renforcer leurs échanges commerciaux qui ont reculé ces derniers mois, ce que M. Poutine a mis sur le compte de la baisse des prix de l'énergie et de la conjoncture mondiale.Au total, a indiqué le président russe, les deux pays se sont mis d'accord sur des investissements communs représentant un milliard de dollars. Il est cependant davantage question de poursuivre les projets engagés que d'en dévoiler de nouveaux.Dans le nucléaire, l'Inde, très dépendante de l'étranger pour son approvisionnement énergétique, avait annoncé l'année dernière sa volonté de construire dix nouveaux réacteurs nucléaires sur son sol en coopération avec la Russie.Alors que la construction de quatre réacteurs a été déjà décidée (dont un fonctionne déjà), M. Poutine a indiqué qu'un deuxième site pour accueillir une centrale de conception russe avait été désigné.Dans le pétrole, le géant public Rosneft prévoit de livrer 10 millions de tonnes d'or noir par an pendant dix ans à l'Inde, a souligné le président russe.Sur le plan militaire, le président russe a souligné la "coopération technologique étroite" entre les deux pays. La Russie a longtemps été le premier fournisseur d'équipement militaire de l'Inde, elle-même premier importateur mondial d'armement conventionnel. L'Inde cherche à développer ses propres capacités de production d'armement.Mais les deux chefs d'Etat n'ont pas prononcé un mot devant la presse sur une contrat éminemment stratégique: celui de la vente des système antiaériens russes dernier cri S-400.Une telle acquisition, sur laquelle spéculait la presse russe et indienne, ferait de l'Inde le deuxième pays étranger doté de tels missiles après la Chine.La holding indienne Reliance, notamment présente dans l'industrie militaire, avait pourtant rapporté que le ministère de la Défense indien avait donné son feu vert théorique pour l'acquisition des systèmes antiaériens russes, "créant des opportunités commerciales de près de 6 milliards de dollars".