La Bourse avait connu une fin d'année 2018 horrible, exécrable même: le Bel 20, l'indice de la Bourse de Bruxelles, avait terminé avec une perte de - 18%, et tous les experts, y compris les gérants de fonds spéculatifs (qui pourtant n'ont pas froid aux yeux) prévoyaient une mauvaise année pour 2019. Manque de pot, l'année 2019 a été magnifique sur le plan boursier ! Le Bel 20 a, par exemple, grimpé de 22%.

Bref, les experts se sont trompés. Est-ce grave docteur ? Non, car c'est la même chose presque chaque année, et en économie, les experts qui se sont trompés, dans les grandes largeurs, sont légions, et cela depuis des années comme le rappelle le consultant et enseignant Philippe Silberzahn.

Je vous cite quelques exemples tirés de la littérature consacrée à ce sujet : Pascal Nègre, l'ancien patron d'Universal Music en France, disait le plus sérieusement du monde : "Internet ? On s'en fout, ça ne marchera jamais".

Autre exemple, Paul Krugman, l'un des plus brillants économistes de sa génération, a également fait le pari en 1998 du ralentissement drastique de la croissance d'Internet, car écrivait-il "la plupart des gens n'ont rien à se dire". Il s'est trompé mais il a quand même décroché, dix ans plus tard, le prix Nobel d'économie, mais heureusement pour lui, c'était pour un autre sujet.

Au début des années 80, le célèbre cabinet de consultants McKinsey avait conseillé à l'opérateur téléphonique américain AT&T de se désintéresser du marché des téléphones portables, McKinsey estimait que seules 900.000 personnes utiliseraient un téléphone portable en l'an 2000. Pour une prévision ratée, c'est en est une et de taille ! Quant au PDG de Canal +, le Français Bertrand Meheut, il déclarait en 2013 qu'il ne croyait pas en Netflix, car la vidéo à la demande par abonnement, cela ne marchera jamais, il n'y a pas de marché pour cela.

Je pourrai continuer ainsi, mais la vraie question, c'est pourquoi tous ces experts se plantent ? Les raisons ne manquent pas, il y a d'abord la paresse intellectuelle, ensuite, le futur peut remettre en cause la position ou le pouvoir des acteurs en place. Kodak par exemple a bien vu l'arrivée du numérique dans son secteur, mais comme sa direction a voulu protéger son business dans l'argentique, Kodak a raté le coche du numérique et a fait faillite...

De même les banquiers n'aiment pas trop les crypto-monnaies, une fois ils disent que c'est une escroquerie, et une autre fois, qu'il faut y penser. En réalité, les dirigeants de banque bénéficient du système actuel, ils ne veulent pas voir les changements et donc, ils se mentent à eux-mêmes. Comme le faisait remarquer un article publié dans signauxfaibles.co, demander à un banquier ce qu'il pense des crypto-monnaies, c'est comme demander à un chauffeur de taxi ce qu'il pense d'Uber !

Et puis, il y a aussi l'intérêt bien compris qui joue son rôle. Avec l'intelligence artificielle, si je suis consultant, j'ai intérêt à annoncer la disparition de la plupart des emplois si je veux être écouté et si je veux avoir une mission auprès du gouvernement ou des entreprises.

La seule leçon à tirer des toutes ces prévisions erronées, c'est qu'il faut avoir beaucoup d'humilité et se rappeler que personne ne peut prédire l'avenir !

La Bourse avait connu une fin d'année 2018 horrible, exécrable même: le Bel 20, l'indice de la Bourse de Bruxelles, avait terminé avec une perte de - 18%, et tous les experts, y compris les gérants de fonds spéculatifs (qui pourtant n'ont pas froid aux yeux) prévoyaient une mauvaise année pour 2019. Manque de pot, l'année 2019 a été magnifique sur le plan boursier ! Le Bel 20 a, par exemple, grimpé de 22%.Bref, les experts se sont trompés. Est-ce grave docteur ? Non, car c'est la même chose presque chaque année, et en économie, les experts qui se sont trompés, dans les grandes largeurs, sont légions, et cela depuis des années comme le rappelle le consultant et enseignant Philippe Silberzahn. Je vous cite quelques exemples tirés de la littérature consacrée à ce sujet : Pascal Nègre, l'ancien patron d'Universal Music en France, disait le plus sérieusement du monde : "Internet ? On s'en fout, ça ne marchera jamais". Autre exemple, Paul Krugman, l'un des plus brillants économistes de sa génération, a également fait le pari en 1998 du ralentissement drastique de la croissance d'Internet, car écrivait-il "la plupart des gens n'ont rien à se dire". Il s'est trompé mais il a quand même décroché, dix ans plus tard, le prix Nobel d'économie, mais heureusement pour lui, c'était pour un autre sujet.Au début des années 80, le célèbre cabinet de consultants McKinsey avait conseillé à l'opérateur téléphonique américain AT&T de se désintéresser du marché des téléphones portables, McKinsey estimait que seules 900.000 personnes utiliseraient un téléphone portable en l'an 2000. Pour une prévision ratée, c'est en est une et de taille ! Quant au PDG de Canal +, le Français Bertrand Meheut, il déclarait en 2013 qu'il ne croyait pas en Netflix, car la vidéo à la demande par abonnement, cela ne marchera jamais, il n'y a pas de marché pour cela.Je pourrai continuer ainsi, mais la vraie question, c'est pourquoi tous ces experts se plantent ? Les raisons ne manquent pas, il y a d'abord la paresse intellectuelle, ensuite, le futur peut remettre en cause la position ou le pouvoir des acteurs en place. Kodak par exemple a bien vu l'arrivée du numérique dans son secteur, mais comme sa direction a voulu protéger son business dans l'argentique, Kodak a raté le coche du numérique et a fait faillite... De même les banquiers n'aiment pas trop les crypto-monnaies, une fois ils disent que c'est une escroquerie, et une autre fois, qu'il faut y penser. En réalité, les dirigeants de banque bénéficient du système actuel, ils ne veulent pas voir les changements et donc, ils se mentent à eux-mêmes. Comme le faisait remarquer un article publié dans signauxfaibles.co, demander à un banquier ce qu'il pense des crypto-monnaies, c'est comme demander à un chauffeur de taxi ce qu'il pense d'Uber ! Et puis, il y a aussi l'intérêt bien compris qui joue son rôle. Avec l'intelligence artificielle, si je suis consultant, j'ai intérêt à annoncer la disparition de la plupart des emplois si je veux être écouté et si je veux avoir une mission auprès du gouvernement ou des entreprises. La seule leçon à tirer des toutes ces prévisions erronées, c'est qu'il faut avoir beaucoup d'humilité et se rappeler que personne ne peut prédire l'avenir !