Pour ceux qui en ont assez des revendications des différentes minorités, 2019 ne va guère apporter de répit. Sur les sujets les plus clivants - notamment l'avortement, le Brexit et l'immigration -, peu de gens vont changer d'avis. Mais un nouveau combat communautariste vient d'apparaître, axé sur une question où les deux camps ne sont pas encore entièrement départagés. Cela va commencer à changer en 2019. Cette question n'est autre que l'" auto-identification de genre ". Elle repose sur cette idée qu'il ne faut pas classer les êtres humains en fonction de leur sexe biologique, mais les inviter à dire s'ils se sentent davantage homme ou femme, ou bien s'ils se situent quelque part entre ces deux pôles. Sur de nombreux campus progressistes, aux Etats-Unis et ailleurs, les étudiants qui portent des " pin's à pronoms " sont devenus la norme : ils déclarant ainsi leur préférence pour " lui " ou " elle " - à moins qu'ils ne préfèrent l'un des nombreux néologismes américains comme " ze " (pronom non genré) ou " hir " (mélange de " her " et " his ") si leur identité est non binaire (ni homme, ni femme), gender fluid (" à genre variable ") ou autre.
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