En 2017, la climatologue Kimberly Nicholas avait publié une étude estimant que la manière la plus efficace de réduire notre empreinte carbone, c'était d'avoir moins d'enfants. En France, l'ancien député vert - très radical c'est vrai - avait résumé cet état d'esprit d'une formule forte. Pour lui, je cite "plus de capotes, c'est moins de CO2". Cela peut faire sourire les plus optimistes d'entre nous, mais ce discours ne tombe pas dans des oreilles de sourds. La preuve, plusieurs études et sondages montrent que les jeunes sont anxieux par rapport au climat.

En 2021, l'université de Bath en Grande-Bretagne a publié un sondage montrant que cette anxiété climatique conduisait 40% de jeunes occidentaux à avouer qu'ils hésitaient à procréer. Le danger de ce raisonnement, c'est qu'il revient à dire que transmettre la vie serait néfaste pour notre planète car nos enfants, et leur descendance, seraient donc source d'émissions carbone trop importantes. Voilà pour le constat radical certes, mais qui vit dans la bouche et l'esprit de pas mal de jeunes couples aujourd'hui.

J'en parle parce que plusieurs livres ou articles économiques nous disent que cette vision est légitime mais doit au moins être questionnée. Elle ne doit donc pas être prise à la lettre comme si c'était une évidence devant laquelle il fallait s'incliner. D'abord, le raisonnement semble vicié à la base : il part du principe que nous aurons une descendance avec un rythme d'émission constant. Or, c'est faux, car ce raisonnement ne tient pas compte des futures politiques de transition écologique, ni des innovations technologiques qui permettront d'accroitre notre efficacité énergétique pour justement diminuer notre empreinte carbone collective. Et puis, au contraire, ce qui menace l'Europe par exemple, ce n'est pas la natalité mais le péril "vieux", autrement dit, le vieillissement de la population des pays d'Europe du nord. D'ailleurs une étude de la fondation Robert Schuman a publié un rapport intitulé : "Europe 2050 : suicide démographique". Et de fait, comme l'écrivent mes collègues du Figaro, une chute du nombre de naissances est pour un pays l'équivalent d'une diminution de l'investissement pour une entreprise. Au début, on gagne un peu de trésorerie mais à long terme, c'est la catastrophe !

Donc, oui, notre équilibre social (je parle de notre sécurité sociale) est basé sur la solidarité intergénérationnelle : pas d'enfants = pas d'actifs = pas de cotisations sociales = pas d'impôts = pas de financement de la transition écologique. Oui, le vieillissement est donc notre ennemi et non pas la natalité. Comme l'a dit un jour l'acteur Clint Eastwood, père de huit enfants : "Tout le monde se demande comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants à notre planète".

En 2017, la climatologue Kimberly Nicholas avait publié une étude estimant que la manière la plus efficace de réduire notre empreinte carbone, c'était d'avoir moins d'enfants. En France, l'ancien député vert - très radical c'est vrai - avait résumé cet état d'esprit d'une formule forte. Pour lui, je cite "plus de capotes, c'est moins de CO2". Cela peut faire sourire les plus optimistes d'entre nous, mais ce discours ne tombe pas dans des oreilles de sourds. La preuve, plusieurs études et sondages montrent que les jeunes sont anxieux par rapport au climat.En 2021, l'université de Bath en Grande-Bretagne a publié un sondage montrant que cette anxiété climatique conduisait 40% de jeunes occidentaux à avouer qu'ils hésitaient à procréer. Le danger de ce raisonnement, c'est qu'il revient à dire que transmettre la vie serait néfaste pour notre planète car nos enfants, et leur descendance, seraient donc source d'émissions carbone trop importantes. Voilà pour le constat radical certes, mais qui vit dans la bouche et l'esprit de pas mal de jeunes couples aujourd'hui.J'en parle parce que plusieurs livres ou articles économiques nous disent que cette vision est légitime mais doit au moins être questionnée. Elle ne doit donc pas être prise à la lettre comme si c'était une évidence devant laquelle il fallait s'incliner. D'abord, le raisonnement semble vicié à la base : il part du principe que nous aurons une descendance avec un rythme d'émission constant. Or, c'est faux, car ce raisonnement ne tient pas compte des futures politiques de transition écologique, ni des innovations technologiques qui permettront d'accroitre notre efficacité énergétique pour justement diminuer notre empreinte carbone collective. Et puis, au contraire, ce qui menace l'Europe par exemple, ce n'est pas la natalité mais le péril "vieux", autrement dit, le vieillissement de la population des pays d'Europe du nord. D'ailleurs une étude de la fondation Robert Schuman a publié un rapport intitulé : "Europe 2050 : suicide démographique". Et de fait, comme l'écrivent mes collègues du Figaro, une chute du nombre de naissances est pour un pays l'équivalent d'une diminution de l'investissement pour une entreprise. Au début, on gagne un peu de trésorerie mais à long terme, c'est la catastrophe !Donc, oui, notre équilibre social (je parle de notre sécurité sociale) est basé sur la solidarité intergénérationnelle : pas d'enfants = pas d'actifs = pas de cotisations sociales = pas d'impôts = pas de financement de la transition écologique. Oui, le vieillissement est donc notre ennemi et non pas la natalité. Comme l'a dit un jour l'acteur Clint Eastwood, père de huit enfants : "Tout le monde se demande comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants à notre planète".