Rien n'interdit que nous puissions disparaître en tant qu'espèce alors qu'à titre individuel, nous n'avons jamais vécu aussi longtemps en bonne santé. Nous pourrions même être sur le point de faire du rêve de l'immortalité individuelle une réalité, ayant d'abord défini le vieillissement comme une maladie, l'ayant vaincu ensuite par les progrès combinés de la médecine et de la génétique, cela ne changerait rien au fait que cet être immortel, au sens de la longévité, puisse être enseveli comme avant sous la lave ou la cendre crachées par un volcan, terrassé par une peste inédite ou pulvérisé par une bombe. Cet être doit, de plus, pouvoir respirer un air non toxique, boire une eau potable, manger des aliments sains en quantité suffisante.
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