Paritairement réunis au sein du Conseil économique et social flamand (SERV), le Voka, l'Unizo, le Boerenbond et Verso (association qui regroupe les entreprises du secteur social ainsi que les trois syndicats de Flandre) sont tombés d'accord pour juger trop timorées les ambitions climatiques flamandes. Tous veulent une accélération du processus selon trois axes.
...

Paritairement réunis au sein du Conseil économique et social flamand (SERV), le Voka, l'Unizo, le Boerenbond et Verso (association qui regroupe les entreprises du secteur social ainsi que les trois syndicats de Flandre) sont tombés d'accord pour juger trop timorées les ambitions climatiques flamandes. Tous veulent une accélération du processus selon trois axes. L'élimination des combustibles fossiles tout d'abord, qui vient de recevoir une application concrète avec l'interdiction, dès le 1er janvier, d'installer et même réparer une citerne à mazout lorsqu'un raccordement au gaz est disponible. Balayant l'objectif de 120.000 pompes à chaleur à l'horizon 2030, les partenaires sociaux en réclament l'installation massive avec pour seule limite la capacité du réseau électrique. Deuxième axe, l'extension au secteur résidentiel de l'obligation de rénovation déjà imposé à partir du 1er janvier prochain à tout bâtiment non résidentiel faisant l'objet d'une transaction immobilière. Même financièrement aidés, tous les propriétaires ne pourront assumer le coût de pareilles transformations. C'est la raison pour laquelle les partenaires demandent la construction d'un filet de sécurité de 200.000 logements sociaux. Le troisième axe vise à porter de 500.000 à un million au moins le nombre de véhicules électriques (particuliers et utilitaires) immatriculés en Flandre, ce qui implique bien évidemment une révision du plan d'installation de bornes de chargement, tant en nombre qu'en accessibilité partielle ou permanente. Dans la foulée, les partenaires sociaux réclament, par-delà les mesures fédérales, une fiscalité automobile flamande plus verte ainsi que l'introduction d'une redevance kilométrique intelligente susceptible de diminuer, selon les scénarios, de 5% à 11% les déplacements automobiles privés.