Dans le scandale 3M, les révélations se télescopent et chacun se montrant du doigt, les "valets noirs" se succèdent. Mieke Schauvliege, élue verte gantoise trouve ainsi "hallucinant" que la Flandre ait pu accorder à une entreprise largement bénéficiaire plus de cinq millions d'euros à titre de subsides depuis 2013, dont deux millions en provenance du Fonds flamand pour le climat.

"Toutes les conditions d'attribution ont à chaque fois été vérifiées au moment de l'introduction de la demande", s'est contentée de répondre l'actuelle ministre de l'Economie, Hilde Crevits, qui a néanmoins ordonné une enquête approfondie en la matière. Les Verts eux-mêmes ne sont pourtant pas au-dessus de tout soupçon. Vera Dua et Ludo Sannen se voient ainsi tous deux reprocher d'avoir délivré, lorsqu'ils étaient ministres Agalev, une attestation certifiant que 3M possédait "un caractère respectueux de l'environnement" (milieuvriendelijk karakter), sésame indispensable pour pouvoir bénéficier de réductions d'impôt au niveau fédéral.

"A l'époque, on ne parlait pas de PFOS", se défend la première. "On ne m'a jamais rapporté un manquement chez 3M", renchérit le second. L'information, il est vrai, ne semble guère avoir circulé dans ce dossier. La pollution était en effet connue depuis 2017. Mais qui a imposé le silence? Le cabinet de la CD&V Joke Schauvliege, alors en charge de l'Environnement? C'est ce que semble suggérer un mail en provenance de l'Ovam, organisme en charge de la prévention et de la gestion des déchets, mais que réfute avec force l'ex-ministre.

Ben Weyts, à l'époque ministre de la Mobilité, n'a de son côté jamais nié avoir été au courant mais estime que communiquer à ce sujet n'était pas de sa compétence et que de surcroît, l'Ovam avait à l'époque estimé qu'il n'y avait pas de danger pour la santé publique.

Dans le scandale 3M, les révélations se télescopent et chacun se montrant du doigt, les "valets noirs" se succèdent. Mieke Schauvliege, élue verte gantoise trouve ainsi "hallucinant" que la Flandre ait pu accorder à une entreprise largement bénéficiaire plus de cinq millions d'euros à titre de subsides depuis 2013, dont deux millions en provenance du Fonds flamand pour le climat. "Toutes les conditions d'attribution ont à chaque fois été vérifiées au moment de l'introduction de la demande", s'est contentée de répondre l'actuelle ministre de l'Economie, Hilde Crevits, qui a néanmoins ordonné une enquête approfondie en la matière. Les Verts eux-mêmes ne sont pourtant pas au-dessus de tout soupçon. Vera Dua et Ludo Sannen se voient ainsi tous deux reprocher d'avoir délivré, lorsqu'ils étaient ministres Agalev, une attestation certifiant que 3M possédait "un caractère respectueux de l'environnement" (milieuvriendelijk karakter), sésame indispensable pour pouvoir bénéficier de réductions d'impôt au niveau fédéral. "A l'époque, on ne parlait pas de PFOS", se défend la première. "On ne m'a jamais rapporté un manquement chez 3M", renchérit le second. L'information, il est vrai, ne semble guère avoir circulé dans ce dossier. La pollution était en effet connue depuis 2017. Mais qui a imposé le silence? Le cabinet de la CD&V Joke Schauvliege, alors en charge de l'Environnement? C'est ce que semble suggérer un mail en provenance de l'Ovam, organisme en charge de la prévention et de la gestion des déchets, mais que réfute avec force l'ex-ministre. Ben Weyts, à l'époque ministre de la Mobilité, n'a de son côté jamais nié avoir été au courant mais estime que communiquer à ce sujet n'était pas de sa compétence et que de surcroît, l'Ovam avait à l'époque estimé qu'il n'y avait pas de danger pour la santé publique.