En Flandre par contre, 17 entreprises, qui ensemble occupent près de 200 personnes, immolent annuellement quelque 200.000 visons. " La société n'acceptant plus que des animaux soient sacrifiés pour devenir produits de luxe alors que des alternatives existent ", ces entrepris...

En Flandre par contre, 17 entreprises, qui ensemble occupent près de 200 personnes, immolent annuellement quelque 200.000 visons. " La société n'acceptant plus que des animaux soient sacrifiés pour devenir produits de luxe alors que des alternatives existent ", ces entreprises devront fermer définitivement leurs portes au plus tard le 1er décembre 2023 et entre-temps, ne pourront plus déplacer ou étendre leur activité. Un système de compensation dégressif dans le temps devrait même les inciter à cesser leur activité plus tôt. Pour accorder aux visons le bien-être auquel ils ont droit, commente l'avant-projet de décret, il faudrait des investissements tels que ce type activité cessera d'être rentable. Par ailleurs, poursuit le texte, le vison est une espèce invasive et constitue à ce titre une menace pour la faune locale. Il s'agit-là d'un changement fondamental de cap. En 2017 encore, un élevage de Moerbeke-Waas, non loin de Zelzate, avait obtenu - après un recours au Conseil d'Etat - l'autorisation d'étendre ses activités. Dans le sillage de cette annonce, Ben Weyts, ministre flamand en charge du Bien-être animal, a également jeté à l'horizon 2023 l'interdit sur le gavage. La Flandre ne compte à vrai dire qu'un producteur de foie gras. La Wallonie de son côté totalise huit producteurs qui, ensemble, produisent annuellement près de 30 tonnes de foie gras.