"Les perspectives professionnelles des immigrés ont continué de s'améliorer en 2018, dans le prolongement de l'évolution positive observée ces cinq dernières années", a écrit l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) dans son rapport sur les migrations internationales. En moyenne, leur taux d'emploi de 68,3% n'est plus qu'à 2,4 points de celui des "personnes nées dans le pays", tandis que le taux de chômage est passé de 9,4% à 8,7% entre 2017 et 2018.

Mais cette tendance masque de fortes disparités: la France, par exemple, fait partie des mauvais élèves de l'OCDE en la matière, avec un taux de chômage de 14,6% chez les migrants. Quant au taux d'emploi, 58,5%, seuls le Mexique, la Turquie et la Belgique font moins bien.

L'amélioration globale est tirée par les "migrations temporaires de travail", qui ont "fortement augmenté en 2017" pour atteindre 4,9 millions de personnes (+11%). En la matière, la Pologne fait toujours figure de locomotive pour l'OCDE. "Les premières estimations de l'OCDE montrent que les migrants temporaires apportent une contribution significative à l'emploi dans de nombreux pays. Dans six pays sur 20, ils contribuent à hauteur de 2% ou plus à la population en emploi totale du pays d'accueil", a souligné l'OCDE.

Pour Stefano Scarpetta, directeur de l'emploi, du travail et des affaires sociales de l'OCDE, ces chiffres vont à rebours de la "perception commune au sein du public selon laquelle l'immigration est incontrôlée et coûteuse", écrit-il en introduction du rapport.