L'Italie est le troisième pays le plus touché au monde par cette épidémie de pneumonie virale, après la Chine et la Corée du Sud: 79 personnes contaminées sont mortes dans le pays, qui compte au total 2.502 cas, selon un décompte publié mardi.

Ces mesures, valables pour un mois, devraient concerner cette fois-ci tout le territoire national, et non plus une zone limitée dans le nord du pays, où sont concentrés l'essentiel des cas.

La Lombardie (la région de Milan), l'Emilie-Romagne et la Vénétie (autour de Venise) sont les trois régions les plus touchées. Les 21 régions italiennes ont recensé des cas de contagion, excepté le Val D'Aoste, frontalier de la France.

Mesures envisagées

Le décret préparé par le gouvernement, qui a commencé à se réunir en conseil des ministres en fin de matinée en vue de son adoption, prévoit aussi d'éviter au maximum rassemblements et foules, c'est pourquoi tous les matches de foot devraient avoir lieu à huis clos. Le public n'aura pas accès non plus aux entraînements des équipes.

Les mesures affectant le football, adoptées pour un mois, pourront être révisées au bout de deux semaines.

Les salons, conférences et congrès seront reportés, en particulier dans le secteur de la santé de manière à libérer au maximum le personnel sanitaire.

Alors que les écoles et universités sont déjà fermées dans le nord de la péninsule, le gouvernement envisagerait aussi, selon des sources ministérielles citées par l'agence Ansa, la fermeture de toutes les écoles italiennes, même si "aucune décision n'a encore été prise" pour le moment.

Il est conseillé à toutes les personnes âgées de plus de 75 ans de rester chez elles et de ne pas fréquenter de lieux publics. Ce conseil est étendu aux personnes de plus de 65 ans présentant des pathologies susceptibles de s'aggraver au contact du coronavirus.

L'essentiel des cas mortels italiens étaient des personnes âgées - en moyenne des octogénaires et nonagénaires - ou atteintes de pathologies antérieures, selon la Protection civile.

Outre la distance de sécurité d'un mètre à respecter entre les personnes, il est recommandé d'"éternuer et tousser dans un mouchoir en évitant le contact des mains avec les sécrétions respiratoires" et d'"éviter les échanges de bouteilles et verres, en particulier durant les activités sportives".

Impact sur le tourisme

Onze communes du nord du pays ont jusqu'à présent été placées en "zone rouge", sous quarantaine. C'est là que le foyer principal de l'épidémie italienne a été identifié, à Codogno, à 60 km au sud de Milan.

L'Italie a réalisé jusqu'à présent 25.856 tests sur des personnes susceptibles d'avoir été contaminées, un nombre d'examens parmi les plus élevés en Europe.

L'économie italienne, déjà anémique, est affectée par l'épidémie, en particulier le secteur du tourisme qui représente 13% du PIB. L'association professionnelle Confturismo-Confcommercio (tourisme et commerce) prévoit ainsi 31,6 millions de touristes en moins pour la période allant du 1er mars au 31 mai, soit une perte de 7,4 milliards d'euros.

"Le pire virus est l'hystérie, à cause de laquelle nous (les Italiens, ndlr) sommes considérés comme des vecteurs de contagion", a commenté le président de Confturismo-Confcommercio, Luca Patanè.

L'Italie est le troisième pays le plus touché au monde par cette épidémie de pneumonie virale, après la Chine et la Corée du Sud: 79 personnes contaminées sont mortes dans le pays, qui compte au total 2.502 cas, selon un décompte publié mardi.Ces mesures, valables pour un mois, devraient concerner cette fois-ci tout le territoire national, et non plus une zone limitée dans le nord du pays, où sont concentrés l'essentiel des cas.La Lombardie (la région de Milan), l'Emilie-Romagne et la Vénétie (autour de Venise) sont les trois régions les plus touchées. Les 21 régions italiennes ont recensé des cas de contagion, excepté le Val D'Aoste, frontalier de la France.Mesures envisagéesLe décret préparé par le gouvernement, qui a commencé à se réunir en conseil des ministres en fin de matinée en vue de son adoption, prévoit aussi d'éviter au maximum rassemblements et foules, c'est pourquoi tous les matches de foot devraient avoir lieu à huis clos. Le public n'aura pas accès non plus aux entraînements des équipes.Les mesures affectant le football, adoptées pour un mois, pourront être révisées au bout de deux semaines.Les salons, conférences et congrès seront reportés, en particulier dans le secteur de la santé de manière à libérer au maximum le personnel sanitaire.Alors que les écoles et universités sont déjà fermées dans le nord de la péninsule, le gouvernement envisagerait aussi, selon des sources ministérielles citées par l'agence Ansa, la fermeture de toutes les écoles italiennes, même si "aucune décision n'a encore été prise" pour le moment.Il est conseillé à toutes les personnes âgées de plus de 75 ans de rester chez elles et de ne pas fréquenter de lieux publics. Ce conseil est étendu aux personnes de plus de 65 ans présentant des pathologies susceptibles de s'aggraver au contact du coronavirus. L'essentiel des cas mortels italiens étaient des personnes âgées - en moyenne des octogénaires et nonagénaires - ou atteintes de pathologies antérieures, selon la Protection civile.Outre la distance de sécurité d'un mètre à respecter entre les personnes, il est recommandé d'"éternuer et tousser dans un mouchoir en évitant le contact des mains avec les sécrétions respiratoires" et d'"éviter les échanges de bouteilles et verres, en particulier durant les activités sportives".Impact sur le tourisme Onze communes du nord du pays ont jusqu'à présent été placées en "zone rouge", sous quarantaine. C'est là que le foyer principal de l'épidémie italienne a été identifié, à Codogno, à 60 km au sud de Milan.L'Italie a réalisé jusqu'à présent 25.856 tests sur des personnes susceptibles d'avoir été contaminées, un nombre d'examens parmi les plus élevés en Europe. L'économie italienne, déjà anémique, est affectée par l'épidémie, en particulier le secteur du tourisme qui représente 13% du PIB. L'association professionnelle Confturismo-Confcommercio (tourisme et commerce) prévoit ainsi 31,6 millions de touristes en moins pour la période allant du 1er mars au 31 mai, soit une perte de 7,4 milliards d'euros."Le pire virus est l'hystérie, à cause de laquelle nous (les Italiens, ndlr) sommes considérés comme des vecteurs de contagion", a commenté le président de Confturismo-Confcommercio, Luca Patanè.