"Les résultats du premier semestre ont douché toutes les espérances d'un maintien des taux de croissance de 2017", la croissance dans la zone euro ayant été divisée par deux, de 0,7 à 0,4% entre le dernier semestre de 2017 et le premier de 2018, a souligné Didier Paquot, l'économiste en chef de l'UWE.

"Ce ralentissement trouve sa source dans le recul des exportations, lui-même dû à une stagnation de la croissance mondiale en dépit de la bonne santé de l'économie américaine qui a enregistré une croissance de 3% durant les six premiers mois de l'année", a-t-il ajouté. L'environnement général, alliant inflation modérée, taux d'intérêt bas et bonne rentabilité des entreprises, devrait toutefois permettre une stabilisation de la croissance durant le 2e semestre de 2018 et en 2019, le taux de croissance belge devant ainsi se maintenir aux alentours de 1,5%. La croissance de l'économie wallonne devrait quant à elle connaître des taux similaires à ceux du pays, les chefs d'entreprise s'attendant même à une légère reprise de leur activité.

"Mais le taux de chômage ne devrait pas pour autant passer sous les 9%, son niveau actuel qui est aussi un seuil historique", a encore indiqué Didier Jacquot selon qui une réduction plus nette "nécessiterait des mesures structurelles pour améliorer la formation des chômeurs" et combler les quelque 30.000 emplois vacants que compte la Wallonie.

Incitants pour les métiers en pénurie

"Le gouvernement wallon vient de prendre une série de décisions qui vont dans ce sens, avec notamment des incitants pour les métiers en pénurie. Ces initiatives doivent toutefois être amplifiées dans les prochains mois si l'on veut débloquer la croissance économique wallonne", a poursuivi l'économiste de l'UWE. "On peut aussi se demander si la Wallonie n'a pas atteint un taux de chômage structurel", s'est-il interrogé en soulignant que dans ce contexte, "l'accompagnement actif et la formation des demandeurs d'emploi doivent rester la priorité".

Pour l'union patronale, le maintien de la croissance - qui reste le scénario central - est par ailleurs "fragilisé par l'augmentation des risques" liés, entre autres, à la guerre commerciale que se livrent la Chine et les Etats-Unis, à la hausse des prix du pétrole qui pourrait freiner la production mondiale et aux négociations sur le Brexit qui pèsent sur les économies européennes. Quant à l'éventuelle arrivée au pouvoir du PTB dans plusieurs villes wallonnes, susceptible de refroidir certains investisseurs, elle ne semble pas perturber outre mesure l'UWE. "Ce qui nous importe, c'est le programme des partis et l'on sait évidemment que celui du PTB n'est pas favorable aux entreprises. Mais tout dépendra de comment les communes gèrent les aspects économiques qui dépendent de leurs compétences", a enfin assuré Olivier de Wasseige, l'administrateur délégué de la fédération patronale.

"Les résultats du premier semestre ont douché toutes les espérances d'un maintien des taux de croissance de 2017", la croissance dans la zone euro ayant été divisée par deux, de 0,7 à 0,4% entre le dernier semestre de 2017 et le premier de 2018, a souligné Didier Paquot, l'économiste en chef de l'UWE. "Ce ralentissement trouve sa source dans le recul des exportations, lui-même dû à une stagnation de la croissance mondiale en dépit de la bonne santé de l'économie américaine qui a enregistré une croissance de 3% durant les six premiers mois de l'année", a-t-il ajouté. L'environnement général, alliant inflation modérée, taux d'intérêt bas et bonne rentabilité des entreprises, devrait toutefois permettre une stabilisation de la croissance durant le 2e semestre de 2018 et en 2019, le taux de croissance belge devant ainsi se maintenir aux alentours de 1,5%. La croissance de l'économie wallonne devrait quant à elle connaître des taux similaires à ceux du pays, les chefs d'entreprise s'attendant même à une légère reprise de leur activité. "Mais le taux de chômage ne devrait pas pour autant passer sous les 9%, son niveau actuel qui est aussi un seuil historique", a encore indiqué Didier Jacquot selon qui une réduction plus nette "nécessiterait des mesures structurelles pour améliorer la formation des chômeurs" et combler les quelque 30.000 emplois vacants que compte la Wallonie. "Le gouvernement wallon vient de prendre une série de décisions qui vont dans ce sens, avec notamment des incitants pour les métiers en pénurie. Ces initiatives doivent toutefois être amplifiées dans les prochains mois si l'on veut débloquer la croissance économique wallonne", a poursuivi l'économiste de l'UWE. "On peut aussi se demander si la Wallonie n'a pas atteint un taux de chômage structurel", s'est-il interrogé en soulignant que dans ce contexte, "l'accompagnement actif et la formation des demandeurs d'emploi doivent rester la priorité". Pour l'union patronale, le maintien de la croissance - qui reste le scénario central - est par ailleurs "fragilisé par l'augmentation des risques" liés, entre autres, à la guerre commerciale que se livrent la Chine et les Etats-Unis, à la hausse des prix du pétrole qui pourrait freiner la production mondiale et aux négociations sur le Brexit qui pèsent sur les économies européennes. Quant à l'éventuelle arrivée au pouvoir du PTB dans plusieurs villes wallonnes, susceptible de refroidir certains investisseurs, elle ne semble pas perturber outre mesure l'UWE. "Ce qui nous importe, c'est le programme des partis et l'on sait évidemment que celui du PTB n'est pas favorable aux entreprises. Mais tout dépendra de comment les communes gèrent les aspects économiques qui dépendent de leurs compétences", a enfin assuré Olivier de Wasseige, l'administrateur délégué de la fédération patronale.