Le déficit public s'est creusé avec la contraction économique due aux confinements, conjuguée aux mesures de soutien public massives pour faire face à la crise sanitaire. "Les recettes refluent de près de 10 milliards d'euros, tandis que les dépenses progressent considérablement, de plus de 22 milliards. Les dépenses publiques directement imputables aux mesures discrétionnaires prises pour lutter contre la pandémie sont estimées à au moins 16 milliards d'euros en 2020, soit 3,5% du PIB", souligne l'ICN.

Résultat des courses: le taux d'endettement a explosé l'an dernier, à 112,8% du PIB, en hausse de 15 points de pourcentage par rapport à 2019 (97,7% du PIB).

Malgré l'effondrement d'une partie de l'économie, l'emploi mesuré en nombre de personnes occupées est resté stable en 2020: le nombre de salariés a certes diminué de 0,4% (ou -15.200 personnes), mais ces pertes sont compensées par des créations nettes d'emplois indépendants similaires à celles des années précédentes (+1,7% ou +14.300 personnes). Le volume de travail a reculé en revanche fortement (-8,5%) en 2020, absorbant intégralement la baisse de l'activité.

Enfin, l'ICN souligne que la pandémie a aussi modifié sensiblement le comportement d'épargne des acteurs économiques. Ainsi, la capacité de financement des ménages a plus que quintuplé en 2020, pour atteindre 28,7 milliards d'euros ou 6,3% du PIB. "Ils ont en effet réduit drastiquement leurs dépenses de consommation et d'investissement, alors même que leur revenu disponible, soutenu par les transferts en provenance des pouvoirs publics, a finalement légèrement progressé".

Un mouvement similaire, quoique de moindre ampleur, a été observé au niveau des sociétés, dont le solde de financement a plus que triplé en 2020, atteignant 15,9 milliards d'euros, soit 3,5% du PIB.

"Globalement, l'amélioration du solde de financement des ménages et des entreprises fait plus que compenser la détérioration de celui des administrations publiques, si bien que, tous secteurs confondus, la Belgique dégage une capacité de financement de 0,8% du PIB vis-à-vis du reste du monde", conclut l'ICN.

Le déficit public s'est creusé avec la contraction économique due aux confinements, conjuguée aux mesures de soutien public massives pour faire face à la crise sanitaire. "Les recettes refluent de près de 10 milliards d'euros, tandis que les dépenses progressent considérablement, de plus de 22 milliards. Les dépenses publiques directement imputables aux mesures discrétionnaires prises pour lutter contre la pandémie sont estimées à au moins 16 milliards d'euros en 2020, soit 3,5% du PIB", souligne l'ICN. Résultat des courses: le taux d'endettement a explosé l'an dernier, à 112,8% du PIB, en hausse de 15 points de pourcentage par rapport à 2019 (97,7% du PIB). Malgré l'effondrement d'une partie de l'économie, l'emploi mesuré en nombre de personnes occupées est resté stable en 2020: le nombre de salariés a certes diminué de 0,4% (ou -15.200 personnes), mais ces pertes sont compensées par des créations nettes d'emplois indépendants similaires à celles des années précédentes (+1,7% ou +14.300 personnes). Le volume de travail a reculé en revanche fortement (-8,5%) en 2020, absorbant intégralement la baisse de l'activité. Enfin, l'ICN souligne que la pandémie a aussi modifié sensiblement le comportement d'épargne des acteurs économiques. Ainsi, la capacité de financement des ménages a plus que quintuplé en 2020, pour atteindre 28,7 milliards d'euros ou 6,3% du PIB. "Ils ont en effet réduit drastiquement leurs dépenses de consommation et d'investissement, alors même que leur revenu disponible, soutenu par les transferts en provenance des pouvoirs publics, a finalement légèrement progressé". Un mouvement similaire, quoique de moindre ampleur, a été observé au niveau des sociétés, dont le solde de financement a plus que triplé en 2020, atteignant 15,9 milliards d'euros, soit 3,5% du PIB. "Globalement, l'amélioration du solde de financement des ménages et des entreprises fait plus que compenser la détérioration de celui des administrations publiques, si bien que, tous secteurs confondus, la Belgique dégage une capacité de financement de 0,8% du PIB vis-à-vis du reste du monde", conclut l'ICN.