"L'État (français) est le plus gros perdant, avec 408 millions d'euros de manque à gagner en recettes fiscales", soulignent les auteurs de cette étude réalisée avec le soutien l'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA).

Le nombre de pirates a baissé, passant de 11,6 millions de personnes par mois consommant illégalement du contenu en 2016 à 10,6 millions en 2017 (-8%).

Les pirates consomment en moyenne près de 17 contenus par mois. Ils conjuguent pratiques illégales et consommation légale, souligne l'étude, avec désormais plus d'un pirate sur trois abonné à Netflix.

"Ce mouvement de fond illustre une évolution positive des mentalités face à la culture du 'tout gratuit'", soulignent les auteurs de l'étude.

Le nombre de "pirates convaincus", soit ceux qui ne consomment aucun contenu légal, reste stable autour des 2%, soit environ 212.000 personnes.

Le streaming reste le moyen de consommation de contenus illégaux le plus utilisé, avec 35% des consommateurs pirates, et ce malgré la fermeture de sites illégaux importants.

L'audience des sites de streaming était estimée en 2017 à 6,7 millions de visiteurs uniques en moyenne par mois.

Les films restent le premier type de contenu piraté, 94% des pirates téléchargeant des films illégalement, dont 54% de films américains, et le piratage de séries a baissé en 2017.

Cette étude s'appuie notamment sur une enquête réalisée auprès de 3.000 consommateurs pirates. Ils ont été sélectionnés parmi 20.000 Français dont les habitudes sur internet ont été mesurées grâce à un logiciel installé sur leurs ordinateurs.