Pierre-Frédéric Nyst, président de l'Union des classes moyennes, ne cache pas son inquiétude au sujet de la perspectives de nouvelles mesures pour lutter contre l'explosion des cas de Covid.

Avez-vous été informé de possibles nouvelles mesures?

Pas encore. Pour l'instant, je lis ce que l'on en dit dans la presse avec le décolage en flèche des chiffres. Nous avons un très mauvais pressentiment à partir du moment où le ministre Frank Vandenbroucke annonce "des semaines très difficiles" ou que les gouverneurs pressent le gouvernement d'agir en appelant à "la solidarité nationale".. C'est la première fois que l'on entend ce genre de discours depuis deux ans. On s'attend à des moments difficiles, oui.

Et de notre côté, on entend les entreprises et les indépendants nous dire qu'ils n'en peuvent plus, les discothèques qui limitent les dégâts mais qui souffrent fortement, l'Horeca qui a déjà pâtit de l'instauration du Covid safe ticket... On a vu le week-end dernier qu'il y avait un sentiment de ras-le-bol avec 100 000 personnes dans les rues. Nous sommes, je le crains, au bord d'une forme de révolution. Le risque, c'est que les gens continuent à faire ce qu'ils veulent ou alors qu'ils se résignent: ce n'est pas bon, dans les deux cas.

On parle notamment d'un télétravail obligatoire à 100%...

En effet, j'ai lu ça. Nous avions déjà, pour notre part, des difficultés avec le décalage entre le message du gouvernement concernant le télétravail obligatoire quatre jours par semaine et la façon dont cela a été formulé par le cabinet de Pierre-Yves Dermange (ministre PS du Travail et de l'Economie). La formulation laisse entendre que les travaileurs peuvent revenir pour des raison psychosociales, ce qui veut dire qu'ils peuvent continuer à le faire s'ils le souhaitent. En d'autres termes, la relation de subordination n'existe plus, il n'y a plus de contrainte possible: même si cela reste théorique, cela pose problème, cela envoie un mauvais signal.

Nous avons aussi pas mal de craintes au niveau des écoles. Il est question de réduire les contacts aussi dans la sphère privée, on pourrait avoir une anticipation des vacances de Noël. Pour les gens qui travaillent et qui doivent garder les enfants, cela risque aussi d'être difficile.

L'horeca pourrait aussi être concerné par de nouvelles mesures?

On entend parler du système hollandais, avec l'horeca qui devrait fermer à 21h. Ce serait une demi-mesure: ils ne feraient plus qu'un service... De notre côté, les seules informations que nous avons, ce sont les fédérations qui nous disent de tout fairer pour empêcher les fermetures. J'ai une série de contacts ce jeudi dans la journée avec des ministres, j'espère en savoir davantage.

On parle d'un Comité de concertation anticipé la semaine prochaine, mais peut-être faut-il attendre les chiffres résultant de la décision concernant le télétravail?

En attendant, les policiers bloquent Bruxelles, désormais les chauffeurs Uber également, le secteur médical va manifester, il y a des messages débiles des syndicats... Oui, j'ai un très mauvais pressentiment.

Pierre-Frédéric Nyst, président de l'Union des classes moyennes, ne cache pas son inquiétude au sujet de la perspectives de nouvelles mesures pour lutter contre l'explosion des cas de Covid.Avez-vous été informé de possibles nouvelles mesures?Pas encore. Pour l'instant, je lis ce que l'on en dit dans la presse avec le décolage en flèche des chiffres. Nous avons un très mauvais pressentiment à partir du moment où le ministre Frank Vandenbroucke annonce "des semaines très difficiles" ou que les gouverneurs pressent le gouvernement d'agir en appelant à "la solidarité nationale".. C'est la première fois que l'on entend ce genre de discours depuis deux ans. On s'attend à des moments difficiles, oui.Et de notre côté, on entend les entreprises et les indépendants nous dire qu'ils n'en peuvent plus, les discothèques qui limitent les dégâts mais qui souffrent fortement, l'Horeca qui a déjà pâtit de l'instauration du Covid safe ticket... On a vu le week-end dernier qu'il y avait un sentiment de ras-le-bol avec 100 000 personnes dans les rues. Nous sommes, je le crains, au bord d'une forme de révolution. Le risque, c'est que les gens continuent à faire ce qu'ils veulent ou alors qu'ils se résignent: ce n'est pas bon, dans les deux cas.On parle notamment d'un télétravail obligatoire à 100%...En effet, j'ai lu ça. Nous avions déjà, pour notre part, des difficultés avec le décalage entre le message du gouvernement concernant le télétravail obligatoire quatre jours par semaine et la façon dont cela a été formulé par le cabinet de Pierre-Yves Dermange (ministre PS du Travail et de l'Economie). La formulation laisse entendre que les travaileurs peuvent revenir pour des raison psychosociales, ce qui veut dire qu'ils peuvent continuer à le faire s'ils le souhaitent. En d'autres termes, la relation de subordination n'existe plus, il n'y a plus de contrainte possible: même si cela reste théorique, cela pose problème, cela envoie un mauvais signal.Nous avons aussi pas mal de craintes au niveau des écoles. Il est question de réduire les contacts aussi dans la sphère privée, on pourrait avoir une anticipation des vacances de Noël. Pour les gens qui travaillent et qui doivent garder les enfants, cela risque aussi d'être difficile.L'horeca pourrait aussi être concerné par de nouvelles mesures?On entend parler du système hollandais, avec l'horeca qui devrait fermer à 21h. Ce serait une demi-mesure: ils ne feraient plus qu'un service... De notre côté, les seules informations que nous avons, ce sont les fédérations qui nous disent de tout fairer pour empêcher les fermetures. J'ai une série de contacts ce jeudi dans la journée avec des ministres, j'espère en savoir davantage.On parle d'un Comité de concertation anticipé la semaine prochaine, mais peut-être faut-il attendre les chiffres résultant de la décision concernant le télétravail?En attendant, les policiers bloquent Bruxelles, désormais les chauffeurs Uber également, le secteur médical va manifester, il y a des messages débiles des syndicats... Oui, j'ai un très mauvais pressentiment.