On peut apprécier en ce geste une certaine révolte d'un élu contre la toute puissance des partis. L'annonce a en effet lieu en fin de mandat, de la part d'un homme qui s'est abstenu de toute critique publique pendant l'exercice de celui-ci, comme s'il était muselé par l'appareil du parti. Tout au plus s'est-il parfois abstenu sur des projets soutenus par son groupe parlementaire. Il y a quelques années, le député socialiste wallon Claude Eerdekens, de son côté, s'était signalé par un ton très personnel lors de l'exercice de son dernier mandat : il montrait par là que le poids des partis sur la confection des listes est tel qu'il est devenu presque impossible pour un élu d'exprimer une opinion personnelle non avalisée, sauf lorsqu'il sait que son mandat est de toute façon le dernier et qu'il ne dépend plus, pour sa survie, des décisions des organes de...