La dinde de Noël est en péril. De nombreux journaux britanniques ont fait état le week-end dernier de la forte pénurie de main-d'oeuvre que connaissent la plupart des secteurs économiques. Plusieurs facteurs interviennent. Il y a d'abord le double effet de la pandémie. Les contaminations et les quarantaines obligatoires ont provoqué des ravages dans le pool de travailleurs qualifiés.

En outre, les compensations offertes pendant les confinements ont permis à certains de se former à d'autres métiers. Mais la position dure du gouvernement sur les travailleurs européens après le Brexit a aussi privé de nombreux secteurs de leur main-d'oeuvre saisonnière et régulière (il manque plus de 5.000 personnes dans les entreprises de fruits et légumes, par exemple).

Enfin, les nouvelles obligations bureaucratiques liées au Brexit ont engendré une véritable guerre des talents. Ainsi, la dinde de Noël est menacée au Royaume-Uni parce que le secteur de la viande se retrouve avec 20% de postes non attribués. Il s'agit de vétérinaires qui doivent délivrer les certificats de santé pour l'export, de chauffeurs dûment accrédités pour transporter des animaux ou de bouchers qualifiés au travail en abattoir.

Cette pénurie fait que seul l'essentiel est réalisé à l'heure actuelle dans les abattoirs britanniques. Se déroulant traditionnellement l'été, la préparation des dindes de Noël (farcies avant d'être congelées) a été reportée sine die... Cette guerre des talents, qui a eu pour effet de doper les salaires mais va donc engendrer une hausse des prix, pourrait déboucher sur des rayons vides dans les supermarchés. Un phénomène évité jusqu'ici au prix d'un resserrement des gammes proposées pour recentrer la production.

La dinde de Noël est en péril. De nombreux journaux britanniques ont fait état le week-end dernier de la forte pénurie de main-d'oeuvre que connaissent la plupart des secteurs économiques. Plusieurs facteurs interviennent. Il y a d'abord le double effet de la pandémie. Les contaminations et les quarantaines obligatoires ont provoqué des ravages dans le pool de travailleurs qualifiés. En outre, les compensations offertes pendant les confinements ont permis à certains de se former à d'autres métiers. Mais la position dure du gouvernement sur les travailleurs européens après le Brexit a aussi privé de nombreux secteurs de leur main-d'oeuvre saisonnière et régulière (il manque plus de 5.000 personnes dans les entreprises de fruits et légumes, par exemple). Enfin, les nouvelles obligations bureaucratiques liées au Brexit ont engendré une véritable guerre des talents. Ainsi, la dinde de Noël est menacée au Royaume-Uni parce que le secteur de la viande se retrouve avec 20% de postes non attribués. Il s'agit de vétérinaires qui doivent délivrer les certificats de santé pour l'export, de chauffeurs dûment accrédités pour transporter des animaux ou de bouchers qualifiés au travail en abattoir. Cette pénurie fait que seul l'essentiel est réalisé à l'heure actuelle dans les abattoirs britanniques. Se déroulant traditionnellement l'été, la préparation des dindes de Noël (farcies avant d'être congelées) a été reportée sine die... Cette guerre des talents, qui a eu pour effet de doper les salaires mais va donc engendrer une hausse des prix, pourrait déboucher sur des rayons vides dans les supermarchés. Un phénomène évité jusqu'ici au prix d'un resserrement des gammes proposées pour recentrer la production.