"Ce n'est pas parce qu'un problème est compliqué qu'en le diluant dans le temps, qu'en repoussant de trois mois sans rien changer, cela va se résoudre", a-t-elle déclaré sur Radio Classique.

"Quand j'entends les Britanniques dire +donnez-nous trois mois de plus et on va résoudre le problème+, on voit bien que ce n'est pas six mois de plus qui ont résolu le problème, c'est pas trois mois de plus (...) Il faut qu'ils sachent nous dire ce qu'ils veulent", a-t-elle ajouté.

"Aujourd'hui, on est dans une situation un peu bloquée. On sait ce qu'ils ne veulent pas, on a toujours du mal à comprendre ce qu'ils veulent", a relevé Amélie de Montchalin.

Une loi votée mercredi par les députés britanniques contraint le Premier ministre Boris Johnson, qui y est farouchement opposé, à demander à l'Union européenne un report de trois mois, jusqu'à la fin janvier 2010.

Prévu initialement le 29 mars 2019, le Brexit a été déjà reporté à deux reprises, faute d'unanimité du Parlement britannique sur les formes qu'il doit prendre.

La France continue dans ce contexte à se préparer à un Brexit sans accord, a souligné Amélie de Montchalin.

"Notre rôle, c'est d'être prêts à toutes les éventualités parce que la sortie sans accord le 31 octobre reste une possibilité très forte", a-t-elle dit.

Le chef du gouvernement français Edouard Philippe réunira tous ses ministres lundi pour faire le point sur ces préparatifs, a-t-elle ajouté, en rappelant que 300.000 Français résident à Londres et 150.000 Britanniques en France.