Avec cette hausse massive, ce seraient en tout "860 millions de personnes qui pourraient vivre dans l'extrême pauvreté d'ici la fin de l'année", c'est à dire avec moins de 1,9 dollar par jour, explique l'ONG de lutte contre la pauvreté dans un communiqué. "La hausse des prix alimentaires mondiaux à elle seule plongera 65 millions de personnes" dans un tel dénuement, qui s'ajouteront à 198 millions d'individus frappés par la pandémie et des inégalités croissantes, précise Oxfam.

Alors que la Russie et l'Ukraine sont respectivement premier et cinquième exportateurs mondiaux de blé, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture a annoncé vendredi que les prix mondiaux des denrées alimentaires ont atteint en mars leurs plus hauts niveaux jamais enregistrés. "Des crises mondiales multiples causent la misère pour des millions de personnes" et une "réponse herculéenne" est nécessaire, affirme Katy Chakrabortty, une responsable d'Oxfam, qui appelle à des annulations de dette pour les pays à faible revenus et une taxation des plus riches.

Les gouvernements ont globalement "échoué à augmenter les taxes sur les plus riches", alors que "la fortune des milliardaires a augmenté davantage depuis le début de la pandémie de Covid-19 que pendant les 14 années précédentes", déplore Oxfam.

Selon le rapport, une série de gouvernements sont sur le point de faire défaut sur leurs dettes et sont contraints de réduire les dépenses publiques pour payer leurs créanciers et importer nourriture et carburant. Les pays les plus pauvres de la planète doivent ainsi payer 43 milliards de dollars de remboursement de dette cette année, ce qui suffirait selon l'ONG à couvrir les coûts de leurs importations alimentaires.

"Des millions de personnes souffrent déjà de sévères famines en Afrique de l'Est et de l'Ouest, au Yemen et en Syrie", poursuit Mme Chakrabortty. "Le nombre de personnes sous-alimentées pourrait atteindre 827 millions cette année."

"La hausse des prix de la nourriture représente 17 % des dépenses de consommation dans les pays riches, mais jusqu'à 40 % en Afrique subsaharienne", rappelle Oxfam. Mais "même au sein des économies riches, l'inflation amplifie les inégalités."

Ceux qui ont un travail ne sont pas épargnés, selon le rapport, qui note que le pourvoir d'achat a continué à stagner, voire a baissé, pour la plupart des travailleurs autour de la planète, le Covid-19 ayant en outre creusé les inégalités de revenus entre les sexes.

Avec cette hausse massive, ce seraient en tout "860 millions de personnes qui pourraient vivre dans l'extrême pauvreté d'ici la fin de l'année", c'est à dire avec moins de 1,9 dollar par jour, explique l'ONG de lutte contre la pauvreté dans un communiqué. "La hausse des prix alimentaires mondiaux à elle seule plongera 65 millions de personnes" dans un tel dénuement, qui s'ajouteront à 198 millions d'individus frappés par la pandémie et des inégalités croissantes, précise Oxfam.Alors que la Russie et l'Ukraine sont respectivement premier et cinquième exportateurs mondiaux de blé, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture a annoncé vendredi que les prix mondiaux des denrées alimentaires ont atteint en mars leurs plus hauts niveaux jamais enregistrés. "Des crises mondiales multiples causent la misère pour des millions de personnes" et une "réponse herculéenne" est nécessaire, affirme Katy Chakrabortty, une responsable d'Oxfam, qui appelle à des annulations de dette pour les pays à faible revenus et une taxation des plus riches.Les gouvernements ont globalement "échoué à augmenter les taxes sur les plus riches", alors que "la fortune des milliardaires a augmenté davantage depuis le début de la pandémie de Covid-19 que pendant les 14 années précédentes", déplore Oxfam. Selon le rapport, une série de gouvernements sont sur le point de faire défaut sur leurs dettes et sont contraints de réduire les dépenses publiques pour payer leurs créanciers et importer nourriture et carburant. Les pays les plus pauvres de la planète doivent ainsi payer 43 milliards de dollars de remboursement de dette cette année, ce qui suffirait selon l'ONG à couvrir les coûts de leurs importations alimentaires."Des millions de personnes souffrent déjà de sévères famines en Afrique de l'Est et de l'Ouest, au Yemen et en Syrie", poursuit Mme Chakrabortty. "Le nombre de personnes sous-alimentées pourrait atteindre 827 millions cette année." "La hausse des prix de la nourriture représente 17 % des dépenses de consommation dans les pays riches, mais jusqu'à 40 % en Afrique subsaharienne", rappelle Oxfam. Mais "même au sein des économies riches, l'inflation amplifie les inégalités."Ceux qui ont un travail ne sont pas épargnés, selon le rapport, qui note que le pourvoir d'achat a continué à stagner, voire a baissé, pour la plupart des travailleurs autour de la planète, le Covid-19 ayant en outre creusé les inégalités de revenus entre les sexes.