Pour justifier sa démarche, le cabinet du ministre-président rappelle qu'il ne fait qu'appliquer à la lettre une ordonnance sur le secteur. Je ne vais pas entrer dans le détail de cette bataille juridique, mais vous avez d'un côté le secteur des taxis à Bruxelles, qui crie victoire et estime qu'il est grand temps d'arrêter cette concurrence, qu'il juge déloyale. Et puis en face, les 2000 chauffeurs d'Uber disent qu'ils vont se retrouver au chômage en pleine crise du covid-19.

Autour de ces acteurs, vous avez ceux qui pensent que c'est bien, que ces chauffeurs Uber sont sous-payés et font de la concurrence déloyale aux taxis classiques. D'autres estiment qu'en interdisant l'usage des GSM aux chauffeurs Uber, on revient à l'âge de pierre : on ne va quand même pas demander aux chauffeurs Uber de travailler avec des fax, disent-ils. Et puis, ils ajoutent que Bruxelles en tant que capitale de l'Europe aura l'air ringarde aux yeux des touristes et voyageurs d'affaires.

Au fond, c'est un peu le même débat qu'autour de l'aéroport de Liège, il y a ceux qui estiment que l'arrivée d'Alibaba est un plus, que des emplois vont être créés et notamment à destination des personnes les moins formées. Et puis, vous avez des comités anti-Alibaba à Liège. Pour eux, c'est l'économie du e-commerce dont ils ne veulent pas, pour eux tous ces colis qui arrivent et partent de Liège détruisent le commerce local et sont en plus synonymes d'émission de CO2.

Bref, ce sont deux mondes qui s'affrontent avec des visions antagonistes, ce n'est pas nouveau. L'histoire fourmille d'exemples de ce genre de confrontations entre ceux qui défendent leur rente et ceux qui ne jurent que par liberté d'entreprendre. Comme dirait le philosophe Gramsci, "le vieux monde se meurt et le nouveau monde tarde à apparaître", les semaines prochaines nous diront de quoi sera fait ce nouveau monde.

Pour justifier sa démarche, le cabinet du ministre-président rappelle qu'il ne fait qu'appliquer à la lettre une ordonnance sur le secteur. Je ne vais pas entrer dans le détail de cette bataille juridique, mais vous avez d'un côté le secteur des taxis à Bruxelles, qui crie victoire et estime qu'il est grand temps d'arrêter cette concurrence, qu'il juge déloyale. Et puis en face, les 2000 chauffeurs d'Uber disent qu'ils vont se retrouver au chômage en pleine crise du covid-19.Autour de ces acteurs, vous avez ceux qui pensent que c'est bien, que ces chauffeurs Uber sont sous-payés et font de la concurrence déloyale aux taxis classiques. D'autres estiment qu'en interdisant l'usage des GSM aux chauffeurs Uber, on revient à l'âge de pierre : on ne va quand même pas demander aux chauffeurs Uber de travailler avec des fax, disent-ils. Et puis, ils ajoutent que Bruxelles en tant que capitale de l'Europe aura l'air ringarde aux yeux des touristes et voyageurs d'affaires.Au fond, c'est un peu le même débat qu'autour de l'aéroport de Liège, il y a ceux qui estiment que l'arrivée d'Alibaba est un plus, que des emplois vont être créés et notamment à destination des personnes les moins formées. Et puis, vous avez des comités anti-Alibaba à Liège. Pour eux, c'est l'économie du e-commerce dont ils ne veulent pas, pour eux tous ces colis qui arrivent et partent de Liège détruisent le commerce local et sont en plus synonymes d'émission de CO2.Bref, ce sont deux mondes qui s'affrontent avec des visions antagonistes, ce n'est pas nouveau. L'histoire fourmille d'exemples de ce genre de confrontations entre ceux qui défendent leur rente et ceux qui ne jurent que par liberté d'entreprendre. Comme dirait le philosophe Gramsci, "le vieux monde se meurt et le nouveau monde tarde à apparaître", les semaines prochaines nous diront de quoi sera fait ce nouveau monde.