Imaginez donc qu'un consultant connu débarque dans le bureau d'un premier ministre ou d'un président de la république et lui dise : "Voilà, j'ai la solution à vos problèmes de croissance. J'ai une idée qui pourra faire doubler en quelques années votre PIB et qui aura des effets bénéfiques directs et indirects sur des tas d'autres secteurs économiques, vous serez donc assuré de créer des emplois pour des dizaines de milliers de personnes, mais en contrepartie de cette croissance retrouvée, je vous demande la vie de 2.000 de vos compatriotes chaque année !" Le deal est horrible en effet, et bien entendu, le premier ministre ou le président refuse tout net ce deal.

En réalité, sans le savoir, ils ont refusé la création de l'industrie automobile ! C'est vrai qu'en France, pour citer un pays constructeur proche de la Belgique, la route tue en moyenne 2.000 personnes par an ! Cette histoire est évidemment une autre manière de voir le coût de la croissance pour un pays.

Mais si j'en parle aujourd'hui, c'est pour une autre raison. Grâce aux nouvelles technologies numériques, il sera sans doute possible de diminuer le nombre de morts par an à quasi zéro ! Techniquement, c'est tout à fait possible et notamment via le partage de données comme c'est déjà le cas sur les réseaux sociaux. Demain, il sera possible d'intégrer des informations entre automobilistes en temps réel afin de bien rappeler l'adage selon lequel, "on ne roule pas seulement pour soi, mais on conduit aussi pour les autres".

Les nouveautés technologiques sont-elles là pour distraire l'automobiliste ou pour diminuer le nombre de morts sur la route?

Mais comme le faisait remarquer le patron de la firme Coyote, encore faut-il que les nouvelles technologies numériques qui seront embarquées demain dans nos voitures soient des technologies responsabilisantes, et non pas des technologies de distraction ou de divertissement. Là, le patron de Coyote, qui plaide pour sa cause bien entendu, a peur de Google qui dit-il, introduit déjà pas à pas, des distractions dans la voiture. Or, pour lui, la voiture était le dernier endroit protégé de la pub (du moins si l'on excepte les spots radio) mais avec Google dit-il, la voiture risque de se transformer en support publicitaire géo-localisé roulant...

Le débat de demain sera donc simple : les nouveautés technologiques sont-elles là pour distraire l'automobiliste ou pour diminuer le nombre de morts sur la route ? Une question qui s'ajoutera à bien d'autres, notamment si la voiture de demain pourra se conduire toute seule. Quid en cas d'accident, est-ce le conducteur qui sera responsable ou le constructeur automobile ? Ces questions bizarres aujourd'hui seront monnaie courante d'ici moins de dix ans.

On ne roule pas seulement pour soi, mais on conduit aussi pour les autres

Dans les facultés de droit aux Etats-Unis, certains professeurs ont l'habitude de raconter l'histoire suivante pour éclairer leurs étudiants sur la magie de la croissance économique.

Imaginez donc qu'un consultant connu débarque dans le bureau d'un premier ministre ou d'un président de la république et lui dise : "Voilà, j'ai la solution à vos problèmes de croissance. J'ai une idée qui pourra faire doubler en quelques années votre PIB et qui aura des effets bénéfiques directs et indirects sur des tas d'autres secteurs économiques, vous serez donc assuré de créer des emplois pour des dizaines de milliers de personnes, mais en contrepartie de cette croissance retrouvée, je vous demande la vie de 2.000 de vos compatriotes chaque année !" Le deal est horrible en effet, et bien entendu, le premier ministre ou le président refuse tout net ce deal.

En réalité, sans le savoir, ils ont refusé la création de l'industrie automobile ! C'est vrai qu'en France, pour citer un pays constructeur proche de la Belgique, la route tue en moyenne 2.000 personnes par an ! Cette histoire est évidemment une autre manière de voir le coût de la croissance pour un pays.

Mais si j'en parle aujourd'hui, c'est pour une autre raison. Grâce aux nouvelles technologies numériques, il sera sans doute possible de diminuer le nombre de morts par an à quasi zéro ! Techniquement, c'est tout à fait possible et notamment via le partage de données comme c'est déjà le cas sur les réseaux sociaux. Demain, il sera possible d'intégrer des informations entre automobilistes en temps réel afin de bien rappeler l'adage selon lequel, "on ne roule pas seulement pour soi, mais on conduit aussi pour les autres".

Les nouveautés technologiques sont-elles là pour distraire l'automobilistes ou pour diminuer le nombre de morts sur la route?

Mais comme le faisait remarquer le patron de la firme Coyote, encore faut-il que les nouvelles technologies numériques qui seront embarquées demain dans nos voitures soient des technologies responsabilisantes, et non pas des technologies de distraction ou de divertissement. Là, le patron de Coyote, qui plaide pour sa cause bien entendu, a peur de Google qui dit-il, introduit déjà pas à pas, des distractions dans la voiture. Or, pour lui, la voiture était le dernier endroit protégé de la pub (du moins si l'on excepte les spots radio) mais avec Google dit-il, la voiture risque de se transformer en support publicitaire géo-localisé roulant...

Le débat de demain sera donc simple : les nouveautés technologiques sont-elles là pour distraire l'automobilistes ou pour diminuer le nombre de morts sur la route ? Une question qui s'ajoutera à bien d'autres, notamment si la voiture de demain pourra se conduire toute seule. Quid en cas d'accident, est-ce le conducteur qui sera responsable ou le constructeur automobile ? Ces questions bizarres aujourd'hui seront monnaie courante d'ici moins de dix ans.

Imaginez donc qu'un consultant connu débarque dans le bureau d'un premier ministre ou d'un président de la république et lui dise : "Voilà, j'ai la solution à vos problèmes de croissance. J'ai une idée qui pourra faire doubler en quelques années votre PIB et qui aura des effets bénéfiques directs et indirects sur des tas d'autres secteurs économiques, vous serez donc assuré de créer des emplois pour des dizaines de milliers de personnes, mais en contrepartie de cette croissance retrouvée, je vous demande la vie de 2.000 de vos compatriotes chaque année !" Le deal est horrible en effet, et bien entendu, le premier ministre ou le président refuse tout net ce deal.En réalité, sans le savoir, ils ont refusé la création de l'industrie automobile ! C'est vrai qu'en France, pour citer un pays constructeur proche de la Belgique, la route tue en moyenne 2.000 personnes par an ! Cette histoire est évidemment une autre manière de voir le coût de la croissance pour un pays.Mais si j'en parle aujourd'hui, c'est pour une autre raison. Grâce aux nouvelles technologies numériques, il sera sans doute possible de diminuer le nombre de morts par an à quasi zéro ! Techniquement, c'est tout à fait possible et notamment via le partage de données comme c'est déjà le cas sur les réseaux sociaux. Demain, il sera possible d'intégrer des informations entre automobilistes en temps réel afin de bien rappeler l'adage selon lequel, "on ne roule pas seulement pour soi, mais on conduit aussi pour les autres".Mais comme le faisait remarquer le patron de la firme Coyote, encore faut-il que les nouvelles technologies numériques qui seront embarquées demain dans nos voitures soient des technologies responsabilisantes, et non pas des technologies de distraction ou de divertissement. Là, le patron de Coyote, qui plaide pour sa cause bien entendu, a peur de Google qui dit-il, introduit déjà pas à pas, des distractions dans la voiture. Or, pour lui, la voiture était le dernier endroit protégé de la pub (du moins si l'on excepte les spots radio) mais avec Google dit-il, la voiture risque de se transformer en support publicitaire géo-localisé roulant...Le débat de demain sera donc simple : les nouveautés technologiques sont-elles là pour distraire l'automobiliste ou pour diminuer le nombre de morts sur la route ? Une question qui s'ajoutera à bien d'autres, notamment si la voiture de demain pourra se conduire toute seule. Quid en cas d'accident, est-ce le conducteur qui sera responsable ou le constructeur automobile ? Ces questions bizarres aujourd'hui seront monnaie courante d'ici moins de dix ans.On ne roule pas seulement pour soi, mais on conduit aussi pour les autres Dans les facultés de droit aux Etats-Unis, certains professeurs ont l'habitude de raconter l'histoire suivante pour éclairer leurs étudiants sur la magie de la croissance économique.Imaginez donc qu'un consultant connu débarque dans le bureau d'un premier ministre ou d'un président de la république et lui dise : "Voilà, j'ai la solution à vos problèmes de croissance. J'ai une idée qui pourra faire doubler en quelques années votre PIB et qui aura des effets bénéfiques directs et indirects sur des tas d'autres secteurs économiques, vous serez donc assuré de créer des emplois pour des dizaines de milliers de personnes, mais en contrepartie de cette croissance retrouvée, je vous demande la vie de 2.000 de vos compatriotes chaque année !" Le deal est horrible en effet, et bien entendu, le premier ministre ou le président refuse tout net ce deal.En réalité, sans le savoir, ils ont refusé la création de l'industrie automobile ! C'est vrai qu'en France, pour citer un pays constructeur proche de la Belgique, la route tue en moyenne 2.000 personnes par an ! Cette histoire est évidemment une autre manière de voir le coût de la croissance pour un pays.Mais si j'en parle aujourd'hui, c'est pour une autre raison. Grâce aux nouvelles technologies numériques, il sera sans doute possible de diminuer le nombre de morts par an à quasi zéro ! Techniquement, c'est tout à fait possible et notamment via le partage de données comme c'est déjà le cas sur les réseaux sociaux. Demain, il sera possible d'intégrer des informations entre automobilistes en temps réel afin de bien rappeler l'adage selon lequel, "on ne roule pas seulement pour soi, mais on conduit aussi pour les autres".Mais comme le faisait remarquer le patron de la firme Coyote, encore faut-il que les nouvelles technologies numériques qui seront embarquées demain dans nos voitures soient des technologies responsabilisantes, et non pas des technologies de distraction ou de divertissement. Là, le patron de Coyote, qui plaide pour sa cause bien entendu, a peur de Google qui dit-il, introduit déjà pas à pas, des distractions dans la voiture. Or, pour lui, la voiture était le dernier endroit protégé de la pub (du moins si l'on excepte les spots radio) mais avec Google dit-il, la voiture risque de se transformer en support publicitaire géo-localisé roulant...Le débat de demain sera donc simple : les nouveautés technologiques sont-elles là pour distraire l'automobilistes ou pour diminuer le nombre de morts sur la route ? Une question qui s'ajoutera à bien d'autres, notamment si la voiture de demain pourra se conduire toute seule. Quid en cas d'accident, est-ce le conducteur qui sera responsable ou le constructeur automobile ? Ces questions bizarres aujourd'hui seront monnaie courante d'ici moins de dix ans.