"À très court terme, il peut y avoir des réactions des marchés qui sont un peu excessives", a répondu François Villeroy de Galhau à un député, lors d'une audition devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale.

Depuis plusieurs séances, le marché de la dette s'est quelque peu tendu, avec une hausse des rendements sur les emprunts souverains. Mardi, le taux allemand à 10 ans, qui fait référence en zone euro, a atteint un plus haut niveau depuis janvier 2019, à 0,27%, en cours de séance.

Ces hausses s'expliquent par le fait que la Banque centrale européenne, suivant la Réserve fédérale américaine, n'écarte désormais plus la possibilité de relever ses taux directeurs d'ici à la fin de l'année pour faire face à l'inflation.

Pour justifier sa confiance dans la solidité de la zone euro, le gouverneur de la Banque de France a cité deux facteurs "extrêmement favorables par rapport à ce que nous avions connu dans le passé": "la solidarité européenne", avec le plan de relance européen de 750 milliards d'euros, et "l'Italie (qui) semble accélérer sur la voie des réformes, sous l'égide de Mario Draghi", le chef du gouvernement italien.

Au début des années 2010, la zone euro avait connu de graves turbulences lorsque plusieurs États fortement endettés, dont la Grèce et l'Italie, avaient eu du mal à se financer sur les marchés, ces derniers demandant des taux de plus en plus élevés.

"À très court terme, il peut y avoir des réactions des marchés qui sont un peu excessives", a répondu François Villeroy de Galhau à un député, lors d'une audition devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale.Depuis plusieurs séances, le marché de la dette s'est quelque peu tendu, avec une hausse des rendements sur les emprunts souverains. Mardi, le taux allemand à 10 ans, qui fait référence en zone euro, a atteint un plus haut niveau depuis janvier 2019, à 0,27%, en cours de séance.Ces hausses s'expliquent par le fait que la Banque centrale européenne, suivant la Réserve fédérale américaine, n'écarte désormais plus la possibilité de relever ses taux directeurs d'ici à la fin de l'année pour faire face à l'inflation.Pour justifier sa confiance dans la solidité de la zone euro, le gouverneur de la Banque de France a cité deux facteurs "extrêmement favorables par rapport à ce que nous avions connu dans le passé": "la solidarité européenne", avec le plan de relance européen de 750 milliards d'euros, et "l'Italie (qui) semble accélérer sur la voie des réformes, sous l'égide de Mario Draghi", le chef du gouvernement italien.Au début des années 2010, la zone euro avait connu de graves turbulences lorsque plusieurs États fortement endettés, dont la Grèce et l'Italie, avaient eu du mal à se financer sur les marchés, ces derniers demandant des taux de plus en plus élevés.