Je ne suis pas médecin et j'ai donc pris la peine de contacter deux amis qui sont directeurs généraux de deux des plus grands hôpitaux de Belgique pour comprendre ce qui se passe. Voilà en résumé ce que j'en ai retenu : les hôpitaux ne sont pas tous à saturation, non, ce dont les hôpitaux ont peur, c'est de devoir fermer les unités qui traitent les autres maladies non-covid. Autant entre mars et fin mai, les hôpitaux ont fermé des unités au profit du traitement du covid-19, autant aujourd'hui, on sait qu'on devra vivre avec ce fichu virus pendant un an ou deux et donc, il n'est pas question de priver la population de soins de santé pendant cette période. Si j'ai un problème à la hanche ou un souci cardiaque, je dois pouvoir être traité malgré le virus.

Alors pourquoi n'explique-t-on pas les choses aussi simplement au lieu de flanquer la trouille à l'ensemble de la population ? De plus, aujourd'hui, les hôpitaux n'ont pas un problème de masques ou de matériel, non, c'est un problème de personnel. Celui-ci est notoirement insuffisant depuis plus de 5 ans, et l'un de mes interlocuteurs m'a expliqué qu'il avait des démissions dans son hôpital. Normal, les infirmiers et infirmières regardent aussi la TV, prennent peur et se disent pourquoi continuer dans cette voie, alors qu'ils sont mal payés ? Là encore, pourquoi ne pas le dire publiquement : l'argent ne coule toujours pas à flots dans les hôpitaux et les soucis de personnel d'hier ne sont pas encore réglés !

Quant au rôle des politiques, ils font ce qu'ils peuvent, mais en gros, selon mes interlocuteurs, ces politiques ont peur : chaque mort du COVID leur est imputé par la population, on l'a vu avec les maisons de repos. Le résultat, c'est qu'ils sont devenus en partie les otages de quelques virologues qui ne jurent que par le risque zéro. Mettez-vous à la place d'un politique, il n'a aucun intérêt à prendre des mesures nuancées mais au contraire de mettre le curseur sur le risque zéro. S'il n'y a pas ou peu de morts, il ou elle pourra dire que c'est grâce à lui, et si les morts sont quand même là, il ou elle pourra dire que sans les mesures prises, ce serait pire. Donc, les politiques ont un incitant logique à l'extrême prudence.

On comprend mieux pourquoi le nouveau ministre de la santé a parlé d'une bulle de 3 personnes à la télévision, en réalité, il nous préparait déjà psychologiquement aux nouvelles mesures !

Pour le reste, ce climat d'angoisse est en lui-même potentiellement dangereux pour l'économie car il va freiner la reprise, qui est déjà en mode dégradée. Mes interlocuteurs m'ont rappelé qu'entre novembre et fin de l'année, beaucoup de personnes seront d'office enrhumées ou auront la grippe, normal, c'est la saison. Les enseignants en particulier ont en peur, et certains (on peut les comprendre) risquent de renvoyer les enfants chez eux par précaution, et donc les parents n'iront pas au boulot pour pouvoir s'en occuper... C'est une mauvaise nouvelle pour les entreprises qui sont déjà mal en point.

Pourtant, les cas de grippe risquent d'être moins nombreux que prévu car les gestes barrières auxquelles nous nous sommes habitués devraient freiner l'épidémie de grippe. Mais encore une fois, qui le dit et le répète pour rassurer notre population ?

Mon propos n'est pas de critiquer les mesures du gouvernement, qui suis-je pour le faire, mais de faire entendre ces nuances glanées à des sources autorisées : mais qui veut encore les écouter ? Certains médias préfèrent hélas les marchands de malheur car l'audimat est au rendez-vous. Le bon sens n'est pas viral, la peur oui. En fait, ce n'est pas une critique des mesures, mais un constat avec lequel il faut apprendre à vivre : nous n'avons pas un gouvernement Vivaldi, mais bien un gouvernement de virologues. Et certains d'eux ont soif du fameux quart d'heure de célébrité d'Andy Warhol.

Je ne suis pas médecin et j'ai donc pris la peine de contacter deux amis qui sont directeurs généraux de deux des plus grands hôpitaux de Belgique pour comprendre ce qui se passe. Voilà en résumé ce que j'en ai retenu : les hôpitaux ne sont pas tous à saturation, non, ce dont les hôpitaux ont peur, c'est de devoir fermer les unités qui traitent les autres maladies non-covid. Autant entre mars et fin mai, les hôpitaux ont fermé des unités au profit du traitement du covid-19, autant aujourd'hui, on sait qu'on devra vivre avec ce fichu virus pendant un an ou deux et donc, il n'est pas question de priver la population de soins de santé pendant cette période. Si j'ai un problème à la hanche ou un souci cardiaque, je dois pouvoir être traité malgré le virus.Alors pourquoi n'explique-t-on pas les choses aussi simplement au lieu de flanquer la trouille à l'ensemble de la population ? De plus, aujourd'hui, les hôpitaux n'ont pas un problème de masques ou de matériel, non, c'est un problème de personnel. Celui-ci est notoirement insuffisant depuis plus de 5 ans, et l'un de mes interlocuteurs m'a expliqué qu'il avait des démissions dans son hôpital. Normal, les infirmiers et infirmières regardent aussi la TV, prennent peur et se disent pourquoi continuer dans cette voie, alors qu'ils sont mal payés ? Là encore, pourquoi ne pas le dire publiquement : l'argent ne coule toujours pas à flots dans les hôpitaux et les soucis de personnel d'hier ne sont pas encore réglés ! Quant au rôle des politiques, ils font ce qu'ils peuvent, mais en gros, selon mes interlocuteurs, ces politiques ont peur : chaque mort du COVID leur est imputé par la population, on l'a vu avec les maisons de repos. Le résultat, c'est qu'ils sont devenus en partie les otages de quelques virologues qui ne jurent que par le risque zéro. Mettez-vous à la place d'un politique, il n'a aucun intérêt à prendre des mesures nuancées mais au contraire de mettre le curseur sur le risque zéro. S'il n'y a pas ou peu de morts, il ou elle pourra dire que c'est grâce à lui, et si les morts sont quand même là, il ou elle pourra dire que sans les mesures prises, ce serait pire. Donc, les politiques ont un incitant logique à l'extrême prudence.On comprend mieux pourquoi le nouveau ministre de la santé a parlé d'une bulle de 3 personnes à la télévision, en réalité, il nous préparait déjà psychologiquement aux nouvelles mesures ! Pour le reste, ce climat d'angoisse est en lui-même potentiellement dangereux pour l'économie car il va freiner la reprise, qui est déjà en mode dégradée. Mes interlocuteurs m'ont rappelé qu'entre novembre et fin de l'année, beaucoup de personnes seront d'office enrhumées ou auront la grippe, normal, c'est la saison. Les enseignants en particulier ont en peur, et certains (on peut les comprendre) risquent de renvoyer les enfants chez eux par précaution, et donc les parents n'iront pas au boulot pour pouvoir s'en occuper... C'est une mauvaise nouvelle pour les entreprises qui sont déjà mal en point. Pourtant, les cas de grippe risquent d'être moins nombreux que prévu car les gestes barrières auxquelles nous nous sommes habitués devraient freiner l'épidémie de grippe. Mais encore une fois, qui le dit et le répète pour rassurer notre population ? Mon propos n'est pas de critiquer les mesures du gouvernement, qui suis-je pour le faire, mais de faire entendre ces nuances glanées à des sources autorisées : mais qui veut encore les écouter ? Certains médias préfèrent hélas les marchands de malheur car l'audimat est au rendez-vous. Le bon sens n'est pas viral, la peur oui. En fait, ce n'est pas une critique des mesures, mais un constat avec lequel il faut apprendre à vivre : nous n'avons pas un gouvernement Vivaldi, mais bien un gouvernement de virologues. Et certains d'eux ont soif du fameux quart d'heure de célébrité d'Andy Warhol.