"Sommes-nous satisfaits de cet accord? Non, néanmoins, il est le signe que la solidarité prime sur tout et c'est d'abord le propre d'un AIP", justifie le syndicat socialiste d'employés et de cadres.

Le projet d'AIP 2019-2020 prévoit notamment une norme salariale d'1,1% en plus de l'indexation et une hausse du salaire minimum d'1,1% également, soit 10 centimes par heure.

Si le Setca juge ces hausses trop maigres, ses membres et militants estiment que le projet d'AIP "vaut toutefois la peine sur un certain nombre d'autres points: la modalisation de l'enveloppe bien-être pour le relèvement des allocations sociales, les mesures de fin de carrière (RCC et emplois de fin de carrière) et l'amélioration du remboursement des frais de déplacement".

Le Setca insiste pour que "l'AIP et son exécution soient respectés à 100% par les employeurs et le gouvernement".

"Ce que nous devons continuer à défendre, au-delà de l'AIP et dans les mois à venir, ce sont des cadres légaux différents, réformés tant pour les négociations salariales que pour les fins de carrière. Dans le cadre légal actuel extrêmement restrictif, le projet d'accord est malheureusement ce qui devait arriver. C'est donc d'un gouvernement respectueux des travailleurs et des allocataires sociaux dont nous avons besoin. C'est ce à quoi nous nous emploierons avec nos militants d'ici le 26 mai (date des élections, NDLR)", conclut le syndicat socialiste.

La décision finale de la FGTB tombera ce mardi, tout comme celle de la CSC. Plusieurs centrales et régionales du syndicat socialiste ont déjà fait part de leur rejet du projet d'accord. Du côté du syndicat chrétien, l'aile flamande du syndicat d'employés CNE, la LBC, a approuvé de justesse le texte vendredi dernier.