Le produit intérieur brut (PIB) français progressera de 3,4% en 2022 si le prix du pétrole s'établit en moyenne sur l'année à 93 dollars, mais de seulement 2,8% si ce prix atteint 119 dollars, a précisé la banque centrale qui a indiqué que sans la guerre, elle aurait relevé sa prévision de croissance de 3,6% à 3,9%.

Pour 2023 et 2024, la Banque de France prévoit que la croissance, qui bénéficie encore cette année d'un fort acquis du début d'année, diminuera à 2% puis à 1,4% dans le premier scénario qualifié de "conventionnel", et à 1,3% puis à 1,1% dans le deuxième appelé "dégradé".

Olivier Garnier, le directeur général de l'institution, a précisé lors d'une conférence de presse que les "deux scénarios sont possibles", ajoutant qu'il était incapable "de dire lequel est le plus probable" et qu'il pourrait y en avoir d'autres. La Banque de France n'a ainsi pas calculé l'effet qu'aurait un arrêt des fournitures de gaz et de pétrole russes.

Les conséquences de la guerre se feront également sentir sur l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui devrait atteindre cette année 3,7%, selon le premier scénario, et 4,4% selon le second.

Cet indicateur de l'inflation, qui permet des comparaisons au niveau européen et prend davantage en compte les prix de l'énergie que l'indice des prix à la consommation (IPC) national mis en avant par l'Insee, s'est élevé à 4,1% sur un an en France en février, mais il devait selon les modélisations réalisées par la Banque de France avant la guerre revenir aux alentours de 2% avant la fin 2022.

La banque centrale prévoit désormais que l'inflation diminuera à 1,9% en 2023 puis à 1,7% dans le scénario conventionnel, mais qu'elle se maintiendra à un niveau élevé avec 3,3% l'an prochain avant de retomber à 1,5% en 2024 dans le scénario dit "dégradé".

Les chocs négatifs du conflit sur l'économie française sont en outre de trois ordres: augmentation des prix de l'énergie et des matières premières, réduction de la consommation et de l'investissement, ainsi qu'une diminution de la demande adressée à la France qui affectera le commerce extérieur, indique encore la Banque de France.

Le produit intérieur brut (PIB) français progressera de 3,4% en 2022 si le prix du pétrole s'établit en moyenne sur l'année à 93 dollars, mais de seulement 2,8% si ce prix atteint 119 dollars, a précisé la banque centrale qui a indiqué que sans la guerre, elle aurait relevé sa prévision de croissance de 3,6% à 3,9%. Pour 2023 et 2024, la Banque de France prévoit que la croissance, qui bénéficie encore cette année d'un fort acquis du début d'année, diminuera à 2% puis à 1,4% dans le premier scénario qualifié de "conventionnel", et à 1,3% puis à 1,1% dans le deuxième appelé "dégradé". Olivier Garnier, le directeur général de l'institution, a précisé lors d'une conférence de presse que les "deux scénarios sont possibles", ajoutant qu'il était incapable "de dire lequel est le plus probable" et qu'il pourrait y en avoir d'autres. La Banque de France n'a ainsi pas calculé l'effet qu'aurait un arrêt des fournitures de gaz et de pétrole russes. Les conséquences de la guerre se feront également sentir sur l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui devrait atteindre cette année 3,7%, selon le premier scénario, et 4,4% selon le second. Cet indicateur de l'inflation, qui permet des comparaisons au niveau européen et prend davantage en compte les prix de l'énergie que l'indice des prix à la consommation (IPC) national mis en avant par l'Insee, s'est élevé à 4,1% sur un an en France en février, mais il devait selon les modélisations réalisées par la Banque de France avant la guerre revenir aux alentours de 2% avant la fin 2022. La banque centrale prévoit désormais que l'inflation diminuera à 1,9% en 2023 puis à 1,7% dans le scénario conventionnel, mais qu'elle se maintiendra à un niveau élevé avec 3,3% l'an prochain avant de retomber à 1,5% en 2024 dans le scénario dit "dégradé". Les chocs négatifs du conflit sur l'économie française sont en outre de trois ordres: augmentation des prix de l'énergie et des matières premières, réduction de la consommation et de l'investissement, ainsi qu'une diminution de la demande adressée à la France qui affectera le commerce extérieur, indique encore la Banque de France.