Le Premier ministre italien Mario Draghi a appelé vendredi à une relance économique "équitable et durable" après la pandémie de Covid-19, jugeant que l'Europe avait négligé la "cohésion sociale" lors de la crise de la dette.

"Dans un passé récent, nous avons oublié l'importance de la cohésion sociale (...) Nous avons tenu la démocratie pour acquise et avons ignoré le risque de populisme", a déclaré l'ancien patron de la Banque centrale européenne (BCE) lors d'un déplacement à Barcelone.

Le dirigeant italien avait pris les commandes de la BCE fin 2011, en pleine crise de la dette qui a fait vaciller la zone euro et entraîné d'impopulaires politiques d'austérité en Europe du Sud.

Surnommé "Super Mario", il avait alors pris une série de mesures inédites qui lui ont valu d'être crédité du sauvetage de la zone euro.

"Après la crise européenne de la dette, le nombre de personnes en risque de pauvreté ou d'exclusion sociale dans l'UE a augmenté de 3,5 millions, et n'est pas encore revenu à ses niveaux pré-crise", a-t-il souligné.

M. Draghi s'exprimait alors que les premiers versements du plan de relance massif de 750 milliards d'euros approuvé par l'Union européenne devraient débuter en juillet dans les États membres, pour leur permettre de se relever de la grave crise économique provoquée par la pandémie.

"Alors que nos sociétés traversent des changements économiques significatifs, nous devons accompagner les travailleurs avec des politiques actives sur le marché du travail. Cela veut dire ouvrir des opportunités pour les femmes et les jeunes, et donner de nouvelles formations et compétences à ceux qui ont perdu leurs emplois", a-t-il détaillé.

M. Draghi a aussi appelé à "prêter davantage attention au climat". "Nous ne pouvons pas sortir de cette crise sanitaire seulement pour marcher comme des somnambules vers une crise environnementale", a-t-il conclu.

Le Premier ministre italien Mario Draghi a appelé vendredi à une relance économique "équitable et durable" après la pandémie de Covid-19, jugeant que l'Europe avait négligé la "cohésion sociale" lors de la crise de la dette."Dans un passé récent, nous avons oublié l'importance de la cohésion sociale (...) Nous avons tenu la démocratie pour acquise et avons ignoré le risque de populisme", a déclaré l'ancien patron de la Banque centrale européenne (BCE) lors d'un déplacement à Barcelone. Le dirigeant italien avait pris les commandes de la BCE fin 2011, en pleine crise de la dette qui a fait vaciller la zone euro et entraîné d'impopulaires politiques d'austérité en Europe du Sud. Surnommé "Super Mario", il avait alors pris une série de mesures inédites qui lui ont valu d'être crédité du sauvetage de la zone euro."Après la crise européenne de la dette, le nombre de personnes en risque de pauvreté ou d'exclusion sociale dans l'UE a augmenté de 3,5 millions, et n'est pas encore revenu à ses niveaux pré-crise", a-t-il souligné. M. Draghi s'exprimait alors que les premiers versements du plan de relance massif de 750 milliards d'euros approuvé par l'Union européenne devraient débuter en juillet dans les États membres, pour leur permettre de se relever de la grave crise économique provoquée par la pandémie."Alors que nos sociétés traversent des changements économiques significatifs, nous devons accompagner les travailleurs avec des politiques actives sur le marché du travail. Cela veut dire ouvrir des opportunités pour les femmes et les jeunes, et donner de nouvelles formations et compétences à ceux qui ont perdu leurs emplois", a-t-il détaillé. M. Draghi a aussi appelé à "prêter davantage attention au climat". "Nous ne pouvons pas sortir de cette crise sanitaire seulement pour marcher comme des somnambules vers une crise environnementale", a-t-il conclu.