Le débat est présenté comme suit : à force de vouloir préserver à n'importe quel prix la santé, ne va-t-on pas achever définitivement l'économie ? Rien que posée comme ça, je sais déjà que certains sont choqués - mais comment peut-on même se poser la question, c'est indécent ! Je rassure ces personnes, le débat est déjà tranché. Les politiques, même s'ils sont inconstants ont déjà fait leur choix, le prix d'une vie n'est plus négociable. S'il faut confiner, ils reconfineront. Par moralité, par souci de nous préserver, par volonté aussi de préserver le système hospitalier, mais aussi parce que les politiques veulent se protéger pénalement contre d'éventuelles attaques judiciaires des citoyens.

Emmanuel Macron l'a déjà dit à plusieurs "la santé n'a pas de prix". En Belgique, on ne l'a pas dit de la même manière, mais on applique la même démarche. Pourtant, aussi étonnant et choquant que cela puisse paraître, et contrairement à ce que dit Macron, la vie a hélas un prix. Ce prix a varié dans le temps et varie aujourd'hui encore dans l'espace.

Aux Etats-Unis, la vie humaine est évaluée entre 9 et 10 millions de dollars, c'est le top au niveau mondial. Ce prix élevé a d'ailleurs un coût, car il rend le prix des assurances horriblement chères, c'est l'une des raisons pour lesquelles beaucoup d'Américains n'ont pas d'assurance santé.

Autrement dit, beaucoup d'Américains sont en danger de mort à cause du prix de leur vie ! En France, la vie humaine est évaluée à 3 millions d'euros, c'est moins qu'aux Etats-Unis. Un économiste vous dira donc qu'une dépense publique inférieure à 3 millions et qui permet de sauver une vie est rentable pour le pays en question.

C'est choquant donc de le dire ou de le reconnaître, mais la vie a donc bien un prix. Les tribunaux la calculent tous les jours, chacun à sa manière. Par exemple pour les attentats terroristes du 11 septembre, le calcul qui a été fait était très cynique : les primes pour indemniser les proches ont été calculées en fonction de ce que gagnaient les victimes.

Autrement dit, un banquier de Wall Street valait plus qu'une réceptionniste ! eEt là, je ne parle pas d'économiste au "coeur de pierre", mais de tribunaux. Imaginez-vous qu'aujourd'hui, on refasse le même calcul, alors que ce satané COVID a mis en lumière le travail remarquable des personnes mal payées que sont les caissières, les chauffeurs routiers ou les éboueurs ? Et donc, oui, notre vie n'a pas de prix, c'est ce que nous pensons et espérons tous, mais en réalité, elle en a une et chaque jour, des assureurs ou des juges la calculent avec ou sans émotion.

Le débat est présenté comme suit : à force de vouloir préserver à n'importe quel prix la santé, ne va-t-on pas achever définitivement l'économie ? Rien que posée comme ça, je sais déjà que certains sont choqués - mais comment peut-on même se poser la question, c'est indécent ! Je rassure ces personnes, le débat est déjà tranché. Les politiques, même s'ils sont inconstants ont déjà fait leur choix, le prix d'une vie n'est plus négociable. S'il faut confiner, ils reconfineront. Par moralité, par souci de nous préserver, par volonté aussi de préserver le système hospitalier, mais aussi parce que les politiques veulent se protéger pénalement contre d'éventuelles attaques judiciaires des citoyens. Emmanuel Macron l'a déjà dit à plusieurs "la santé n'a pas de prix". En Belgique, on ne l'a pas dit de la même manière, mais on applique la même démarche. Pourtant, aussi étonnant et choquant que cela puisse paraître, et contrairement à ce que dit Macron, la vie a hélas un prix. Ce prix a varié dans le temps et varie aujourd'hui encore dans l'espace.Aux Etats-Unis, la vie humaine est évaluée entre 9 et 10 millions de dollars, c'est le top au niveau mondial. Ce prix élevé a d'ailleurs un coût, car il rend le prix des assurances horriblement chères, c'est l'une des raisons pour lesquelles beaucoup d'Américains n'ont pas d'assurance santé. Autrement dit, beaucoup d'Américains sont en danger de mort à cause du prix de leur vie ! En France, la vie humaine est évaluée à 3 millions d'euros, c'est moins qu'aux Etats-Unis. Un économiste vous dira donc qu'une dépense publique inférieure à 3 millions et qui permet de sauver une vie est rentable pour le pays en question. C'est choquant donc de le dire ou de le reconnaître, mais la vie a donc bien un prix. Les tribunaux la calculent tous les jours, chacun à sa manière. Par exemple pour les attentats terroristes du 11 septembre, le calcul qui a été fait était très cynique : les primes pour indemniser les proches ont été calculées en fonction de ce que gagnaient les victimes. Autrement dit, un banquier de Wall Street valait plus qu'une réceptionniste ! eEt là, je ne parle pas d'économiste au "coeur de pierre", mais de tribunaux. Imaginez-vous qu'aujourd'hui, on refasse le même calcul, alors que ce satané COVID a mis en lumière le travail remarquable des personnes mal payées que sont les caissières, les chauffeurs routiers ou les éboueurs ? Et donc, oui, notre vie n'a pas de prix, c'est ce que nous pensons et espérons tous, mais en réalité, elle en a une et chaque jour, des assureurs ou des juges la calculent avec ou sans émotion.