Pour comprendre le veto posé, par la Pologne et la Hongrie, au plan européen de relance, il faut revenir en arrière. En juillet dernier, période durant laquelle, les 27 pays de l'Union européenne ont négocié très difficilement un plan de relance de 750 milliards d'euros. Mais ce plan était aussi assorti de plusieurs conditions dont notamment le respect de l'Etat de droit... Or, ce plan de 750 milliards est aujourd'hui bloqué car il faut l'unanimité des 27 pays européens pour qu'il entre en vigueur. La Hongrie et la Pologne voient, derrière cette condition du respect de l'Etat de droit, une attaque directe contre leur souveraineté et surtout leur politique d'immigration.

Le premier ministre Viktor Orban dit que l'Europe fait chanter les pays qui s'opposent à l'immigration ; or ce n'est pas tout à fait juste, car les autres pays reprochent aussi à Orban bien d'autres défauts, dont celui de bafouer les droits des homosexuels ou de censurer la presse (mais de cela, il n'en parle pas). Pourtant, même ces aspects-là ne sont même pas repris dans l'accord de juillet dernier.

Ce bras de fer est dangereux car il bloque aussi l'arrivée de fonds nécessaires pour les pays les plus impactés que sont l'Italie et l'Espagne.

Ce qui étonne aussi certains observateurs, c'est que la Pologne et la Hongrie, en jouant ce blocage, jouent aussi avec le feu... D'abord, parce que la Hongrie allait recevoir 5 milliards d'euros et la Pologne 23 milliards de ce fameux plan de relance. Ce ne sont pas des petites sommes en effet. C'est d'autant plus étonnant que, si ces deux pays ont été relativement épargnés par la première vague, ce n'est plus du tout le cas pour la deuxième vague. Reste maintenant à voir si ce blocage va durer (je rappelle que tant qu'il dure la Belgique ne recevra pas non plus sa partie financière de ce plan de relance).

D'après les observateurs, ce blocage ne devrait plus durer trop longtemps, car l'Allemagne, le premier partenaire de la Pologne et la Hongrie, mettra la pression. Par ailleurs, ces deux pays sont déjà très endettés et n'ont plus beaucoup de marge de manoeuvre pour tenir sans l'aide financière de l'Europe. Mais pour le moment, ces deux gouvernements ultra-conservateurs jouent la montre car ils savent aussi qu'ils ne peuvent pas être exclus de l'Union européenne. La France a déjà donné le ton général : elle ne renoncera ni à la relance, ni à ses valeurs. Il ne reste plus qu'à espérer que l'Union européenne arrivera à déconfiner la Pologne et la Hongrie très rapidement !

Pour comprendre le veto posé, par la Pologne et la Hongrie, au plan européen de relance, il faut revenir en arrière. En juillet dernier, période durant laquelle, les 27 pays de l'Union européenne ont négocié très difficilement un plan de relance de 750 milliards d'euros. Mais ce plan était aussi assorti de plusieurs conditions dont notamment le respect de l'Etat de droit... Or, ce plan de 750 milliards est aujourd'hui bloqué car il faut l'unanimité des 27 pays européens pour qu'il entre en vigueur. La Hongrie et la Pologne voient, derrière cette condition du respect de l'Etat de droit, une attaque directe contre leur souveraineté et surtout leur politique d'immigration.Le premier ministre Viktor Orban dit que l'Europe fait chanter les pays qui s'opposent à l'immigration ; or ce n'est pas tout à fait juste, car les autres pays reprochent aussi à Orban bien d'autres défauts, dont celui de bafouer les droits des homosexuels ou de censurer la presse (mais de cela, il n'en parle pas). Pourtant, même ces aspects-là ne sont même pas repris dans l'accord de juillet dernier. Ce bras de fer est dangereux car il bloque aussi l'arrivée de fonds nécessaires pour les pays les plus impactés que sont l'Italie et l'Espagne. Ce qui étonne aussi certains observateurs, c'est que la Pologne et la Hongrie, en jouant ce blocage, jouent aussi avec le feu... D'abord, parce que la Hongrie allait recevoir 5 milliards d'euros et la Pologne 23 milliards de ce fameux plan de relance. Ce ne sont pas des petites sommes en effet. C'est d'autant plus étonnant que, si ces deux pays ont été relativement épargnés par la première vague, ce n'est plus du tout le cas pour la deuxième vague. Reste maintenant à voir si ce blocage va durer (je rappelle que tant qu'il dure la Belgique ne recevra pas non plus sa partie financière de ce plan de relance). D'après les observateurs, ce blocage ne devrait plus durer trop longtemps, car l'Allemagne, le premier partenaire de la Pologne et la Hongrie, mettra la pression. Par ailleurs, ces deux pays sont déjà très endettés et n'ont plus beaucoup de marge de manoeuvre pour tenir sans l'aide financière de l'Europe. Mais pour le moment, ces deux gouvernements ultra-conservateurs jouent la montre car ils savent aussi qu'ils ne peuvent pas être exclus de l'Union européenne. La France a déjà donné le ton général : elle ne renoncera ni à la relance, ni à ses valeurs. Il ne reste plus qu'à espérer que l'Union européenne arrivera à déconfiner la Pologne et la Hongrie très rapidement !