Les ministres discuteront "des prochaines étapes" en matière de sanctions, a confirmé le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, à son arrivée à la réunion, alors que l'Allemagne, la Hongrie et l'Autriche s'opposent à un embargo européen sur les importations de pétrole russe. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, avait indiqué la semaine dernière que l'exécutif travaillait "à des sanctions supplémentaires, y compris sur les importations de pétrole". "Des mesures sur le pétrole et même le gaz seront nécessaires tôt ou tard", avait ajouté le président du Conseil Charles Michel.

M. Borrell, qui s'est rendu vendredi à Kiev aux côtés Mme Von der Leyen, a proposé de renforcer de 500 millions d'euros l'enveloppe d'un milliard d'euros déjà libérée par l'UE pour aider les États membres à alimenter l'Ukraine en armes et autres équipements militaires, alors que la Russie concentre ses troupes dans l'est du pays.

Il a estimé que la guerre se gagnera ou se perdra sur le champ de bataille, un changement de vue par rapport à de précédentes déclarations où il considérait que les sanctions contre la Russie permettraient de mettre fin à la guerre. "Je crains que dans les prochains jours, la guerre n'augmente (en intensité) dans le Donbass", a confirmé l'Espagnol.

"Il faut être conscient que la guerre en Ukraine va augmenter en brutalité", a déclaré l'Autrichien Alexander Schallenberg, dont le chef de gouvernement, le chancelier Karl Nehammer, doit rencontrer le président russe Vladimir Poutine ce lundi à Moscou. "On ne peut laisser de côté la moindre opportunité de faire comprendre (à Vladimir Poutine) qu'il est en train d'isoler la Russie, et que sur le plan moral, c'est une guerre qu'il ne peut pas gagner, qu'il a en fait déjà perdue".

La décision de ce déplacement a été prise après un entretien avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ainsi qu'avec des dirigeants comme Mme Von der Leyen, le président du Conseil européen Charles Michel, le chancelier allemand Olaf Scholz ou encore le président turc Recep Tayyip Erdogan, "mais ce n'est pas sur mandat de l'UE", a précisé M. Schallenberg. "Nous attendons-nous à des miracles ? Non, mais on ne peut se résoudre à ne pas utiliser une opportunité."

La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock a soutenu le principe d'une aide militaire supplémentaire à l'Ukraine, mais son pays continue d'être critiqué à l'international pour ses réticences à accélérer la sortie de l'UE de sa dépendance aux énergies russes.

Selon le groupe de réflexion Bruegel, l'équivalent de quelque 450 millions de dollars de pétrole russe sont consommés chaque jour actuellement dans l'UE, alimentant la machine de guerre de Vladimir Poutine. Mme Baerbock a répété l'engagement de l'Allemagne de se défaire à terme des dépendances aux gaz, pétrole et charbon (déjà banni par l'UE la semaine dernière), mais elle a insisté sur la nécessité pour l'UE d'avoir un plan coordonné.

L'Irlandais Simon Coveney a poussé à adopter au plus vite des sanctions réellement dissuasives, dont des sanctions sur le pétrole, même si "ce sera difficile pour certains États membres". Le Néerlandais Wopke Hoekstra s'est dit ouvert à toute option, mais tous deux ont insisté sur la nécessité de maintenir l'unité des Européens.

Les ministres discuteront "des prochaines étapes" en matière de sanctions, a confirmé le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, à son arrivée à la réunion, alors que l'Allemagne, la Hongrie et l'Autriche s'opposent à un embargo européen sur les importations de pétrole russe. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, avait indiqué la semaine dernière que l'exécutif travaillait "à des sanctions supplémentaires, y compris sur les importations de pétrole". "Des mesures sur le pétrole et même le gaz seront nécessaires tôt ou tard", avait ajouté le président du Conseil Charles Michel. M. Borrell, qui s'est rendu vendredi à Kiev aux côtés Mme Von der Leyen, a proposé de renforcer de 500 millions d'euros l'enveloppe d'un milliard d'euros déjà libérée par l'UE pour aider les États membres à alimenter l'Ukraine en armes et autres équipements militaires, alors que la Russie concentre ses troupes dans l'est du pays. Il a estimé que la guerre se gagnera ou se perdra sur le champ de bataille, un changement de vue par rapport à de précédentes déclarations où il considérait que les sanctions contre la Russie permettraient de mettre fin à la guerre. "Je crains que dans les prochains jours, la guerre n'augmente (en intensité) dans le Donbass", a confirmé l'Espagnol. "Il faut être conscient que la guerre en Ukraine va augmenter en brutalité", a déclaré l'Autrichien Alexander Schallenberg, dont le chef de gouvernement, le chancelier Karl Nehammer, doit rencontrer le président russe Vladimir Poutine ce lundi à Moscou. "On ne peut laisser de côté la moindre opportunité de faire comprendre (à Vladimir Poutine) qu'il est en train d'isoler la Russie, et que sur le plan moral, c'est une guerre qu'il ne peut pas gagner, qu'il a en fait déjà perdue". La décision de ce déplacement a été prise après un entretien avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ainsi qu'avec des dirigeants comme Mme Von der Leyen, le président du Conseil européen Charles Michel, le chancelier allemand Olaf Scholz ou encore le président turc Recep Tayyip Erdogan, "mais ce n'est pas sur mandat de l'UE", a précisé M. Schallenberg. "Nous attendons-nous à des miracles ? Non, mais on ne peut se résoudre à ne pas utiliser une opportunité." La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock a soutenu le principe d'une aide militaire supplémentaire à l'Ukraine, mais son pays continue d'être critiqué à l'international pour ses réticences à accélérer la sortie de l'UE de sa dépendance aux énergies russes. Selon le groupe de réflexion Bruegel, l'équivalent de quelque 450 millions de dollars de pétrole russe sont consommés chaque jour actuellement dans l'UE, alimentant la machine de guerre de Vladimir Poutine. Mme Baerbock a répété l'engagement de l'Allemagne de se défaire à terme des dépendances aux gaz, pétrole et charbon (déjà banni par l'UE la semaine dernière), mais elle a insisté sur la nécessité pour l'UE d'avoir un plan coordonné. L'Irlandais Simon Coveney a poussé à adopter au plus vite des sanctions réellement dissuasives, dont des sanctions sur le pétrole, même si "ce sera difficile pour certains États membres". Le Néerlandais Wopke Hoekstra s'est dit ouvert à toute option, mais tous deux ont insisté sur la nécessité de maintenir l'unité des Européens.