Les coupes claires dans les budgets de la santé n'ont pas provoqué des manifestations monstres dans nos rues ou un renversement de gouvernement. Quant au secteur de l'Horeca, en-dehors de la sympathie que l'on pouvait avoir pour le resto du coin, l'idée générale est qu'ils faisaient du noir, donc qu'ils étaient un peu resquilleurs et leurs multiples appels à l'aide n'ont jamais vraiment ému les foules.

Oui, je sais, c'est un résumé qui manque un peu de nuance, mais je force le trait à dessein. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui tous les politiques sont au chevet de ces deux secteurs. Le premier se faisait applaudir chaque soir à 20 heures et le second fait rêver les citoyens qui se rendent compte de l'importance sociale d'un bistro et d'un restaurant dans notre vie quotidienne. La bonne nouvelle, c'est que tout le monde veut les aider ; du PS au MR, tout le monde est d'accord. Dans les deux partis, on veut séduire les citoyens à coup de plans de relance, et rien n'est trop beau pour les uns et les autres. Le PS parle d'un plan de relance entre 30 et 50 milliards d'euros pour la Belgique. Quant au MR, il refuse de donner un chiffre précis mais propose de baisser massivement les impôts.

La baisse des impôts est quasi incontournable si on veut faire redémarrer la machine car si on veut relancer la consommation, il n'est pas question d'augmenter l'impôt des personnes physiques, pas plus que la TVA d'ailleurs - ce serait contreproductif - et les restaurateurs (du moins ceux qui vont pouvoir survivre) pourront probablement compter sur la déductibilité à 100% des frais des restaurants professionnels. Même à gauche on ne discute plus de cette déductibilité !

En revanche, ce qui est étonnant, c'est de voir que deux syndicalistes spécialisés dans l'Horeca estiment que 40% des entreprises du secteur sont en faillite virtuelle, et cela bien avant le COVID-19. Pour la simple raison que ces restaurants et cafés ne déposaient pas leurs bilans, notamment pour masquer le fait qu'ils ont des fonds propres négatifs. Ce sont ces deux syndicalistes qui le disent, mais selon eux, ces entreprises devraient disparaître.

Oui, ils nuancent leurs propos en disant qu'il faut éviter les licenciements secs dans l'Horeca jusque fin décembre 2020. Mais en attendant, le monde d'après, c'est sans doute cela : la droite qui s'intéresse enfin au secteur hospitalier et la gauche qui veut sauver le secteur Horeca. Oui, je sais, je caricature, mais bon, est-ce faux ?

Les coupes claires dans les budgets de la santé n'ont pas provoqué des manifestations monstres dans nos rues ou un renversement de gouvernement. Quant au secteur de l'Horeca, en-dehors de la sympathie que l'on pouvait avoir pour le resto du coin, l'idée générale est qu'ils faisaient du noir, donc qu'ils étaient un peu resquilleurs et leurs multiples appels à l'aide n'ont jamais vraiment ému les foules.Oui, je sais, c'est un résumé qui manque un peu de nuance, mais je force le trait à dessein. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui tous les politiques sont au chevet de ces deux secteurs. Le premier se faisait applaudir chaque soir à 20 heures et le second fait rêver les citoyens qui se rendent compte de l'importance sociale d'un bistro et d'un restaurant dans notre vie quotidienne. La bonne nouvelle, c'est que tout le monde veut les aider ; du PS au MR, tout le monde est d'accord. Dans les deux partis, on veut séduire les citoyens à coup de plans de relance, et rien n'est trop beau pour les uns et les autres. Le PS parle d'un plan de relance entre 30 et 50 milliards d'euros pour la Belgique. Quant au MR, il refuse de donner un chiffre précis mais propose de baisser massivement les impôts. La baisse des impôts est quasi incontournable si on veut faire redémarrer la machine car si on veut relancer la consommation, il n'est pas question d'augmenter l'impôt des personnes physiques, pas plus que la TVA d'ailleurs - ce serait contreproductif - et les restaurateurs (du moins ceux qui vont pouvoir survivre) pourront probablement compter sur la déductibilité à 100% des frais des restaurants professionnels. Même à gauche on ne discute plus de cette déductibilité !En revanche, ce qui est étonnant, c'est de voir que deux syndicalistes spécialisés dans l'Horeca estiment que 40% des entreprises du secteur sont en faillite virtuelle, et cela bien avant le COVID-19. Pour la simple raison que ces restaurants et cafés ne déposaient pas leurs bilans, notamment pour masquer le fait qu'ils ont des fonds propres négatifs. Ce sont ces deux syndicalistes qui le disent, mais selon eux, ces entreprises devraient disparaître.Oui, ils nuancent leurs propos en disant qu'il faut éviter les licenciements secs dans l'Horeca jusque fin décembre 2020. Mais en attendant, le monde d'après, c'est sans doute cela : la droite qui s'intéresse enfin au secteur hospitalier et la gauche qui veut sauver le secteur Horeca. Oui, je sais, je caricature, mais bon, est-ce faux ?