Certaines des exportations typiques de ce pays, comme "les vêtements, les chaussures et les articles de voyage" sont désormais soumises aux droits de douane de l'Union, précise un communiqué. Concrètement, Bruxelles a retiré une partie de l'accès préférentiel du Cambodge au marché européen dans le cadre de l'initiative "Tout sauf les armes" (TSA) --ou "Everything but arms" (EBA)--, qui permet aux pays les plus pauvres de bénéficier d'une exemption dans l'UE des taxes et des quotas sur leurs produits, à l'exception des armes et des munitions. Cette préférence cesse de s'appliquer partiellement et temporairement "en raison de sérieuses inquiétudes liées aux droits humains" dans ce pays, souligne l'exécutif européen. Le commissaire au Commerce, Phil Hogan, souligne que l'UE est au côté du Cambodge "dans les circonstances difficiles dues à la pandémie de coronavirus". "Néanmoins, notre soutien ne diminue pas la nécessité urgente pour le Cambodge de respecter les droits humains et ceux du travail (...). Je reste prêt à poursuivre notre engagement et à restaurer un accès entièrement libre au marché européen" pour les produits de ce pays, "à condition d'améliorations substantielles" sur cette question, écrit le commissaire, cité dans le communiqué. Ce retrait partiel touche environ 20% des exportations de Phnom Penh dans l'UE.

En février, Bruxelles avait rappelé la nécessité "de rouvrir l'espace politique dans le pays, de créer les conditions nécessaires au rétablissement d'une opposition crédible et de lancer un processus démocratique de réconciliation nationale". Depuis six mois, "le gouvernement cambodgien aurait pu à tout moment prendre les mesures pour remplir les conditions" lui permettant de conserver le régime préférentiel. Un important leader syndical a été arrêté pour "provocation" début août. Depuis les élections législatives de juillet 2018, auxquelles le parti du Premier ministre Hun Sen a remporté tous les sièges au Parlement sans rencontrer d'opposition crédible, les autorités ont intensifié les arrestations de membres de l'opposition, selon cette dernière et les organisations de défense des droits humains. Si le gouvernement faisait "des progrès significatifs en particulier dans le domaine des droits politiques et civiques, la Commission pourrait revoir sa décision", souligne le communiqué. En février, Hun Sen avait prévenu qu'il ne céderait pas aux pressions de l'UE, annonçant que son pays "ne s'inclinera(it) pas devant n'importe qui". Le secteur du textile emploie plus de 700.000 personnes au Cambodge. L'UE est le premier partenaire commercial de ce pays asiatique, qui écoule dans l'Union 45% de ses exportations, pour 5,4 milliards d'euros.

Certaines des exportations typiques de ce pays, comme "les vêtements, les chaussures et les articles de voyage" sont désormais soumises aux droits de douane de l'Union, précise un communiqué. Concrètement, Bruxelles a retiré une partie de l'accès préférentiel du Cambodge au marché européen dans le cadre de l'initiative "Tout sauf les armes" (TSA) --ou "Everything but arms" (EBA)--, qui permet aux pays les plus pauvres de bénéficier d'une exemption dans l'UE des taxes et des quotas sur leurs produits, à l'exception des armes et des munitions. Cette préférence cesse de s'appliquer partiellement et temporairement "en raison de sérieuses inquiétudes liées aux droits humains" dans ce pays, souligne l'exécutif européen. Le commissaire au Commerce, Phil Hogan, souligne que l'UE est au côté du Cambodge "dans les circonstances difficiles dues à la pandémie de coronavirus". "Néanmoins, notre soutien ne diminue pas la nécessité urgente pour le Cambodge de respecter les droits humains et ceux du travail (...). Je reste prêt à poursuivre notre engagement et à restaurer un accès entièrement libre au marché européen" pour les produits de ce pays, "à condition d'améliorations substantielles" sur cette question, écrit le commissaire, cité dans le communiqué. Ce retrait partiel touche environ 20% des exportations de Phnom Penh dans l'UE. En février, Bruxelles avait rappelé la nécessité "de rouvrir l'espace politique dans le pays, de créer les conditions nécessaires au rétablissement d'une opposition crédible et de lancer un processus démocratique de réconciliation nationale". Depuis six mois, "le gouvernement cambodgien aurait pu à tout moment prendre les mesures pour remplir les conditions" lui permettant de conserver le régime préférentiel. Un important leader syndical a été arrêté pour "provocation" début août. Depuis les élections législatives de juillet 2018, auxquelles le parti du Premier ministre Hun Sen a remporté tous les sièges au Parlement sans rencontrer d'opposition crédible, les autorités ont intensifié les arrestations de membres de l'opposition, selon cette dernière et les organisations de défense des droits humains. Si le gouvernement faisait "des progrès significatifs en particulier dans le domaine des droits politiques et civiques, la Commission pourrait revoir sa décision", souligne le communiqué. En février, Hun Sen avait prévenu qu'il ne céderait pas aux pressions de l'UE, annonçant que son pays "ne s'inclinera(it) pas devant n'importe qui". Le secteur du textile emploie plus de 700.000 personnes au Cambodge. L'UE est le premier partenaire commercial de ce pays asiatique, qui écoule dans l'Union 45% de ses exportations, pour 5,4 milliards d'euros.