Le consortium de journalistes d'investigation ICIJ a collecté des informations, issues de cinq fuites de données précédentes, sur plus de 11.000 sociétés boites aux lettres et autres constructions écrans liées à la Russie. Avec les Pandora Papers seulement, soit une fuite de près de 12 millions de documents relayée en octobre dernier et faisant état de fraude et évasion fiscales, on apprend l'existence de près de 3.700 sociétés dans des paradis fiscaux, cachant plus de 4.400 Russes. Cela représente 14% de toutes les entreprises qui apparaissent dans les Pandora Papers. Aucun autre pays ne compte autant de personnes citées dans ces documents.

Cet énorme entrelacs de constructions écrans rend extrêmement difficile pour les banques, les entreprises occidentales et les autorités de cartographier la fortune complète des centaines de Russes visés par les sanctions. Dans les Pandora Papers, le consortium ICIJ a découvert 163 structures, principalement dans les îles Vierges britanniques et Chypre, derrière lesquelles se cachent des politiciens russes - parlementaires et (ex-)ministres notamment. Plus de 45 oligarques russes apparaissent dans les Pandora Papers, dont au moins 12 sont visés par les récentes sanctions.

L'un d'eux est le milliardaire Suleiman Kerimov, considéré comme un proche confident du président russe Vladimir Poutine. Il est connu en Belgique pour avoir investi dans Fortis en 2008, lorsque le groupe financier était à la recherche d'argent frais pour la reprise d'ABN AMRO.

Le Russe le plus riche, Aleksej Mordashov, utilise aussi ces constructions écrans pour échapper aux sanctions, alors qu'il se trouve sur la liste de l'UE depuis le 28 février.

L'oligarque né en Ukraine Mikhail Fridman aurait également une vingtaine de sociétés boites aux lettres dans les îles Vierges britanniques et à Chypre, selon les Pandora Papers.

L'ICIJ point encore sept autres hauts dirigeants des cinq plus grosses banques russes (berbank, Alfa Bank, VTB, Gazprombank et VEB), dont l'ancien ministre de l'Économie russe Herman Gref, qui contournent les sanctions grâce aux sociétés écrans et aux membres de leur famille qui servent d'hommes de paille.

Le consortium de journalistes d'investigation ICIJ a collecté des informations, issues de cinq fuites de données précédentes, sur plus de 11.000 sociétés boites aux lettres et autres constructions écrans liées à la Russie. Avec les Pandora Papers seulement, soit une fuite de près de 12 millions de documents relayée en octobre dernier et faisant état de fraude et évasion fiscales, on apprend l'existence de près de 3.700 sociétés dans des paradis fiscaux, cachant plus de 4.400 Russes. Cela représente 14% de toutes les entreprises qui apparaissent dans les Pandora Papers. Aucun autre pays ne compte autant de personnes citées dans ces documents. Cet énorme entrelacs de constructions écrans rend extrêmement difficile pour les banques, les entreprises occidentales et les autorités de cartographier la fortune complète des centaines de Russes visés par les sanctions. Dans les Pandora Papers, le consortium ICIJ a découvert 163 structures, principalement dans les îles Vierges britanniques et Chypre, derrière lesquelles se cachent des politiciens russes - parlementaires et (ex-)ministres notamment. Plus de 45 oligarques russes apparaissent dans les Pandora Papers, dont au moins 12 sont visés par les récentes sanctions. L'un d'eux est le milliardaire Suleiman Kerimov, considéré comme un proche confident du président russe Vladimir Poutine. Il est connu en Belgique pour avoir investi dans Fortis en 2008, lorsque le groupe financier était à la recherche d'argent frais pour la reprise d'ABN AMRO. Le Russe le plus riche, Aleksej Mordashov, utilise aussi ces constructions écrans pour échapper aux sanctions, alors qu'il se trouve sur la liste de l'UE depuis le 28 février. L'oligarque né en Ukraine Mikhail Fridman aurait également une vingtaine de sociétés boites aux lettres dans les îles Vierges britanniques et à Chypre, selon les Pandora Papers. L'ICIJ point encore sept autres hauts dirigeants des cinq plus grosses banques russes (berbank, Alfa Bank, VTB, Gazprombank et VEB), dont l'ancien ministre de l'Économie russe Herman Gref, qui contournent les sanctions grâce aux sociétés écrans et aux membres de leur famille qui servent d'hommes de paille.