Cette multiplication ne suit plus l'esprit de la législation européenne, et met surtout en danger la concurrence équitable au sein de l'Union, alertent les représentants des travailleurs dans une lettre adressée aux ministres du Transport des 27.

"Nos entreprises ne peuvent plus concourir sur des bases équitables, c'est devenu impossible", observe mardi Roberto Parrillo, responsable transport et logistique à la CSC Transcom et président du secteur "transport routier" à l'ETF.

Dans son viseur: la multiplication au fil des ans des attestations octroyées surtout par deux pays européens, la Pologne et la Lituanie, pour que des chauffeurs non-européens puissent opérer pour leurs sociétés de transport routier. Des attestations initialement conçues pour pallier un manque de chauffeurs poids lourds, mais qui sont devenues selon la fédération européenne ETF un moyen privilégié de faire travailler partout en Europe des chauffeurs "esclaves", à moindre coût et souvent sans respecter les règles européennes et nationales relatives au repos, au retour à la base, aux salaires, etc.

Selon la fédération européenne, qui reprend des données d'Eurostat, le nombre d'attestations en circulation dans l'UE est passé d'un peu plus de 44.000 en 2012 à plus de 277.000 en 2021. Dont plus de 132.000 octroyées par les autorités polonaises et près de 82.000 par celles de Lituanie. "Ces centaines de milliers de conducteurs de pays tiers ne travaillent ni en Pologne, ni en Lituanie. Ils sont les nouveaux esclaves européens", peut-on lire dans le courrier daté de lundi et adressé aux ministres des Transports. On les retrouve entre autres sur les routes belges, travaillant dans des conditions parfois dangereuses et très souvent illégales. On retrouve parmi eux des Ukrainiens, des Géorgiens,..., souvent payés au noir et à la journée, illustre le responsable de la CSC Transcom.

Le problème, pointe Roberto Parrillo, se situe au niveau des Etats qui autorisent sans vergogne ce dumping social, et dans un manque flagrant de contrôles. La commissaire européenne au Transport, la Roumaine Adina Valean, n'est pas épargnée. "Il y a eu des interventions des ministres des transports, mais la commissaire est une ultra libérale qui donne toujours comme réponse qu'il manque des chauffeurs et que tous sont les bienvenus", regrette Roberto Parrillo.

Cette multiplication ne suit plus l'esprit de la législation européenne, et met surtout en danger la concurrence équitable au sein de l'Union, alertent les représentants des travailleurs dans une lettre adressée aux ministres du Transport des 27."Nos entreprises ne peuvent plus concourir sur des bases équitables, c'est devenu impossible", observe mardi Roberto Parrillo, responsable transport et logistique à la CSC Transcom et président du secteur "transport routier" à l'ETF. Dans son viseur: la multiplication au fil des ans des attestations octroyées surtout par deux pays européens, la Pologne et la Lituanie, pour que des chauffeurs non-européens puissent opérer pour leurs sociétés de transport routier. Des attestations initialement conçues pour pallier un manque de chauffeurs poids lourds, mais qui sont devenues selon la fédération européenne ETF un moyen privilégié de faire travailler partout en Europe des chauffeurs "esclaves", à moindre coût et souvent sans respecter les règles européennes et nationales relatives au repos, au retour à la base, aux salaires, etc. Selon la fédération européenne, qui reprend des données d'Eurostat, le nombre d'attestations en circulation dans l'UE est passé d'un peu plus de 44.000 en 2012 à plus de 277.000 en 2021. Dont plus de 132.000 octroyées par les autorités polonaises et près de 82.000 par celles de Lituanie. "Ces centaines de milliers de conducteurs de pays tiers ne travaillent ni en Pologne, ni en Lituanie. Ils sont les nouveaux esclaves européens", peut-on lire dans le courrier daté de lundi et adressé aux ministres des Transports. On les retrouve entre autres sur les routes belges, travaillant dans des conditions parfois dangereuses et très souvent illégales. On retrouve parmi eux des Ukrainiens, des Géorgiens,..., souvent payés au noir et à la journée, illustre le responsable de la CSC Transcom. Le problème, pointe Roberto Parrillo, se situe au niveau des Etats qui autorisent sans vergogne ce dumping social, et dans un manque flagrant de contrôles. La commissaire européenne au Transport, la Roumaine Adina Valean, n'est pas épargnée. "Il y a eu des interventions des ministres des transports, mais la commissaire est une ultra libérale qui donne toujours comme réponse qu'il manque des chauffeurs et que tous sont les bienvenus", regrette Roberto Parrillo.