Par rapport à la situation d'avant-épidémie, Sodexo estime avoir perdu quelque 3.000 repas, ce qui correspond à environ une dizaine d'écoles. Chez Delimeal, fournisseur de repas surgelés, on annonce que cinq établissements scolaires ont arrêté leur collaboration. Pour beaucoup d'écoles en effet, la crise a servi de révélateur du coût réel, tant en argent qu'en personnel, de l'organisation de repas à midi. Récupérer ne fût-ce qu'une partie de ces coûts auprès des parents n'étant guère envisageable, elles sont de plus en plus nombreuses à renoncer à ce type de service.

Pareille tendance existait déjà avant la pandémie, mais d'une ampleur moindre. L'Institut flamand pour une vie saine (Gezond Leven) estime à respectivement 56% et 52% le nombre d'établissements primaires et secondaires offrant des repas chauds aux enfants. Les nouveaux pourcentages se situeront nettement plus bas, déplore Jolien Platen, collaboratrice attachée au département "alimentation saine" qui aimerait voir chaque établissement organiser un repas quotidien.

Comme elle le rappelle, pour les enfants issus de milieux fragilisés, ces repas chauds pris à l'école sont aussi nécessaires qu'indispensables. "Il est difficile de se concentrer le ventre vide. Au fil du temps, les prestations scolaires s'en ressentiront", déplore Wim Van Lancker, professeur en science sociales à la KU Leuven et expert en pauvreté, qui aimerait voir le repas chaud quotidien à l'école devenir la règle, à l'image de ce qui se pratique depuis des années déjà dans les pays scandinaves.

Ministre de l'Enseignement, Ben Weyts reconnaît que pour nombre d'enfants, le repas chaud pris à l'école constitue le seul vrai repas de la journée. Mais il n'entend pas imposer pareille contrainte aux écoles. Leur tâche première, insiste-t-il, est d'enseigner.

Par rapport à la situation d'avant-épidémie, Sodexo estime avoir perdu quelque 3.000 repas, ce qui correspond à environ une dizaine d'écoles. Chez Delimeal, fournisseur de repas surgelés, on annonce que cinq établissements scolaires ont arrêté leur collaboration. Pour beaucoup d'écoles en effet, la crise a servi de révélateur du coût réel, tant en argent qu'en personnel, de l'organisation de repas à midi. Récupérer ne fût-ce qu'une partie de ces coûts auprès des parents n'étant guère envisageable, elles sont de plus en plus nombreuses à renoncer à ce type de service.Pareille tendance existait déjà avant la pandémie, mais d'une ampleur moindre. L'Institut flamand pour une vie saine (Gezond Leven) estime à respectivement 56% et 52% le nombre d'établissements primaires et secondaires offrant des repas chauds aux enfants. Les nouveaux pourcentages se situeront nettement plus bas, déplore Jolien Platen, collaboratrice attachée au département "alimentation saine" qui aimerait voir chaque établissement organiser un repas quotidien.Comme elle le rappelle, pour les enfants issus de milieux fragilisés, ces repas chauds pris à l'école sont aussi nécessaires qu'indispensables. "Il est difficile de se concentrer le ventre vide. Au fil du temps, les prestations scolaires s'en ressentiront", déplore Wim Van Lancker, professeur en science sociales à la KU Leuven et expert en pauvreté, qui aimerait voir le repas chaud quotidien à l'école devenir la règle, à l'image de ce qui se pratique depuis des années déjà dans les pays scandinaves. Ministre de l'Enseignement, Ben Weyts reconnaît que pour nombre d'enfants, le repas chaud pris à l'école constitue le seul vrai repas de la journée. Mais il n'entend pas imposer pareille contrainte aux écoles. Leur tâche première, insiste-t-il, est d'enseigner.