Bruxelles a abaissé de 1,3 point sa prévision de croissance du Produit intérieur brut (PIB) pour la zone euro en 2022, à 2,7%, et augmenté de 3,5 points sa prévision d'inflation, à 6,1%, par rapport aux derniers chiffres annoncés le 10 février avant le déclenchement de l'offensive russe. Le choc est particulièrement rude. Il s'agit "d'une des plus fortes baisses de prévisions" de la Commission européenne, a souligné le commissaire européen à l'Economie, Paolo Gentiloni, lors d'une conférence de presse.

Ces chiffres sont encore soumis à "une forte incertitude" liée à l'évolution du conflit. "La croissance pourrait être encore plus faible et l'inflation plus élevée". Pour l'instant, la croissance sur l'ensemble de l'année "n'est pas attendue en territoire négatif". Mais "c'est une possibilité" si la Russie arrête brutalement ses livraisons de gaz russe vers l'Europe, a-t-il mis en garde. Dans l'ensemble de l'Union européenne, la prévision de croissance de cette année est également abaissée à 2,7% et l'inflation est attendue encore plus haut que dans les 19 pays partageant la monnaie unique, à 6,8%.

Pour 2023, Bruxelles table sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 2,3% dans la zone euro comme dans l'UE et estime que l'inflation retombera à respectivement 2,7% et 3,2%.

La guerre en Ukraine a renforcé les vents contraires qui existaient avant le début du conflit, mais qui auraient dû se dissiper au cours de l'année. Il s'agit en particulier des hausses de tarifs des matières premières qui, au-delà de l'énergie, se propagent aux prix de l'alimentation et de certains produits industriels et services. Le conflit a également accru les problèmes des chaînes d'approvisionnement et augmenté l'incertitude tant pour les entreprises que pour les ménages.

- Chômage au plus bas -

L'inflation dans la zone euro bat un nouveau record tous les mois depuis novembre, réduisant le pouvoir d'achat des ménages. Elle a atteint 7,5% sur un an en avril. Son "pic" est attendu au cours du deuxième trimestre et elle devrait ensuite "très graduellement diminuer" sur le reste de l'année, puis plus nettement l'an prochain, selon M. Gentiloni. Il a toutefois reconnu que de possibles hausses de salaires pourraient continuer d'alimenter la hausse des prix à la consommation, d'autant que le marché du travail reste solide. Le taux de chômage est au plus bas en Europe et Bruxelles prévoit qu'il baisse encore à 6,7% cette année et 6,5% en 2023 dans l'UE.

L'économie connaît une évolution en dents de scie depuis deux ans. Après avoir été frappée en 2020 par les effets de la pandémie de Covid, l'activité a fortement rebondi à partir du printemps 2021. Résultat, une croissance record de 5,4% enregistrée l'an dernier dans la zone euro, après une récession historique (PIB en repli de 6,4%) l'année précédente.

En 2022, la France (+3,1%) devrait faire deux fois mieux que l'Allemagne (+1,6%), pénalisée à la fois par sa dépendance aux énergies fossiles russes et le poids de son industrie, notamment automobile, plus affectée par les ruptures d'approvisionnement. L'an passé déjà, le PIB français avait progressé de 7% contre 2,9% pour celui de l'Allemagne.

La Commission européenne prévoit globalement une amélioration des comptes publics. En 2020, les plans d'aide massifs à l'économie avaient propulsé le déficit à 7,1% du PIB dans la zone euro. Bruxelles table sur 3,7% cette année et 2,5% en 2023. La dette publique devrait parallèlement refluer à 94,7% du PIB cette année pour les pays partageant la monnaie unique, puis 92,7% l'an prochain. Elle avait atteint un niveau record à 99,2% du PIB en 2020 avant de revenir à 97,4% l'an dernier. Mais les fortes divergences entre sud et nord de l'Europe restent préoccupantes.

La Commission doit annoncer la semaine prochaine si elle prolonge la suspension de ses règles budgétaires en 2023 à cause de la guerre. Le pacte de stabilité, qui limite les déficits publics à 3% et la dette à 60% du PIB, avait été suspendu jusqu'à fin 2022 à cause de la pandémie.

Bruxelles a abaissé de 1,3 point sa prévision de croissance du Produit intérieur brut (PIB) pour la zone euro en 2022, à 2,7%, et augmenté de 3,5 points sa prévision d'inflation, à 6,1%, par rapport aux derniers chiffres annoncés le 10 février avant le déclenchement de l'offensive russe. Le choc est particulièrement rude. Il s'agit "d'une des plus fortes baisses de prévisions" de la Commission européenne, a souligné le commissaire européen à l'Economie, Paolo Gentiloni, lors d'une conférence de presse.Ces chiffres sont encore soumis à "une forte incertitude" liée à l'évolution du conflit. "La croissance pourrait être encore plus faible et l'inflation plus élevée". Pour l'instant, la croissance sur l'ensemble de l'année "n'est pas attendue en territoire négatif". Mais "c'est une possibilité" si la Russie arrête brutalement ses livraisons de gaz russe vers l'Europe, a-t-il mis en garde. Dans l'ensemble de l'Union européenne, la prévision de croissance de cette année est également abaissée à 2,7% et l'inflation est attendue encore plus haut que dans les 19 pays partageant la monnaie unique, à 6,8%.Pour 2023, Bruxelles table sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 2,3% dans la zone euro comme dans l'UE et estime que l'inflation retombera à respectivement 2,7% et 3,2%.La guerre en Ukraine a renforcé les vents contraires qui existaient avant le début du conflit, mais qui auraient dû se dissiper au cours de l'année. Il s'agit en particulier des hausses de tarifs des matières premières qui, au-delà de l'énergie, se propagent aux prix de l'alimentation et de certains produits industriels et services. Le conflit a également accru les problèmes des chaînes d'approvisionnement et augmenté l'incertitude tant pour les entreprises que pour les ménages.- Chômage au plus bas -L'inflation dans la zone euro bat un nouveau record tous les mois depuis novembre, réduisant le pouvoir d'achat des ménages. Elle a atteint 7,5% sur un an en avril. Son "pic" est attendu au cours du deuxième trimestre et elle devrait ensuite "très graduellement diminuer" sur le reste de l'année, puis plus nettement l'an prochain, selon M. Gentiloni. Il a toutefois reconnu que de possibles hausses de salaires pourraient continuer d'alimenter la hausse des prix à la consommation, d'autant que le marché du travail reste solide. Le taux de chômage est au plus bas en Europe et Bruxelles prévoit qu'il baisse encore à 6,7% cette année et 6,5% en 2023 dans l'UE.L'économie connaît une évolution en dents de scie depuis deux ans. Après avoir été frappée en 2020 par les effets de la pandémie de Covid, l'activité a fortement rebondi à partir du printemps 2021. Résultat, une croissance record de 5,4% enregistrée l'an dernier dans la zone euro, après une récession historique (PIB en repli de 6,4%) l'année précédente.En 2022, la France (+3,1%) devrait faire deux fois mieux que l'Allemagne (+1,6%), pénalisée à la fois par sa dépendance aux énergies fossiles russes et le poids de son industrie, notamment automobile, plus affectée par les ruptures d'approvisionnement. L'an passé déjà, le PIB français avait progressé de 7% contre 2,9% pour celui de l'Allemagne.La Commission européenne prévoit globalement une amélioration des comptes publics. En 2020, les plans d'aide massifs à l'économie avaient propulsé le déficit à 7,1% du PIB dans la zone euro. Bruxelles table sur 3,7% cette année et 2,5% en 2023. La dette publique devrait parallèlement refluer à 94,7% du PIB cette année pour les pays partageant la monnaie unique, puis 92,7% l'an prochain. Elle avait atteint un niveau record à 99,2% du PIB en 2020 avant de revenir à 97,4% l'an dernier. Mais les fortes divergences entre sud et nord de l'Europe restent préoccupantes.La Commission doit annoncer la semaine prochaine si elle prolonge la suspension de ses règles budgétaires en 2023 à cause de la guerre. Le pacte de stabilité, qui limite les déficits publics à 3% et la dette à 60% du PIB, avait été suspendu jusqu'à fin 2022 à cause de la pandémie.