A un moment donné, cet homme politique a demandé à l'assemblée pourquoi la parole des politiques était à ce point discréditée auprès des journalistes ? Lui ne comprenait pas ce changement d'attitude à l'égard de sa confrérie. Je n'ai pas répondu en public tellement la réponse me semblait évidente. La parole des politiques est discréditée parce qu'elle ne vaut plus grand-chose.

En réalité, les politiques n'ont plus de pouvoir. Les taux d'intérêt ? Ils ne peuvent pas les fixer, c'est la banque centrale européenne qui le fait à leur place. Le budget du gouvernement ? Ils peuvent l'établir, mais c'est la Commission européenne qui le validera ou pas. La politique sanitaire ? Quand il s'agit d'une épidémie comme nous l'avons connu avec le covid, la vraie solution de fond est au niveau européen. Les politiques n'ont donc rien à dire ou presque. La politique énergétique ? Là encore, elle se fait au niveau européen.

L'actualité récente a encore montré que même baisser les impôts, c'est impossible pour un gouvernement - la nouvelle première ministre de Grande-Bretagne vient d'ailleurs d'en faire les frais. Elle a proposé un plan d'aide aux plus démunis pour qu'ils puissent régler leur facture énergétique, mais en même temps elle a voulu faire baisser les impôts, notamment des personnes les plus riches. Ni une ni deux, la livre sterling a tellement chuté qu'elle est presque arrivée à parité avec le dollar. Quant aux taux d'intérêt, ils sont montés tellement en flèche (au-delà de 4.55%) que la banque centrale britannique a dû intervenir pour éviter de mettre en danger des fonds de pension. En d'autres mots, la nouvelle première ministre britannique a été humiliée. Je dis bien humiliés, car dimanche dernier elle affirmait encore publiquement qu'elle ne ferait pas volte-face suite à la pression des marchés financiers. Ce lundi, elle a dû malgré tout renoncer à cette baisse des impôts des plus riches.

En fait, c'est une sacrée leçon pour ceux qui critiquent les marchés financiers. Les marchés sont apolitiques, ils ne sont ni de gauche ni de droite. Ils ont juste remarqué qu'un pays endetté n'a rien trouvé de mieux que d'augmenter ses dépenses sociales tout en voulant diminuer ses impôts. Ca c'est un cocktail explosif. Les marchés financiers ont montré en quelques minutes qu'ils sont plus forts que le chef de gouvernement britannique. Liz Truss qui a voulu se présenter comme la nouvelle Margaret Thatcher vient de montrer au monde entier qu'elle n'en a pas les épaules. La preuve, lorsqu'elle a fait volte-face, elle a osé dire que cette idée de baisser les impôts au pire moment n'était pas son idée, mais celle de son ministre des Finances. Bonjour le courage politique, "c'est pas moi, Monsieur, c'est lui".

Voilà un exemple de plus qui montre pourquoi la parole des politiques est démonétisée. Un site satirique a proposé que pour punir Poutine de son invasion ukrainienne, on devrait mettre Liz Truss à la tête de l'économie russe. Ce serait plus efficace pour la détruire que les sanctions européennes actuelles !

A un moment donné, cet homme politique a demandé à l'assemblée pourquoi la parole des politiques était à ce point discréditée auprès des journalistes ? Lui ne comprenait pas ce changement d'attitude à l'égard de sa confrérie. Je n'ai pas répondu en public tellement la réponse me semblait évidente. La parole des politiques est discréditée parce qu'elle ne vaut plus grand-chose.En réalité, les politiques n'ont plus de pouvoir. Les taux d'intérêt ? Ils ne peuvent pas les fixer, c'est la banque centrale européenne qui le fait à leur place. Le budget du gouvernement ? Ils peuvent l'établir, mais c'est la Commission européenne qui le validera ou pas. La politique sanitaire ? Quand il s'agit d'une épidémie comme nous l'avons connu avec le covid, la vraie solution de fond est au niveau européen. Les politiques n'ont donc rien à dire ou presque. La politique énergétique ? Là encore, elle se fait au niveau européen. L'actualité récente a encore montré que même baisser les impôts, c'est impossible pour un gouvernement - la nouvelle première ministre de Grande-Bretagne vient d'ailleurs d'en faire les frais. Elle a proposé un plan d'aide aux plus démunis pour qu'ils puissent régler leur facture énergétique, mais en même temps elle a voulu faire baisser les impôts, notamment des personnes les plus riches. Ni une ni deux, la livre sterling a tellement chuté qu'elle est presque arrivée à parité avec le dollar. Quant aux taux d'intérêt, ils sont montés tellement en flèche (au-delà de 4.55%) que la banque centrale britannique a dû intervenir pour éviter de mettre en danger des fonds de pension. En d'autres mots, la nouvelle première ministre britannique a été humiliée. Je dis bien humiliés, car dimanche dernier elle affirmait encore publiquement qu'elle ne ferait pas volte-face suite à la pression des marchés financiers. Ce lundi, elle a dû malgré tout renoncer à cette baisse des impôts des plus riches.En fait, c'est une sacrée leçon pour ceux qui critiquent les marchés financiers. Les marchés sont apolitiques, ils ne sont ni de gauche ni de droite. Ils ont juste remarqué qu'un pays endetté n'a rien trouvé de mieux que d'augmenter ses dépenses sociales tout en voulant diminuer ses impôts. Ca c'est un cocktail explosif. Les marchés financiers ont montré en quelques minutes qu'ils sont plus forts que le chef de gouvernement britannique. Liz Truss qui a voulu se présenter comme la nouvelle Margaret Thatcher vient de montrer au monde entier qu'elle n'en a pas les épaules. La preuve, lorsqu'elle a fait volte-face, elle a osé dire que cette idée de baisser les impôts au pire moment n'était pas son idée, mais celle de son ministre des Finances. Bonjour le courage politique, "c'est pas moi, Monsieur, c'est lui".Voilà un exemple de plus qui montre pourquoi la parole des politiques est démonétisée. Un site satirique a proposé que pour punir Poutine de son invasion ukrainienne, on devrait mettre Liz Truss à la tête de l'économie russe. Ce serait plus efficace pour la détruire que les sanctions européennes actuelles !