Dans le même temps, les finances publiques ont enregistré un déficit de 9,3% du PIB en 2020. Avec la reprise de l'activité économique et l'extinction des mesures liées à la crise sanitaire, le déficit recule à 5% du PIB en 2022 et 2023. Il retrouve une tendance légèrement haussière les années suivantes, pour atteindre 5,6% du PIB en 2026 (32 milliards d'euros).

Il y a un changement d'échelle dans ces déficits par rapport à ceux des dernières années qui ont précédé la crise de la Covid (qui étaient de l'ordre de 1 à 2% du PIB), pointe Michel Saintrain, économiste au Bureau du plan. Cette variation s'explique notamment par "l'orientation plus expansionniste adoptée par la politique budgétaire en vue de favoriser la reprise économique et de consolider structurellement certains dispositifs sociaux".

Si les recettes resteront stables ces prochaines années, les dépenses vont légèrement reculer par rapport aux hauts niveaux observés en 2020, mais sans vraiment retrouver leur niveau d'avant-crise. "Il y a comme un effet cliquet sur les dépenses après la crise", relève M. Saintrain, comme cela avait déjà été le cas dans la foulée de la crise financière de 2008. Ce n'est qu'après 5 ou 6 ans que les dépenses avaient reflué alors.

La dette publique a augmenté de 16 points de pour cent du PIB en 2020. Stable en 2021 et 2022 (à environ 114% du PIB), elle repart à la hausse à partir de 2023, et pourrait culminer à 123,4% en 2026, selon les projections du Bureau du plan.

Dans le même temps, les finances publiques ont enregistré un déficit de 9,3% du PIB en 2020. Avec la reprise de l'activité économique et l'extinction des mesures liées à la crise sanitaire, le déficit recule à 5% du PIB en 2022 et 2023. Il retrouve une tendance légèrement haussière les années suivantes, pour atteindre 5,6% du PIB en 2026 (32 milliards d'euros). Il y a un changement d'échelle dans ces déficits par rapport à ceux des dernières années qui ont précédé la crise de la Covid (qui étaient de l'ordre de 1 à 2% du PIB), pointe Michel Saintrain, économiste au Bureau du plan. Cette variation s'explique notamment par "l'orientation plus expansionniste adoptée par la politique budgétaire en vue de favoriser la reprise économique et de consolider structurellement certains dispositifs sociaux". Si les recettes resteront stables ces prochaines années, les dépenses vont légèrement reculer par rapport aux hauts niveaux observés en 2020, mais sans vraiment retrouver leur niveau d'avant-crise. "Il y a comme un effet cliquet sur les dépenses après la crise", relève M. Saintrain, comme cela avait déjà été le cas dans la foulée de la crise financière de 2008. Ce n'est qu'après 5 ou 6 ans que les dépenses avaient reflué alors. La dette publique a augmenté de 16 points de pour cent du PIB en 2020. Stable en 2021 et 2022 (à environ 114% du PIB), elle repart à la hausse à partir de 2023, et pourrait culminer à 123,4% en 2026, selon les projections du Bureau du plan.