Mais Joe Biden espère assurer la prospérité à long terme des États-Unis en faisant adopter au Congrès deux vastes plans d'investissements qui s'étaleraient sur une décennie.

Le produit intérieur brut (PIB) a progressé, entre juillet et septembre, de 2% en rythme annualisé, qui compare au trimestre précédent puis projette l'évolution sur l'année entière à ce rythme. C'est trois fois moins qu'au deuxième trimestre, qui avait connu un bond de 6,7%.

Par rapport au troisième trimestre 2020, la croissance est de 4,9%, identique à celle de la Chine, qui a fortement ralenti. Et si l'on compare simplement au deuxième trimestre, comme font les pays de la zone euro, la croissance n'est alors que de 0,5%.

"Une résurgence de cas de Covid-19 a entraîné de nouvelles restrictions et des retards dans la réouverture d'établissements dans certaines régions du pays", détaille le département du Commerce dans son communiqué publié jeudi.

L'économie américaine avait pourtant rebondi entre avril et juin, retrouvant même sa taille d'avant la pandémie, stimulée par la vaccination et l'épargne des ménages accumulée pendant le confinement.

Mais, si les Américains ont profité au début de l'été de la saison estivale pour voyager de nouveau à l'étranger, ils ont en revanche dépensé moins en voitures et pièces automobiles.

- Jouets en retard à Noël -

C'est même "le principal problème", selon l'économiste Joel Naroff, qui souligne que "la demande est là, mais pas l'offre".

Les usines automobile en effet, tournent au ralenti, à cause de la pénurie de semi-conducteurs, le secteur, comme beaucoup d'autres, souffrant depuis des mois des difficultés mondiales d'approvisionnement.

Ces perturbations ont été aggravées à partir de fin juillet quand le Delta, très contagieux, s'est propagé dans le pays, ralentissant l'activité. Les consommateurs ont alors délaissé restaurants, avions et hôtels, entre autres.

Cela a aussi éloigné d'un retour à l'emploi de nombreuses personnes, craignant pour leur santé, alors même que le pays faisait déjà face à une importante pénurie de main d'oeuvre.

Certains restaurants ont ainsi dû réduire leurs horaires d'ouverture et alors que les livraisons sont encore retardées par de chauffeurs, les jouets de Noël risquent de ne pas tous arriver en temps et en heure sur les rayonnages des magasins.

Ces difficultés, conjuguées à la forte demande de la part des consommateurs américains, font flamber les prix.

- "Plan historique" -

Bonne nouvelle cependant, si le niveau d'inflation est resté très élevé au troisième trimestre, il a ralenti, s'établissant à 5,3% en rythme annualisé, contre 6,5% au deuxième trimestre, a également indiqué jeudi le département du Commerce.

En excluant les prix volatils de l'alimentation et de l'énergie, l'inflation dite sous-jacente est également moins forte, à 4,5%, contre 6,1% entre avril et juin.

L'administration Biden estime que l'inflation va se modérer "d'ici la moitié ou la fin de l'année prochaine".

Et pour assurer croissance et emplois à long terme, Joe Biden a annoncé jeudi avoir présenté au Congrès un "plan historique" portant sur des milliards de dollars de dépenses pour des mesures sociales et environnementales.

Il n'a toutefois pas fait état d'un accord formel, pour ces investissements dont l'enveloppe a été réduite de moitié par rapport aux ambitions initiales, à 1.750 milliards de dollars. Pour pouvoir adopter le plan sans voix républicaines, il doit en effet s'assurer le soutien de tous les démocrates du Sénat, sans exception.

Les républicains, de leur côté, accusent la politique économique de Joe Biden d'alimenter l'inflation et craignent que de nouvelles dépenses ne contribuent à faire encore flamber les prix.

Outre les dépenses sociales et environnementales, le Congrès doit aussi valider un second plan de quelque 1.000 milliards de dollars destiné à moderniser les infrastructures du pays.

Mais Joe Biden espère assurer la prospérité à long terme des États-Unis en faisant adopter au Congrès deux vastes plans d'investissements qui s'étaleraient sur une décennie.Le produit intérieur brut (PIB) a progressé, entre juillet et septembre, de 2% en rythme annualisé, qui compare au trimestre précédent puis projette l'évolution sur l'année entière à ce rythme. C'est trois fois moins qu'au deuxième trimestre, qui avait connu un bond de 6,7%.Par rapport au troisième trimestre 2020, la croissance est de 4,9%, identique à celle de la Chine, qui a fortement ralenti. Et si l'on compare simplement au deuxième trimestre, comme font les pays de la zone euro, la croissance n'est alors que de 0,5%."Une résurgence de cas de Covid-19 a entraîné de nouvelles restrictions et des retards dans la réouverture d'établissements dans certaines régions du pays", détaille le département du Commerce dans son communiqué publié jeudi.L'économie américaine avait pourtant rebondi entre avril et juin, retrouvant même sa taille d'avant la pandémie, stimulée par la vaccination et l'épargne des ménages accumulée pendant le confinement.Mais, si les Américains ont profité au début de l'été de la saison estivale pour voyager de nouveau à l'étranger, ils ont en revanche dépensé moins en voitures et pièces automobiles.- Jouets en retard à Noël -C'est même "le principal problème", selon l'économiste Joel Naroff, qui souligne que "la demande est là, mais pas l'offre".Les usines automobile en effet, tournent au ralenti, à cause de la pénurie de semi-conducteurs, le secteur, comme beaucoup d'autres, souffrant depuis des mois des difficultés mondiales d'approvisionnement.Ces perturbations ont été aggravées à partir de fin juillet quand le Delta, très contagieux, s'est propagé dans le pays, ralentissant l'activité. Les consommateurs ont alors délaissé restaurants, avions et hôtels, entre autres. Cela a aussi éloigné d'un retour à l'emploi de nombreuses personnes, craignant pour leur santé, alors même que le pays faisait déjà face à une importante pénurie de main d'oeuvre.Certains restaurants ont ainsi dû réduire leurs horaires d'ouverture et alors que les livraisons sont encore retardées par de chauffeurs, les jouets de Noël risquent de ne pas tous arriver en temps et en heure sur les rayonnages des magasins.Ces difficultés, conjuguées à la forte demande de la part des consommateurs américains, font flamber les prix.- "Plan historique" -Bonne nouvelle cependant, si le niveau d'inflation est resté très élevé au troisième trimestre, il a ralenti, s'établissant à 5,3% en rythme annualisé, contre 6,5% au deuxième trimestre, a également indiqué jeudi le département du Commerce. En excluant les prix volatils de l'alimentation et de l'énergie, l'inflation dite sous-jacente est également moins forte, à 4,5%, contre 6,1% entre avril et juin.L'administration Biden estime que l'inflation va se modérer "d'ici la moitié ou la fin de l'année prochaine".Et pour assurer croissance et emplois à long terme, Joe Biden a annoncé jeudi avoir présenté au Congrès un "plan historique" portant sur des milliards de dollars de dépenses pour des mesures sociales et environnementales.Il n'a toutefois pas fait état d'un accord formel, pour ces investissements dont l'enveloppe a été réduite de moitié par rapport aux ambitions initiales, à 1.750 milliards de dollars. Pour pouvoir adopter le plan sans voix républicaines, il doit en effet s'assurer le soutien de tous les démocrates du Sénat, sans exception.Les républicains, de leur côté, accusent la politique économique de Joe Biden d'alimenter l'inflation et craignent que de nouvelles dépenses ne contribuent à faire encore flamber les prix.Outre les dépenses sociales et environnementales, le Congrès doit aussi valider un second plan de quelque 1.000 milliards de dollars destiné à moderniser les infrastructures du pays.