Les discussions autour des salaires entre les partenaires sociaux réunis au sein du Groupe des dix n'avaient enregistré aucune avancée lundi soir, elles ont échoué ce mardi, a-t-on appris auprès du syndicat chrétien flamand (ACV).

Le syndicat chrétien a réuni mardi ses instances nationales et celles-ci ont estimé qu'un accord n'était plus possible. "La concertation interprofessionnelle sur un accord salarial est terminée", a déclaré un porte-parole du syndicat chrétien flamand.

"Nous n'avons pas réussi à nous mettre d'accord sur la norme salariale mais les discussions sur les autres dossiers, comme la question des fins de carrière, ne sont pas rompues", a expliqué Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC. "Nous n'avons pas d'accord clair sur l'évolution des salaires et on n'y arrivera pas", a-t-elle ajouté. Pour le reste des dossiers, "il y a des possibilités".

Opposition à la marge salariale à 0,4%

Dans un communiqué commun, la FGTB, la CSC et la CGSLB rappellent leur opposition à une marge salariale maximale à 0,4%. Celle-ci ne représente que "9 euros bruts maximum/mois dans la plupart des fonctions essentielles", pointe le front commun syndical.

"Si on fait l'impasse sur la négociation sectorielle, comme veut l'imposer le banc patronal, beaucoup de travailleurs et travailleuses seront privés d'une augmentation car la négociation n'existe pas dans leur entreprise. Leur progression salariale sera donc limitée au plafond de maximum 0,4%! Y compris dans des entreprises qui se portent bien et où les salariés ont été au front durant toute la crise", dénoncent les syndicats.

Ils ajoutent que cette marge est "l'application aléatoire de la loi de 1996" relative à la promotion de l'emploi et à la sauvegarde préventive de la compétitivité. "Pour cause de pandémie, la comparaison classique des salaires entre pays voisins était impossible" alors que normalement, la norme salariale est calculée en fonction de l'évolution attendue des coûts salariaux en Allemagne, aux Pays-Bas et en France.

Pierre-Yves Dermagne, ministre de l'Emploi, BELGA PHOTO POOL FREDERIC SIERAKOWSKI
Pierre-Yves Dermagne, ministre de l'Emploi © BELGA PHOTO POOL FREDERIC SIERAKOWSKI

Deadline: le 1er mai

Le gouvernement fédéral avait donné aux partenaires sociaux jusqu'au 1er mai pour trancher la question salariale mais cette date était plutôt "une base pour avancer", selon Mme Ska. Elle ajoute que les discussions entre syndicats et patronat se poursuivent pour conclure à un accord autour de cette date-là. Interrogée sur la suite des événements en cas d'absence d'accord sur la norme salariale, la secrétaire générale de la CSC n'a pas souhaité se prononcer et a dit prendre "les choses une à une".

Le front commun syndical déplore aussi un "blocage total" sur l'augmentation du salaire minimum, "qui est pourtant en décrochage par rapport au salaire médian et au salaire moyen en Belgique", et que le "débat sur des mesures de fins de carrière est reporté alors que l'épuisement des travailleuses et des travailleurs est une réalité". "En l'absence totale de perspectives sur leurs priorités, les syndicats ne peuvent honorer le mandat qui leur a été confié par leur base", concluent-ils, soulignant que si l'AIP "ne bénéficie qu'à une élite d'entreprises, il devient la négation d'un accord de solidarité envers les secteurs et les entreprises les plus faibles".

La semaine dernière, les partenaires sociaux avaient conclu un accord sur la répartition de l'enveloppe bien-être, dont les négociations avaient été scindées de celles portant sur les salaires.

Interrogée sur la suite des événements en cas d'absence d'accord sur la norme salariale, la secrétaire générale de la CSC n'a pas souhaité se prononcer et a dit prendre "les choses une à une".

Le ministre fédéral du Travail, Pierre-Yves Dermagne (PS), garde l'espoir d'un accord entre les partenaires sociaux, a-t-il indiqué mardi en commission de l'Emploi de la Chambre à l'heure où la négociation d'un accord interprofessionnel est dans l'impasse. Il prendra les contacts nécessaires dans les heures et jours à venir pour tenter de débloquer la situation.

Les discussions autour des salaires entre les partenaires sociaux réunis au sein du Groupe des dix n'avaient enregistré aucune avancée lundi soir, elles ont échoué ce mardi, a-t-on appris auprès du syndicat chrétien flamand (ACV). Le syndicat chrétien a réuni mardi ses instances nationales et celles-ci ont estimé qu'un accord n'était plus possible. "La concertation interprofessionnelle sur un accord salarial est terminée", a déclaré un porte-parole du syndicat chrétien flamand."Nous n'avons pas réussi à nous mettre d'accord sur la norme salariale mais les discussions sur les autres dossiers, comme la question des fins de carrière, ne sont pas rompues", a expliqué Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC. "Nous n'avons pas d'accord clair sur l'évolution des salaires et on n'y arrivera pas", a-t-elle ajouté. Pour le reste des dossiers, "il y a des possibilités".Dans un communiqué commun, la FGTB, la CSC et la CGSLB rappellent leur opposition à une marge salariale maximale à 0,4%. Celle-ci ne représente que "9 euros bruts maximum/mois dans la plupart des fonctions essentielles", pointe le front commun syndical."Si on fait l'impasse sur la négociation sectorielle, comme veut l'imposer le banc patronal, beaucoup de travailleurs et travailleuses seront privés d'une augmentation car la négociation n'existe pas dans leur entreprise. Leur progression salariale sera donc limitée au plafond de maximum 0,4%! Y compris dans des entreprises qui se portent bien et où les salariés ont été au front durant toute la crise", dénoncent les syndicats. Ils ajoutent que cette marge est "l'application aléatoire de la loi de 1996" relative à la promotion de l'emploi et à la sauvegarde préventive de la compétitivité. "Pour cause de pandémie, la comparaison classique des salaires entre pays voisins était impossible" alors que normalement, la norme salariale est calculée en fonction de l'évolution attendue des coûts salariaux en Allemagne, aux Pays-Bas et en France. Le gouvernement fédéral avait donné aux partenaires sociaux jusqu'au 1er mai pour trancher la question salariale mais cette date était plutôt "une base pour avancer", selon Mme Ska. Elle ajoute que les discussions entre syndicats et patronat se poursuivent pour conclure à un accord autour de cette date-là. Interrogée sur la suite des événements en cas d'absence d'accord sur la norme salariale, la secrétaire générale de la CSC n'a pas souhaité se prononcer et a dit prendre "les choses une à une". Le front commun syndical déplore aussi un "blocage total" sur l'augmentation du salaire minimum, "qui est pourtant en décrochage par rapport au salaire médian et au salaire moyen en Belgique", et que le "débat sur des mesures de fins de carrière est reporté alors que l'épuisement des travailleuses et des travailleurs est une réalité". "En l'absence totale de perspectives sur leurs priorités, les syndicats ne peuvent honorer le mandat qui leur a été confié par leur base", concluent-ils, soulignant que si l'AIP "ne bénéficie qu'à une élite d'entreprises, il devient la négation d'un accord de solidarité envers les secteurs et les entreprises les plus faibles". La semaine dernière, les partenaires sociaux avaient conclu un accord sur la répartition de l'enveloppe bien-être, dont les négociations avaient été scindées de celles portant sur les salaires. Interrogée sur la suite des événements en cas d'absence d'accord sur la norme salariale, la secrétaire générale de la CSC n'a pas souhaité se prononcer et a dit prendre "les choses une à une". Le ministre fédéral du Travail, Pierre-Yves Dermagne (PS), garde l'espoir d'un accord entre les partenaires sociaux, a-t-il indiqué mardi en commission de l'Emploi de la Chambre à l'heure où la négociation d'un accord interprofessionnel est dans l'impasse. Il prendra les contacts nécessaires dans les heures et jours à venir pour tenter de débloquer la situation.